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En manchette en 2008

L'actualité du CEF en profondeur

19 novembre 2008

Colloque de la recherche sur les ressources renouvelables
Article et photo par Julie Lavoie

Le 3e Colloque de la recherche sur les ressources renouvelables s’est tenu les 30 et 31 octobre au Centre du Lac Pouce à Saguenay. Plus d’une centaine de personnes ont participé aux différentes activités de ce colloque sur « La face humaine de la science ».

Le thème « la face humaine de la science » s’est avéré judicieux et rassembleur, car il a permis aux conférenciers et aux participants, pour une rare fois dans un colloque, de focaliser sur le côté humain des scientifiques. On oublie souvent que la science est faite par des êtres humains qui ont leur propre système de valeurs, comme nous l’a si bien rappelé la présidente d’honneur Mme Nicole Huybens. L’objectivité pure et dure n’existe pas; la réflexion éthique doit accompagner une science rigoureuse pour tenir compte de l’infinie complexité du réel.

Des exemples vécus très pertinents, livrés par les conférenciers, susciteront encore longtemps réflexions et discussions : le scientifique doit-il faire abstraction de ses émotions lors de la prise de décisions ou, au contraire, accepter d’être un acteur de changement social et militer pour des causes? Bref, de belles conférences enrichissantes autant de la part des étudiants que des invités. Il faut également souligner la présence d’affiches et de kiosques intéressants et la tenue d’un Bar des sciences sous le thème du colloque. De plus, pour la première fois l’évènement a été éco-responsable.

Le comité organisateur tient à remercier le Centre d’étude de la Forêt pour sa généreuse contribution au colloque. Il tient aussi à remercier tous les invités, les bénévoles, les partenaires et les participants sans qui ce colloque n’aurait pu être réussi de la sorte.



18 novembre 2008

Biodiversité, Naturalité, Humanité | Aller en France pour parler naturalité… une contradiction ?
Article et photos par Isabelle Witté

Petit rapport du colloque « Biodiversité, Naturalité, Humanité, Pour inspirer la gestion des forêts » qui a eu lieu à Chambéry (Savoie) du 27 au 31 octobre dernier. Parler de naturalité dans un pays anthropisé de toute éternité (en tout cas de mémoire d’homme) est-il bien raisonnable ? Quand on se rend compte que les parcellaires de nos ancêtres Gallo-romains se retrouvent sous les couverts forestiers et peuvent être observée grâce au Lidar (Dupouey, J.-L.) et que les dépôts industriels (phosphore, métaux lourds…) datant de l’ère romaine expliquent encore aujourd’hui la composition spécifique de forêts considérées comme naturelle (de mémoire d’homme) (Dambrine, E.) on peut se demander si la notion de naturalité est encore légitime.

Et pourtant, si on joue de la définition, de l’évolution du langage et des perceptions, peut être que oui. En fait les multiples définitions (1 à 5 par présentation !) proposées pendant le colloque peuvent se ranger dans deux grandes catégories. La naturalité peut être associée à la spontanéité du système, et dans ce cas, il peut intégrer des éléments exogènes et même être d’origine tout à fait anthropique (déprise agricole). Dans ce cas, c’est la fonctionnalité qui prime, tant que le système évolue par lui-même et retrouve un fonctionnement stable en dehors de toute gestion humaine, il est considéré comme naturel. D’un autre point de vue la naturalité peut être intégrée comme un objectif de gestion. Les pratiques s’inspirant des mécanismes naturels et apportant de la complexité au système permettent d’amener de la naturalité (peut être de la complexité ?) au milieu. Dans le cas de systèmes forestiers français il s’agit principalement de contrer l’enrésinement des massifs et de promouvoir l’étagement des peuplements (conclusions personnelles de l’atelier « Pratiquer une gestion productive proche de la naturalité »). De ces deux grands points de vue découlent deux approches de gestion : ne rien faire et laisser la spontanéité faire son œuvre ou intervenir de manière ‘écosystémique’ pour restaurer les systèmes et promouvoir les habitats ‘d’intérêt pour la biodiversité’. Cependant, que ce soit pour laisser le système évoluer seul ou pour le gérer de manière pertinente, la question de l’identification et de la perception de la naturalité se pose.

Différents indicateurs de naturalité ont été proposés pendant le colloque, beaucoup basés sur la fréquence du bois mort et la diversité des micro-habitats. Ces indicateurs correspondent en général à des caractéristiques de peuplements âgés et non gérés et ramène donc la définition de la naturalité à l’âge et au niveau d’intervention. Mais ! Les contributions des sociologues, psychiatres et autres environnementalistes ont tendance à montrer que les utilisateurs de la forêt ne perçoivent pas forcement la naturalité de façon uniforme. Selon les origines sociales des personnes interrogées la forêt naturelle est associée à trois champs lexicaux. La ‘nature-pays’ est associée à l’usage et à l’habitat, il représente une vision pragmatique du milieu naturel, la forêt doit être propre, utile et ordonnée. La ‘nature-paysage’ est plutôt esthétique, la flore et la faune sont intégrés de manière idéalisée, on entre dans la notion de paradis perdu où l’humain n’a pas (plus) sa place ; alors la nature peut même être inquiétante, mystérieuse ou dangereuse. Enfin, l’idée de ‘nature-écosystème’ se rapproche de l’observation scientifique de l’environnement et de son fonctionnement ; on parle alors de mécanismes écologiques et la nature est détachée de tout onirisme (Le Quéau, P.). Pour le publique, la notion de nature évolue en fait selon l’actualité et la rareté des milieux et l’ancienneté ou l’authenticité des forêts n’est pas vraiment prise en compte dans la perception du publique. Le bois mort n’est d’ailleurs pas perçu comme une marque de naturalité pour les visiteurs de forêts naturelles ou aménagées qui remarquent plutôt la présence ou l’absence de traces humaines (chemins, panneaux, aménagements…).

En bref, la naturalité peut représenter à la fois l’âge des peuplements, leur complexité, l’acceptation des modes de gestion par le publique, la représentation de la faune et de la flore, la connectivité spatiale et temporelle des paysage et la ‘beauté’ du milieu… Beaucoup de fonctions différentes pour un seul mot ! A moins que la notion ne soit médiatique, et permette de résumer la qualité de l’environnement et de sa gestion pour le publique. D’un autre coté, ce colloque a amené les gestionnaires forestiers français à aborder ces questions et les implications de leur gestion sur l’ensemble du système et surtout à communiquer avec les autres acteurs du milieu forestier. Pourrait-on voir là le début d’une réflexion holistique et complexe sur la forêt ? En attendant de vous revoir, Joyeux Noël et Bonne Année !! I.W.

L'auteur aimerait remercier le CEF pour l'attribution d'une bourse qui a rendu ce voyage possible.


13 novembre 2008

Sylvie Gauthier, lauréate du prix George Préfontaine 2007-2008

C’est le 12 novembre dernier, dans la cadre du colloque annuel de l’Association des biologistes du Québec (ABQ), que Sylvie Gauthier s’est vue décerner le prix George Préfontaine. Ce prix souligne la contribution d’un(e) biologiste qui, en cours d’année, aurait le plus fait avancer les causes ou les objectifs poursuivis par l’ABQ.

Au cours de la dernière année, Sylvie Gauthier a œuvré dans plusieurs grands projets qui visent à comprendre les régimes de feux et la dynamique de la forêt boréale et à s’inspirer de cette connaissance pour développer des stratégies d’aménagement forestier. Elle s’est particulièrement distinguée par son travail de direction de la rédaction d’un livre publié en mai dernier aux Presses de l’Université du Québec. : Aménagement écoystémique en forêt boréale . On retouve dans cet ouvrage une synthèse des principaux concepts écologiques qui appuient la mise en oeuvre de l'aménagement écosystémique. Le livre est conçu en trois sections et comporte 21 chapitres. La première section présente les fondements écologiques de l’aménagement écosystémique, la seconde présente les principales perturbations qui ont cours en forêt boréale et la dernière offre un coffre à outils pour la mise en oeuvre.





Sylvie est biologiste spécialisée en écologie forestière, diplômée de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) (1983). Elle a obtenue une Maîtrise en écologie forestière (1985) et un doctorat dans la même discipline de l’Université de Montréal en 1992.

Depuis, elle est chercheure scientifique au Services canadien des forêts (Centre de foresterie des Laurentides). Elle demeure très impliqué dans le domaine académique en dirigeant des étudiants de 2e et 3e cycles comme professeure associée au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à la faculté de foresterie de l’Université Laval et au département de sciences appliquées de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Elle est également membre associée du Centre d‘étude de la forêt (CEF) et de la Chaire AFD. Elle est auteure ou co-auteure de plus de 50 articles scientifiques, plusieurs chapitres de livres ainsi que de nombreuses publications dédiées directement aux aménagistes et praticiens de l’aménagement des forêts.

Félicitations à Sylvie pour le travail accompli et l’obtention du prix Georges-Préfontaine. Une reconnaissance pleinement méritée!

Pour de plus amples renseignements au sujet du prix Georges-Préfontaine, consultez le site Web de l’ABQ à l’adresse http://www.abq.qc.ca/ .


10 novembre 2008

Congrès de l’IUFRO ‘Feasibility of Silviculture for Complex Stand Structures’ à Shizuoka, Japon
Article et photos par Henrik Hartmann

Une délégation du Centre d’étude de la forêt a assisté à la conférence de la section Uneven-aged Silviculture de l’IUFRO (International Union of Forest Research Oragizations) à Shizuoka au Japon. Le conférencier invité Yves Bergeron de l’UQAT et de l'UQAM a présenté une synthèse de ses recherches sur l’aménagement inéquien de la forêt boréale aux plus de 100 participants de 23 pays. Également Christian Messier (UQAM), Brian Harvey (UQAT), Suzanne Brais (UQAT), Catherine Malo (UQAM) et Henrik Hartmann (UQAM) se sont rendus au pays de « l’origine du soleil » pour exposer leurs résultats de recherche devant ce public international de chercheurs en sylviculture. Le congrès sous le thème Feasibility of Silviculture for Complex Stand Structures visait à présenter des méthodes de sylviculture de forêts complexes.


Les membres du CEF devant le Mont Fuji

Située à une heure de Tokyo, la ville de Shizuoka (700 000 habitants) est la capitale de la préfecture de Shizuoka qui héberge environs 3,8 million de japonais. La région est connue non seulement pour le symbole du Japon, le Mont Fuji, mais constitue également un centre de la production agricole, surtout du thé vert, et de la pêche. La préfecture de Shizuoka, comme la plupart des régions du Japon, est caractérisée par un relief montagnard recouvert de forêts. Ainsi, lors de la conférence, les participants ont pu assister à une sortie de terrain sur le Mont Fuji et à des visites de plusieurs essais sylvicoles.

De plus, Henrik Hartmann a assisté, après le congrès, à une sortie de terrain de quatre jours qui visait à présenter plusieurs exemples de sylviculture complexe au Japon. Des plantations inéquiennes, de la foresterie communautaire, des forêts naturelles de hêtres et de cyprès ont été visitées lors de ce voyage. Un pont culminant de ces visites a été une présentation de la méthode traditionnelle d’élagage d’arbres. L’élagueur monte sur les arbres à l’aide d’une corde jusqu’à une hauteur de 18m afin d’y enlever manuellement les branches. Voyez la façon SPECTACULAIRE de redescendre de l’arbre (voir vidéo).


Les collègues japonais

Quoique la conférence a démontré plusieurs nouveaux aspects de la silviculture inéquienne, elle ait également soulevé une foule de questions. Les présentations lors de la conférence ainsi que les sorties de terrain ont démontré que, trop souvent, le concept de la complexité est réduit à des structures complexes de la forêt; ce qui nous laisse croire que le concept de complexité demeure encore (trop?) complexe pour les aménagistes forestiers. Néanmoins, les participants ont profité des échanges avec les sylviculteurs d’autres pays au niveau scientifique et social.

L'auteur aimerait remercier le CEF pour l'attribution d'une bourse qui a rendu ce voyage possible.


26 septembre 2008

Présentation à ESA 2008 à Milwaukee, expérience des Giving-up density
Article et photos par James Hodson

Durant la semaine du 3 au 8 août, j’ai eu la chance de participer à la 93e rencontre annuelle: Ecological Society of America  à Milwaukee, Wisconsin. Nous étions 3 étudiants (James Hodson, Ermias Azeria, et Mathieu Bouchard) de l’Université Laval parmi les milliers de participants présents au congrès. Nous avons chacun eu l’opportunité de présenter des éléments de nos projets de recherche qui font partie de la chaire de recherche CSRNG-industrielle en sylviculture et faune. Durant la session qui avait pour thème: « Écosystèmes arctiques, boréales, et antarctique » j’ai présenté quelques résultats de mon premier chapitre de thèse sur l’influence des trouées dans les vielles pessières à mousse sur les comportements d’approvisionnement et de mouvement du lièvre d’Amérique. Je m’intéresse à cette question à cause de la prédominance de vieux peuplements dans les forêts boréales de l’est du Québec, une conséquence des fréquences de feux de forêt qui peuvent dépasser 500 ans dans cette région.


Forêt typique de la Côte Nord

En absence des feux fréquents, les peuplements subissent des perturbations secondaires de plus petite superficie, comme la sénescence naturelle des arbres et les chablis. Ces perturbations créent une dynamique de trouées de différentes tailles et stades de régénération qui mènent à une structure irrégulière des peuplements. Malgré que les trouées fassent partie intégrale des vielles forêts, on connaît peu leur impact sur la répartition de la faune. Le lièvre d’Amérique est un herbivore qui consomme principalement des ramilles d’arbres et d’arbustes feuillus durant la saison hivernale, et qui pourrait profiter de la régénération des feuillus dans les trouées des vieux peuplements. Cependant le lièvre est aussi une espèce clef pour de nombreux prédateurs terrestres et aériens, il dépend du couvert végétal pour minimiser son risque de prédation. Si le lièvre doit quitter le couvert forestier pour s’alimenter dans les trouées il peut faire face à un compromis entre l’accès à la nourriture est un risque de prédation accrue. L’objectif de mon étude est donc de tester si le lièvre perçoit un risque de prédation plus élevé dans les trouées, et si sa perception du risque augmente à mesure qu’il s’éloigne du couvert forestier. Par la suite, nous évaluons si le lièvre a tendance à éviter les trouées et ainsi, biaiser ses mouvements vers le couvert végétal lors de ses déplacements hivernaux.


Vielle pessière en hiver

Durant les hivers 2006/2007 nous avons fait plusieurs expériences d’approvisionnement du lièvre dans des trouées de différentes grandeurs, ainsi que des suivis de pistes pour évaluer les patrons de mouvement du lièvre, dans les vielles pessières de la Côte Nord. Pour mesurer la perception de risque de prédation du lièvre dans les trouées et dans la forêt adjacente aux trouées nous avons installés des virées de branches de pin gris (une nourriture préférée par les lièvres) de taille standardisée à des intervalles qui allaient du centre des trouées jusque dans la forêt adjacente.


Image de caméras sensibles aux mouvements
d’un lièvre en train de brouter une branche de pin gris

En se servant du diamètre au point de broutement des tiges de pin gris après quelque jours, nous avons pu évaluer l’effort que les lièvres ont mis pour consommer les branches dans les différents habitats. Puisque les branches ont une forme conique (de plus en plus large vers la base), un plus grand diamètre au point de broutement nous indique que les lièvres est resté plus longtemps à consommer une branche alors qu’un petit diamètre nous indique l’inverse. Selon les principes théoriques d’approvisionnement, les individus devraient mettre moins d’effort à exploiter des parcelles de nourriture plus risquées que des parcelles en microhabitats plus sûrs, afin d’augmenter leur taux de survie. Nous avons observé que les lièvres coupaient les branches de plus gros diamètres en forêt qu’en trouée, mais les diamètres des tiges coupées en trouée ne diminuaient pas avec la distance au couvert. Cependant la probabilité que les lièvres s’aventurent dans les trouées pour manger les branches diminuait avec la distance des branches depuis la bordure de la forêt. Ces résultats nous indiquent que les lièvres perçoivent les trouées comme étant plus risquées, et qu’ils sont moins disposés à se déplacer loin du couvert forestier pour se nourrir.


Branches de pin gris installées dans une trouée

Ensuite, nous avons divisé des pistes de lièvre en segments de 10 bonds, sur laquelle nous avons mesuré la disponibilité de couvert vertical et latéral le long de chaque segment, et la proportion du segment qui se trouvait dans une trouée. Chaque segment observé était apparié avec deux segments aléatoires sur lesquels nous avons mesuré les mêmes variables. En comparant les segments observés et aléatoires nous avons trouvé que le lièvre avait tendance à choisir des trajets qui minimisent ses mouvements en trouées, et qu’il dirige ses mouvements vers les milieux de plus fort couvert vertical. De plus, les lièvres avaient tendance à augmenter leur vitesse de déplacement dans les milieux plus ouverts. À partir de ces expériences nous pouvons conclure que la dynamique de trouées dans les vieux peuplements résineux est suffisante pour introduire un compromis entre l’accès à la nourriture et une perception du risque de prédation plus élevée dans les trouées ce qui modifie les comportements d’approvisionnement et de mouvement du lièvre. Ceci pourrait avoir des conséquences importantes sur la répartition de prédateurs du lièvre et aussi sur les patrons de broutement sur la régénération des feuillus.

James Hodson est étudiant au doctorat dans le laboratoire de Daniel Fortin et en co-direction avec Louis Bélanger


16 septembre 2008

ESA 2008 à Milwaukee
Article et photos par Henrik Hartmann, Sara Bastien-Henri et Simon Bilodeau Gauthier

C’est à Milwaukee au Wisconsin (É.-U.) que se tenait la 93e conférence annuelle de la Société Écologique de l’Amérique (Ecological Society of America, ESA). Comme chaque année, cet évènement majeur a dépassé tous les cadres habituels des conférences écologiques. Des MILLIERS de participants ont assisté à des DIZAINES de conférences simultanées portant sur TOUS les sujets liés à l’écologie au Midwest Airlines Center dans le centre-ville de Milwaukee. Il est possible de lire les résumés des présentations ici .

Trois étudiants du labo Messier se sont rendus jusqu’aux abords du lac Michigan pour présenter leurs travaux de recherche. Mais parallèlement à ce premier objectif, Henrik, Simon et Sara avaient une mission encore plus importante, sauver la planète! En effet, puisqu’il n’y avait qu’un peu plus de 1500 km à franchir, sans océan à traverser, ils ont préféré prendre la voie terrestre afin de réduire l’impact écologique de leur participation à cette importante conférence. Un périple en voiture d’à peine 20 heures!

Le thème de l’édition 2008 était : Approfondir l’engagement écologique en liant la recherche à l’éducation. Former de meilleurs scientifiques, pour mieux informer le grand public, voilà certainement l'un des défis de l'écologie en ce début de millénaire. Outre la présence de plusieurs institutions académiques dans la ville de Milwaukee pour appuyer la thématique, on pourrait même dire que l'État du Wisconsin se prêtait bien à un tel sujet hybride, étant à la jonction de deux écosystèmes bien différents. En effet, les forêts d'érables et de hêtres recouvrent la partie nord de l'État, alors que la portion sud se trouve dans le domaine des grandes plaines.

Les congrès scientifiques proposent généralement des occasions de sortir du cadre formel des présentations et affiches afin de voir la science en action, et l'ESA n'y faisait pas exception en offrant un large éventail d'activités de terrain. Des efforts de conservation des prairies indigènes menacées par les espèces invasives venues à la fois du nord et du sud, jusqu'à la découverte des fonds du lac Michigan à bord d'un appareil submersible, en passant par l'aménagement des écosystèmes urbains, il y en avait pour tous les goûts. Quant à nos ambassadeurs du CEF, qu’ont-ils appris lors de leur séjour? Ils se sont gorgés de science, bien sûr, mais ils retiendront aussi que le musée d’art de Milwaukee est en lui-même une véritable œuvre d’art (voir photo), que le fromage, les hamburgers et la bière du Wisconsin sont excellents (dû notamment à l'hospitalité des habitants…) et que malgré ses dehors calmes et paisibles, la ville de Milwaukee est le berceau des fameuses motos Harley-Davidson!

Le congrès de l'an prochain se tiendra à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Avis aux intéressé(e)s!


22 août 2008

Quand la technologie rattrape la fiction…
Article de vulgarisation scientifique par Agathe Vialle

Vous souvenez vous de cette série télévisée des années 60, Startrek, dans laquelle apparaissaient de nombreux petits bijoux de technologie, dont le Tricodeur, ordinateur de poche permettant d’analyser un petit morceau d’être vivant et de déterminer l’espèce de ce dernier. Et bien, quelques dizaines d’années plus tard, la réalité a presque rattrapé la fiction. Non pas en ce qui concerne Monsieur Spoke et ces petits copains extraterrestres, mais plutôt au niveau de la technologie et de l’identification d’espèces. Si l’ordinateur de poche n’est encore qu’un prototype, l’identification rapide et économique des 10 millions d’espèces potentiellement existantes sur terre pourrait prochainement se réaliser. Cette encyclopédie du vivant géante peut être aujourd’hui réalisé grâce à l’utilisation de code barre génétique. Le principe est simple : grâce à l’évolution des technologies de la biologie moléculaire il est possible d’identifier pour chaque être vivant une petite région de son génome qui va servir d’étiquette interne de l’espèce.

Cette région doit avoir la propriété d’être assez variable entre les espèces pour pouvoir les différencier, mais également d’être sensiblement identique entre tous les individus représentant une seule et même espèce. L’utilisation de cet outil permet donc de reconnaître une espèce déjà connue et décrite, mais aussi de mettre en évidence l’existence de nouvelles espèces présentant un nouveau code barre non répertorié. Le code barre génétique est déjà opérationnel pour de nombreux animaux.


Orme atteint de la maladie
hollandaise provoquée
par un champignon pathogène

Son élaboration et son utilisation s’étendent maintenant aux règnes des plantes et des champignons. Mon projet s’insère au sein de cette démarche internationale, et concerne plus particulièrement les champignons pathogènes des arbres forestiers. L’enjeu est grand que ce soit au niveau du contrôle des espèces pathogènes de quarantaine difficilement identifiables ou encore au niveau de l’augmentation de nos connaissance chez ces espèces dont la majorité n’a probablement par encore été découverte ni décrite. Tout le problème, et donc tout mon projet de doctorat, est de trouver la région du génome de ces champignons qui permettra de différencier les espèces de façon sûre et certaine. Une fois cette région ciblée, peu de choses nous sépareront de Startrek, et une simple feuille d’arbre et un ordinateur suffiront pour identifier non seulement la plante en question mais aussi tous les microorganismes (champignons et insectes par exemple) proliférant et voyageant sur ce végétal!

Agathe Vialle est étudiante au doctorat au CEF dans le laboratoire de Louis Bernier



7 août 2008

Rapport de congrès: « Connection between Forest Resources and Wood Quality : Modelling Approaches and Simulation Software »
Texte et photos par Eric Beaulieu

Titre : « Connection between Forest Resources and Wood Quality : Modelling Approaches and Simulation Software »
Lieu : Parc national de Koli, Finlande
Dates : 8 au 14 juin 2008

La recherche en qualité du bois

L’IUFRO (International Union of Forest Research Organizations) est le réseau mondial de coopération en science forestière. L’atelier duquel est issu ce rapport fait partie d’une des divisions de l’IUFRO portant sur les produits issus de la forêt, plus particulièrement du sous-thème de la modélisation de la qualité du bois. Étaient présents des chercheurs des quatre coins du monde (Canada, États-Unis, Écosse, Belgique, France, Allemagne, Norvège, Suède, Finlande, Chine, Japon, Australie et Nouvelle-Zélande).

La qualité du bois est un terme subjectif qui est défini comme l’ensemble de ses attributs qui donnent de la valeur au produit d’une utilisation donnée. Il dépend ainsi beaucoup du contexte, puisque certaines caractéristiques du bois peuvent être néfastes pour la qualité d’un produit donné et souhaitables pour un autre. Les attributs qui importent en ce qui a trait à la qualité du bois en forêt (rectitude, défilement, etc.) et à l’usine pour le bois de sciage (nœuds, densité, résistance mécanique, élasticité du bois, couleur, etc.) et pour les pâtes et papiers (longueur et largeur des fibres, épaisseur des parois cellulaires, angle des microfibrilles, etc.) dépendent aussi de la position de l’intervenant dans la chaîne de valeur du bois.

Le contexte actuel en Finlande

La Finlande est un centre de recherche en foresterie d’envergure mondiale. On y aménage particulièrement deux espèces qui sont intéressantes d’un point de vue économique : le pin sylvestre (Pinus sylvestris) et l’épinette de Norvège (Picea abies). On les différencie aisément : les aiguilles longues appartiennent au pin, les aiguilles courtes à l’épinette !

Tout comme au Canada, la Finlande connaît des moments difficiles. La Russie ayant récemment augmenté la taxation du bois à l’exportation à 25% (au minimum 15 Euros m-3) et comptant l’augmenter encore à 80% en janvier 2009, la Finlande, qui en était dépendante, se voit dans l’obligation d’exploiter davantage sa propre ressource. Les tourbières représentent une source importante de bois jusqu’ici épargnée. Quoique le bois qu’on y trouve soit souvent de moins bonne qualité, on permet leur drainage, selon certaines conditions, de façon à permettre à la lourde machinerie forestière d’y récolter le bois nécessaire.


L'impact des orignaux sur a) la régénération et
b) l’écorce de pins sylvestres

De plus, comme la forêt finlandaise a subi des coupes totales de grandes superficies dans les dernières années, de grandes étendues de forêts jeunes ont constitués un festin pour les orignaux qui ont pu ainsi se reproduire massivement. Plusieurs propriétaires de lots boisés ont perdu une partie de leurs forêts en régénération (Photo 1a). Les orignaux ont aussi eu de graves répercussions sur certaines zones qu’ils ont investies et où ils se sont régalés de l’écorce (Photo 1b). On tente aujourd’hui de stabiliser leurs effectifs par la chasse.

Les récents bouleversements des marchés du bois ont principalement fait grimper le prix du matériel brut destiné aux pâtes et papiers. Dans certains cas, on récolte le bois de qualité pour l’acheminer aux usines de pâtes et papiers, au lieu de l’utliliser pour en faire du bois de sciage.

L’atelier

C’est du haut d’une colline frôlant les 350 mètres d’altitude, dominant la plaine finlandaise gorgée des eaux du lac Pielina reflétant un soleil long de plus de 20 heures qu’a eu lieu cet atelier. C’est peu après la tombée inattendue de flocons de neige que les premières présentations ont eu lieu.


Le lac Pielinen jouxtant le parc national de Koli

L’atelier était divisé en trois sessions:

  1. l’impact de l’aménagement forestier et la croissance des arbres sur les propriétés du tronc, du bois et des fibres (13 présentations orales et 10 affiches)
  2. la liaison entre les ressources forestières et la qualité, la performance et la valeur de produits finis (13 présentations orales et 6 affiches) et #le support de l’aménagement et l’utilisation de la ressource forestière à l’aide de la simulation assistée par ordinateur (10 présentations orales et 4 affiches)

Trois éminents chercheurs ont représenté chacune de ces trois sessions : Pour la première session, Prof. Seppo Kellomäki de la faculté des sciences forestières de l’Université de Joensuu a présenté deux exemples utilisés pour aborder le problème : 1) un modèle tri-dimensionnel de croissance structurale et 2) un modèle écosystémique basé sur les processus. Ces deux modèles concernant Pinus sylvestris ont démontré que pour maximiser la qualité du bois, la densité initiale du peuplement devait être grande (jusqu’à 5 000 ha-1) pour passer à des tiges espacées pour une densité de l’ordre de 500 ha-1 vers la fin de la rotation. Dans le cadre de la deuxième session, Dr. Christine Todoroki de Scion (New Zealand Forest Research Institute Limited) a présenté l’historique de la sylviculture en Nouvelle-Zélande et expliqué les raisons du passage d’un approvisionnement en bois issus de forêts indigènes à des plantations de Pinus radiata principalement, de tiges de plus en plus espacées. Elle a aussi présenté une suite de logiciels qui permet de comprendre l’impact des traitements sylvicoles sur la qualité du bois et ainsi de mieux faire face aux différents défis qui attendent le secteur forestier néo-zélandais. Pour la dernière session, Prof. Sophie D’Amours du consortium de recherche FORAC a pour sa part montré qu’à l’aide d’un modèle d’amélioration de la planification intégrée dans l’industrie forestière, plusieurs décisions stratégiques le long de la chaîne d’approvisionnement peuvent être optimisées, de l’aménagement de la forêt au marketing des produits.

Parmi les projets particulièrement intéressants, soulignons dans l’ordre :
Session 1

  • les efforts des frères S. et T. Seifert du Technische Universität München dans la modélisation de la branchaison de l’épinette de Norvège à l’aide du numériseur laser terrestre,
  • la méthode de modélisation à effets mixtes smoothing spline présentée par R.D. Ball de Scion (New Zealand Forest Research Institute Limited) sur des données de propriétés du bois de Pinus radiata qui n’exige pas de formule paramétrique et facilite l’ajustement et
  • le modèle structure-fonction GreenLab (open source) présenté par R. Qi de l’École Centrale Paris;

Session 2

  • la présentation de T. Grahn de STFI-Packforsk sur l’utilisation des données d’inventaire dans la détermination de la qualité de la ressource à *l’étude des préférences des clients dans l’esthétique des planchers pour faire la connexion avec les propriétés du bois de N.O. Broman de Luleå University of Technology;

Session 3

  • la méthode d’identification des défauts externes majeurs sur essences feuillus par numériseur laser tri-dimensionnel par L. Thomas de Virginia Tech et leur relation avec les défauts internes par E. Thomas du USDA Forest Service,
  • la détection de la largeur des cernes par tomographie assistée par ordinateur par F. Brüchert du Forest Research Institute Baden-Württemberg et
  • les avantages et les incertitudes associés à l’utilisation du numériseur laser aéroporté pour prédire les caractéristiques de qualité à l’échelle de l’arbre (J. Peuhkurinen de l’Université de Joensuu) et pour l’inventaire nécessaire à la planification des opérations forestières

En compte-rendu, comme pistes de réflexion et pour d’accroître la qualité des prochaines rencontres du groupe, certains aspects de l’atelier ont été soulignés par un des organisateurs, Dr. Jean-Michel Leban de l’INRA, France :

  1. Il serait souhaitable d’accroître les recherches sur la formation du bois en fonction d’une série de variables environnementales
  2. La modélisation devrait toujours viser la simplicité et des variables explicatrices portant un sens biologique
  3. Une attention particulière devrait être portée à la propagation des erreurs le long de la chaîne de valeur
  4. De la parcimonie des modèles présentés au cours de l’atelier émerge le besoin de modèles génériques qui ont une plus grande valeur en pratique
  5. Le bois est une ressource qui possède une grande valeur écologique qui devrait être quantifiée grâce à une analyse de cycle de vie

Kiitos !
Eric Beaulieu, étudiant à la maîtrise en biologie sour la direction de Frank Berninger, UQAM


21 juillet 2008

Field courses in Arctic Sciences en Alaska
Texte et photos par Julie Lemieux

Cet été, j’ai eu la chance de participer à un cours de terrain en Alaska, plus précisément à University of Alaska Fairbanks (UFA). Ce cours, d’une durée d'un mois, visait à approfondir nos connaissances en environnement arctique tout en nous montrant les splendeurs de cet endroit. Nous avons étudié la forêt boréale dans les alentours de Fairbanks puis, nous avons descendu le fleuve Tanana en bateau. Le long de cette rivière, on peut voir et étudier les stades de succession de la forêt après perturbation et comparer entre différents milieux comme la plaine inondable et le milieu forestier. Le centre d’étude des gros mammifères de l’UFA nous a accueilli afin de nous montrer les bœufs muskés et les caribous en captivité pour fin d’étude. Ces études varient du comportement jusqu’au régime alimentaire de ces derniers. J’ai eu la chance de voir une mère bœuf muské prenant soins de ses deux jumeaux et des mères caribous allaitant leurs petits nouveaux nés.

À la quatrième journée, nous avons pris la route pour monter à la station de recherche de Toolik où nous avons passé les trois semaines suivantes. Cette station était à l’origine un camp pour les travailleurs du pipeline. Construit en 1975, ce pipeline traverse le Nord de l’Alaska de Prudhoe Bay à Valdez situé sur la côte et a pour objectif de transporter le pétrole jusqu’à Valdez d’où il est redistribué par bateau. Sa construction a coûté des milliards de dollars et a pris 4 ans à compléter. De nos jours, cette station sert de point de rendez-vous pour les chercheurs passionnés par les régions arctiques.

C’est donc dans des températures moyennes de 5 Celcius et bien emmitouflée dans mon manteau au mois de juin que j’ai étudié les mammifères, les oiseux, les insectes, la végétation arctique et les changements climatiques et ce, dans un environnement majestueux de montagnes et de toundra arctique.

En fin de parcours nous avons monté jusqu’à Prudhoe Bay pour visiter la station pétrolière. Les plus courageux, dont moi, ont eu la chance de pouvoir plonger dans l’océan arctique et ainsi devenir membre de club des Polar Bears.

Me voici maintenant de retour à Montréal la tête pleine de ces montagnes et le cœur plein de souvenirs. Cette expérience a été très enrichissante et je remercie le CEF pour la bourse qui m’a été octroyée ainsi que mon directeur Frank Berninger de m’avoir donné l’opportunité de vivre cette expérience.

Julie Lemieux, Étudiante à la maîtrise en biologie, Université du Québec à Montréal




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29 mai 2008

De la grande visite au CEF cet été! | Big visit at CEF this summer!
Texte par Juan Posada

Le CEF est fier d'annoncer la venue du Dr. Fernando Valladares  pour tout l’été 2008 (début juin – fin août). Le Dr. Valladares est un leader dans le domaine de l’éco-physiologie végétale avec près de 150 articles scientifiques, 34 chapitres de livres et il est l’auteur ou co-auteur de 11 livres. Il est membre du conseil éditorial de Tree Physiology, Restoration Ecology, Oecologia et le Journal of Plant Research. Le Dr. Valladares est actuellement professeur de recherche au Conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC), professeur associé de l’Université Rey Juan Carlos de Madrid et président de l’Association Espagnole d’écologie terrestre. Le Dr. Valladares est très intéressé à connaître les recherches des professeurs et étudiants du CEF et à partager ses connaissances en écologie et physiologie végétale.

Atelier de travail sur l’éco-physiologie

Le CEF vous invite à communiquer votre intérêt de participer à un atelier de travail de 1 ou 2 jours sur l’éco-physiologie des plantes avec le Dr. Fernando Valladares. Le but de l’atelier est de présenter nos travaux de recherche et d’échanger des idées dans un contexte informel. Il y aurait deux dates potentielles pour faire l’atelier : 1) la semaine du 23 au 27 juin ou 2) la semaine du 18 au 22 août. L’atelier est ouvert à tous les membres du CEF et les participants seront invités à donner une présentation de 30 minutes maximum, avec questions; la langue de préférence sera l’anglais. Suite aux présentations, nous organiserons des groupes de discussions sur des sujets d’intérêt. Veuillez vous communiquer avec Juan Posada en lui indiquant les dates qui vous conviendraient. L'atelier est gratuit pour tous les membres du CEF. Le lieu reste à confirmer.

Dr. Valladares sera dans les bureaux du pôle de Montréal (UQAM, SB-2986). Nous vous invitons fortement à le rencontrer (valladares@ccma.csic.es) et de profiter de sa presence au CEF durant les prochains mois. Pour plus d’informations veuillez contacter Juan Posada ou Luc Lauzon.

CEF is proud to announce the visit of Dr. Fernando Valladres (http://www.valladares.info/Eng/index.htm) for the summer of 2008 (early June – late august). Dr Valladares is a leader in the field of plant eco-physiology and has published close to 150 peered review articles, 34 book chapters and is the author or co-author of 11 books. He is member of the editorial board of Tree Physiology, Restoration Ecology, Oecologia and the Journal of Plant Research. Dr Valladares is currently a research professor at the Superior Council for Scientific Research (CSIC, Spain), associate professor at the University Rey Juan Carlos of Madrid and president of the Spanish Association of Terrestrial Ecology. Dr. Valladares is very interested in learning about the research conducted by professors and students at CEF and to share his broad knowledge in plant ecology and physiology. We strongly encourage you to meet with him during the three months that he will in Québec.

Dr. Valladares will be based at UQAM in Montréal (SB-2986). Don't hesitate to contact him (valladares@ccma.csic.es) to make the most of his presence with us this summer. For more information please contact Juan Posada or Luc Lauzon.

CEF would like to know your interest in participating in a 1-2 days plant eco-physiology workshop with Dr. Fernando Valladares. The goal of this workshop is to present our research in an informal context. There are two potential dates for the workshop : 1) the week of 23-27 of June or 2) the week of 18-22 of August. The workshop is free and open to all CEF members. Participants will be invited to give a presentation with a maximum duration of 30 minutes, including questions; the language of preference will be English. After the presentations, we will have informal discussions on topics of interest. Please write to Juan Posada to tell him which dates will be convenient for you.


22 mai 2008

Un outil collaboratif dans ISI Web of Knowledge 
Texte par Sophie Brugerolle

Si vous venez de publier votre premier article ou si vous avez déjà plusieurs publications à votre actif, assurez-vous que vos articles et vos recherches soient accessibles à toute la communauté scientifique.

Pour cela, Thomson Reuters à mis en place un nouvel outil qui pourrait vous aider: ResearcherId.com. Vous devez vous inscrire dans ISI Web of Knowledge avant de pouvoir vous inscrire à ResearcherID, vous y utiliserez la même adresse courriel et le même mot de passe pour les deux ressources.


Lors de votre inscription, le système vous attribuera un identifiant unique qui sera assigné à VOS publications et SEULEMENT les vôtres ! Cela permettra à une personne inscrite à ResearcherID de trouver VOS articles (fini le problème des auteurs homonymes). Vous pouvez décidez vous-même quoi mettre dans votre profil, quelles sont vos recherches en cours, par exemple. Seuls les inscrits peuvent avoir accès aux outils qui permettent de calculer et de visualiser les données par auteur, catégorie, pays, institution ou en utilisant une carte interactive.

  • The Citing Articles Network: permet de savoir qui a cité les articles d’un membre
  • The Collaborative Network: permet de connaître les collaborations d’un membre

Enfin, n’oubliez pas qu’avec ISI Web of Knowledge, vous pouvez télécharger directement les notices d’articles dans vos logiciels de bibliographie (EndNote, Reference Manager, JabRef...). Aussi, si vous ne connaissez pas ces logiciels sachez que le CEF vous permet de suivre une formation, n'hésitez pas à demander en écrivant directement à Sophie Brugerolle.


16 avril 2008

Flash TRIADE
Texte par Mélanie Desrochers

Le projet TRIADE , situé en Haute Mauricie, a pour objectif d'assurer l’implantation, dès 2008, d’une stratégie d’aménagement forestier basée sur le concept de TRIADE dans le territoire forestier l’unité d’aménagement 042-51.

Quelques mots sur les trois fonctions de la TRIADE

1. Production forestière

Dans cette zone, les activités d'aménagement forestier y sont favorisées et on y retrouve, entre autre, des plantations à rendement élevée (ligniculture). Les autres usages du territoire (chasse, pêche, villégiature...) pourront continuer à y être pratiqués sans changement majeur. L'aménagement forestier intensif vise à maintenir le potentiel de production forestier de l'ensemble du territoire et peut aussi participer positivement à l'atteinte d'objectifs en terme de biodiversité incluant le maintien de certains habitats fauniques.

2. Aménagement écosystémique

L'aménagement écosystémique a pour fonction de satisfaire un large ensemble de besoins humains et de valeurs environnementales. Les stratégies d'aménagement s'inspirent des processus de l'écosystème, généralement les perturbations naturelles, et ont pour but de maintenir son intégrité. Cette zone vient changer la manière de faire en foresterie car elle intègre trois grandes vocations :

  • Le maintien de la biodiversité : c’est le filtre brut inspiré du régime des perturbations de la forêt primitive;
  • La satisfaction des besoins sociaux par rapport à la faune, la récréation, les paysages et les valeurs autochtones;
  • La production ligneuse : les interventions sont modulées pour maintenir la diversité des écosystèmes.

3. Conservation

C’est une zone de préservation élevée où l’influence humaine intense et les activités industrielles sont exclues (ex : activités forestières, minières, développement de villégiature d'envergure). Les objectifs à rencontrer sont de maintenir :

  • l'intégrité écologique;
  • un territoire témoin permettant de suivre l'évolution naturelle de la forêt;
  • un territoire de recherche;
  • la qualité des paysages;

Objectifs spécifiques du projet TRIADE:

  • Minimiser les baisses de volume et l'impact socio-économique régional associés aux réductions en approvisionnement causées par l'adoption du projet de loi 71 et par l'implantation d'aires protégées;
  • Développer l'expertise en réalisant à grande échelle l'aménagement écosystémique;
  • Mettre en oeuvre le concept de zonage fonctionnel;
  • Intensifier l'aménagement forestier sur les sites appropriés;
  • Obtenir les adaptations au mode de gestion actuel nécessaire à la mise en oeuvre du projet;
  • Contribuer à la stratégie de conservation de la biodiversité par l'ensemble du concept;
  • Bonifier les connaissances scientifiques nécessaires à l'aménagement forestier intensif, à la conservation et à l'aménagement écosystémique;

Cette initiative financée par l’industrie forestière, la Conférence régionale des élus de la Mauricie et le Ministère des ressources naturelles et de la Faune, a été supportée par le milieu et par divers groupes scientifiques, dont certains membres du CEF, dont Christian Messier, Daniel Kneeshaw, Alison Munson et Pierre Drapeau ainsi que leurs nombreux étudiants. Le dernier numéro du bulletin de liaison  présente d'excellents résumés vulgarisés des projets de maîtrise et doctorat de Isabelle Witté, Cynthia Patry, Carolina Aguilar Balanta, Frédéric Boivin et Alain Paquette.

Finalement, notons que l'Initiative TRIADE organisera un Colloque Pan-canadien sur la TRIADE, les 25 et 26 septembre prochain, à l'Auberge Gouverneur à Shawinigan. Détails à venir, mais bloquez votre agenda!


25 mars 2008

De retour de Yale pour un cours sur l'écologie forestière
Texte par Camila Preza Yazbek

Du 3 au 10 février 2008, le Yale Global Institute of Sustainable Forestry  a offert un cours d’écologie forestière à Eatonville, WA. Le cours intensif d’une semaine a été donné par M. Chadwick Oliver (M.F.S., Ph.D., Pinchot Professeur de foresterie et d'études environnementales à l'Université Yale) et M. Bruce Larson (M.F.S., Ph.D., FRBC Chaire de Sylviculture à l'Université de Colombie-Britannique), les deux auteurs du livre « Forest Stand Dynamics* » . Ce livre porte sur leur théorie de la dynamique forestière, notamment sur les quatre stages de développement du peuplement : initiation, exclusion de tiges, réinstallation du sous-étage et forêt ancienne.

Le cours s'appuie sur leur livre et représente donc une excellente occasion pour discuter des différentes théories d’écologie forestière et questionner les auteurs à propos de leurs résultats. Les étudiants sont fortement encouragés à partager leurs expériences et de nombreuses études de cas sont analysées en classe et sur le terrain.

Outre l’expérience académique, les échanges entre les participants se sont poursuivis après les séances menant à d'intéressantes discussions entre chercheurs et gestionnaires. Cette année, les participants provenaient de différents organismes gouvernementaux (USDA Forest Service, Oregon Department of Forestry, US Bureau of Land Management) et universitaires (Université de Colombie Britannique, UQAM). Les premiers étant en majorité responsable de la commercialisation des produits forestiers, de la gestion forestière et du contrôle des feux, les discussions portaient principalement sur les impacts des interventions actuelles ou sur la difficulté de la mise en place des solutions suggérées par les chercheurs.

M. Oliver et M. Larson ont consacré une partie du cours pour partager avec les participants leurs expériences au sein de l'École de foresterie de l'Université Yale et de l’Université de Colombie Britannique. Ils ont présenté leurs recherches actuelles ainsi que celles de leurs étudiants et en ont profité pour discuter des applications de quelques logiciels de modélisation et de prise de décision employés par ceux-ci, tels que LMS, Toggle, Forplan et Tipsy.

En bref, il s’agit d’un cours très intéressant tant pour ceux qui n’ont pas une formation en écologie forestière que pour ceux qui désirent approfondir leurs réflexions!

Pour ceux qui seraient intéressés, ce cours de cycle supérieur est offert deux fois par année. En hiver, le cours se donne au Center for Sustainable Forestry à Pack Forest, à l'Université de Washington. À l’automne le cours est offert à Yale Forests, New Haven.

'*' Forest Stand Dynamics 1996. Update Edition. Chadwick D. Oliver and Bruce C. Larson. John Wiley & Sons, New York, 520 p.

Ce cours a été financé grâce à une bourse du CEF


20 mars 2008

2e Colloque du CEF: un réel succès de réseautage!
Texte par Mélanie Desrochers et photos par Sophie Brugerolle

Les 12 au 14 mars derniers, l'Université Laval recevait avec succès les membres du CEF pour son 2e colloque annuel. Plus de 260 personnes, membres et non membres du CEF, ont participé à l'événement. De nombreux échanges ont permis aux chercheurs de tisser des liens et de cogiter sur des projets de recherche futurs.

La soirée d'ouverture s'est déroulée dans les magnifiques locaux faits en bois du Pavillon Kruger. Suite à un mot de bienvenue de Christian Messier, ce fut au tour du Forestier en chef, M. Pierre Levac de venir parler aux membres du CEF des défis et enjeux à venir en forêt. Par la suite, plusieurs personnes en ont profité pour questionner M. Levac sur leurs préoccupations. Cela a donné le ton aux discussions qui ont suivi lors du cocktail!

Cette année, quatre des cinq nouveaux chercheurs membres du CEF (Frédéric Raulier, Sébastien Roy, Eliot McIntire et Steve Cumming) ont dressé un bilan de leurs travaux, tous de façon très dynamique. Contrairement à l'an dernier, ce sont les étudiants des cycles supérieurs du CEF qui ont présenté 33 communications scientifiques sur les résultats de leurs recherches, divisées en six volets: génétique, faune, foresterie, sylviculture, écophysiologie et écologie forestière. Soulignons la grande qualité des présentations et la pertinence des questions de la foule.

Jeudi soir, un 5 à 7 était offert par le CEF en parallèle avec la session d'affiches. Suite au vote des participants, c'est l'affiche de Marie-Michelle Vézina (UQAR avec Luc Sirois et Mathieu Côté) qui a remporté les honneurs avec "Les forêts résiduelles des territoires sous aménagement en sapinière boréale: leur valeur de conservation pour la biodiversité". Notons que le concours d'affiches était organisé par la Section Orléans de l'Institut forestier du Canada .

Pour ceux et celles qui étaient présents:
Afin d'améliorer le produit pour le 3e Colloque annuel, merci de bien vouloir prendre quelques minutes pour répondre au sondage !

Un grand merci à tous les bénévoles: Yves Aubry, Ermias Azéria, Sébastien Bélanger, Marie-Hélène Brière, Sylvie Carles, Nicolas Courbin, Éric Domaine, Guillaume Drolet, Hermann Frouin, Paméla Garcia-Cournoyer, Julie Godbout, Julie Gravel-Grenier, James Hodson, Mélina Houle, Luz Jiménez, Mélanie-Louise Leblanc, Patrick Lenz, Miren Lorente, Céline Macabiau, Karine Plourde, Roberto Quezada, Marie-Hélène Rousseau, Christophe Rouyer, Gitane St-Georges, Agathe Vialle.

Au plaisir de vous y retrouver l'an prochain!

Le Comité organisateur local: Line Lapointe, Sylvie Carles, Roberto Quezada, Guillaume Drolet, Sophie Brugerolle


5 mars 2008

Livre Vert: les étudiants se prononcent
Texte par Louis-Étienne Robert

Le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune vient de publier un livre vert "La forêt, pour construire le Québec de demain", visant à réformer le régime forestier au Québec. Dans le cadre des consultations publiques, vous êtes invités à participer aux discussions qui résulteront en la production d’un mémoire qui sera soumis aux consultations au nom des étudiant(e)s impliqués. En tant que futurs professionnel(le)s de la forêt, cette réforme affectera la majeure partie de notre carrière. Ces réunions ont donc pour but de commenter et critiquer les orientations énoncées à l’intérieur du livre vert. Il s’agira également d’émettre des recommandations par rapport aux politiques proposées à l’intérieur du document, sinon d’en ajouter.

Afin d’améliorer la vitesse et qualité de la discussion, il est fortement recommandé d’en faire la lecture (pdf)  et de vous préparer au préalable. Nous allons procéder à l’écriture du mémoire en utilisant une adaptation de la technique du forum ouvert afin de permettre à tous et chacun de s’exprimer. Il est donc très important de connaître le sujet avant le début des discussions.

Date:

  • 17, 19 et 20 mars de 9h00 à 15h00 pour la rédaction du mémoire
  • 26 mars de 9h00 à 15h00 au besoin pour l’approbation finale du mémoire

Où: SB-M240 | UQAM | Métro Place-des-arts

À l’intérieur du groupe de participants, 5 personnes sont recherchées pour former le comité d’écriture qui s’occupera de la rédaction du mémoire. Ces personnes devront être disponibles le 18 mars pour écrire le mémoire.

Si vous désirez participer aux rencontres ou faire partie du comité d’écriture, veuillez communiquer avec Louis-Etienne Robert (robert.louis-etienne@courrier.uqam.ca) AVANT LE 14 MARS.

Au plaisir, Le groupe initial sur le Livre vert


14 février 2008

Tout un succès pour CONFOR 2008!
Texte par Mélanie Desrochers, photos par Félix Longpré et Élizabeth Turcotte

Les 31 janvier, 1er, 2 et 3 février derniers, les étudiants du CEF ont organisé avec brio la conférence CONFOR 2008 sous le thème Innovation à Jouvence, dans le Parc national du Mont-Orford. Plus de 100 participants ont assisté à cette conférence organisée par et pour les étudiants aux cycles supérieurs en foresterie et écologie forestière du Canada et des États-Unis.

Le premier soir, un brise-glace a été organisé, suivi d'une excellente conférence donnée par Hugo Asselin sur la crise forestière actuelle. Celle-ci a été très appréciée de la foule. Puis, un vin et fromage offert par le CEF a permis aux participants d'échanger entre eux.

Vendredi, une série de conférence a été donnée par les étudiants sur des thèmes aussi variés que l'entomologie, la forêt tropicale, la modélisation, l'écophysiologie, etc. La qualité des présentations était au rendez-vous et surtout, plusieurs questions ont traduit l'intérêt de la foule envers les conférences.

En après-midi, un panel de quatre conférenciers de renom avait pour mission de débattre sur leur vision de la foresterie en 2030. M. Guy Chevrette, du Conseil de l'industrie forestière du Québec, M. Richard Desjardins, de l'Action Boréale, Mme Nancy Gélinas, économiste à l'Université Laval et M. Pierre Bernier du Service canadien des forêts ont présenté tour à tour leur point de vue. Plusieurs discussions animées ont suivi avec l'ouverture du micro à la foule: un moment fort de la conférence! Le tout s'est complété avec une séance d'affiches où plus d'une trentaine d'étudiants présentaient leurs résultats. L'événement a été très couru puisque même le Téléjournal de Radio-Canada Estrie a couvert l'événement.

Visionnez ci-bas les commentaires de Guy Chevrette et Richard Desjardins au téléjournal de Radio-Canada Estrie.

La soirée s'est poursuivie sous le thème artistique, alors que Fréderic Boivin a entretenu la foule avec un conte des plus intrigants, suivi de Tyler Rudolph et son bluegrass band! Les organisateurs avaient même prévu d'inviter un "calleur" de sets carrés! Qui l'eût cru que les gens de bois étaient si agiles et bons danseurs!


Merci aux commanditaires!

Les conférence se sont poursuivies le samedi matin, alors que l'après-midi fut consacré aux activités extérieures, telles la glissade, la raquette, le ski de fond, le spa et le ballon-balai. Quelle belle façon de profiter de la neige fraîche! Et je vous épargne les détails de la soirée karaoke qui s'est terminée aux petites heures du matin!

Félicitations aux bénévoles et au comité organisateur (Kit O'Connor, Henrik Hartmann, Samuel Royer-Tardif, Dave Gervais, Claudie Desroches, Guillaume Sainte-Marie, Éric Beaulieu), présidé de Maryse Marchand et François Hébert, pour un événement exceptionnellement innovateur, autant par le choix du lieu, des activités, des panélistes et de l'accueil! La barre est haute pour les prochains organisateurs, soit les étudiants de foresterie de l'Université de Toronto, lesquels ont gagné le vote de la foule. Un gros merci aux commanditaires principaux, soit le CEF et le Réseau de gestion durable des forêts.



25 janvier 2008

La Semaine des Sciences Forestières, le CEF y était !
Texte Sophie Brugerolle et photo par Cédric Fournier


Laboratoire d'Éric Bauce

Du 18 au 20 janvier passé a eu lieu la Semaine des Sciences Forestières , organisée par les étudiants de premier cycle de la faculté de foresterie de l’Université Laval. Évènement qui avait lieu précédemment aux galeries de la capitale, cette année, le salon a eu lieu en même temps que le salon de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Consommation (SAAQ) à Expocité, changement de décor et d’envergure ! Durant trois jours ce sont près de 12000 personnes qui sont venues visiter les quelques 50 exposants présents dont le CEF !

Plusieurs de nos étudiants gradués ont ainsi pu expliquer leur projet au grand public qui a manifesté son intérêt en posant de nombreuses questions. Le CEF avait lui aussi son kiosque et nous avons pu ainsi nous faire connaître et rajouter des noms à notre liste d’envoi de l’Infolettre.

Regroupant les CEGEP proposant des formations reliées au secteur forestier, des artisans du bois, les facultés de foresterie et de sciences du bois ainsi que les différents ministères liés au secteur forestier, le public a pu constater le dynamisme de la foresterie au Québec et découvrir les métiers s’y rattachant.

Les organisateurs du salon nous ont déjà conviés à revenir l’an prochain avec l’ambition d’augmenter le nombre de kiosques et augmenter les transferts vers le public.

Au plaisir de vous y voir !


16 janvier 2008

Un postdoc du CEF devient professeur à l'UQAT!
Texte et photos par Mélanie Desrochers


Hugo Asselin

Le chercheur postdoctoral Hugo Asselin, membre de l'équipe de recherche d'Yves Bergeron occupe depuis le 1er décembre 2007 les fonctions de professeur - chercheur à l'Unité d'enseignement et de recherche en sciences du développement humain et social de l'UQAT. Ses domaines de spécialisation sont la foresterie autochtone, l'écologie forestière et la paléoécologie. Son programme de recherche vise à intégrer le passé (paléoécologie), le présent (écologie forestière, foresterie autochtone) et le futur (modélisation, outils d'aide à la décision) dans l'élaboration de stratégies d'aménagement forestier respectueuses du point de vue et du mode de vie des Premières Nations.

Hugo vient de faire une demande de Chaire de recherche du Canada en foresterie autochtone afin de financer ses projets de recherche en cours ou sur le point de démarrer, soit

  1. reconstitution de l'étendue historique de variabilité de paysages forestiers de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec;
  2. évaluation des tendances récentes des écoservices forestiers;
  3. impacts socioécologiques de l'altération des forêts boréales mixtes;
  4. élaboration de cadres locaux de critères et indicateurs d'aménagement forestier durable;
  5. cartographie de zones d'intérêt autochtone;
  6. modélisation de scénarios d'aménagement forestier en vue d'en évaluer l'acceptabilité sociale.

Il dirige aussi deux étudiants à la maîtrise, soit Mario Larouche (co-direction avec Daniel Kneeshaw à l'UQAM) et Roxane Germain (UQAT).


Hugo sur le terrain dans le Nord québécois

Hugo Asselin a d'abord obtenu un baccalauréat en biologie de l'Université de Sherbrooke (spécialisation écologie), puis une maîtrise en sciences biologiques de l'Université de Montréal sous la direction de Marie-Josée Fortin et Yves Bergeron. En 2005, il a complété un doctorat en biologie à l'Université Laval, sous la direction de Serge Payette (Centre d'études nordiques). Natif de Rouyn-Noranda, Hugo est retourné à ses terres natales en 2005 pour devenir chercheur postdoctoral au CEF avec Yves Bergeron à l'UQAT. Son projet sur la « Dynamique spatio-temporelle de l'ouverture du paysage causée par les feux sur les affleurements rocheux de la forêt boréale » a été publié dans la revue Landscape Ecology en 2006.

En plus d'être un jeune chercheur actif qui possède déjà une quinzaine de publications dans des revues avec comité de lecture, Hugo est reconnu pour sa grande implication dans de nombreux comités, tables de concertation, conseils d'administration, associations étudiantes et comités organisateurs de congrès. Aussi, on doit reconnaître que Hugo possède un esprit d'analyse très critique et une soif de connaître insatiable! Qui n'a pas été ébranlé par une de ses questions lors d'une présentation orale? Bref, un chercheur complet, mais surtout une personne ouverte, attachante, dynamique et qui sait prendre sa place!

Le CEF souhaite féliciter Hugo pour sa nomination à titre de professeur à l'UQAT. Qui sait si la prochaine annonce ne sera pas sa nomination à titre de membre associé du CEF? Bonne chance Hugo dans tous tes projets!


11 janvier 2008

Sommet sur la forêt: le CEF y était!
Texte par Maryse Marchand | Photos par Guillaume Sainte-Marie et François Hébert


Présence silencieuse, mais visible du CEF

Le Sommet sur l'avenir du secteur forestier, qui s’est déroulé en décembre dernier à Québec, réunissait les principaux acteurs du milieu forestier québécois. Bien qu’aucun participant ne représentait directement le Centre d’étude de la forêt, quelques étudiants membres du CEF ont pu y assister. Sur l’initiative d’Étienne Bélanger, président de l’Association des étudiants chercheurs en géographie, géomatique et foresterie de l’Université Laval, une vingtaine d’étudiants en foresterie et aux cycles supérieurs ont été invités à assister au Sommet. Les deux jours de négociations et de discussions entre les intervenants de l’industrie, des groupes environnementaux, des syndicats et des Premières Nations ont mené à l’adoption d’une quinzaine de recommandations pour faire face à la crise.

Voici quelques points qui ont fait l’objet d’un consensus:

  • consolider (fermeture et regroupement d’usines) venir en aide aux travailleurs
  • associer les autochtones à la gestion des forêts
  • revoir les modes de tenures et d’attributions du bois
  • mettre en œuvre l’approche écosystémique dans les pratiques forestières
  • adopter des politiques favorisant l’intégration du bois dans la construction de bâtiments publics
  • généraliser la certification des territoires forestiers

Étienne Bélanger a pris la parole au nom des étudiants à deux reprises pour se prononcer sur la diversification des modes de gestion et des modèles d’attribution ainsi que sur la mise en valeur du secteur forestier. Il a notamment attiré l’attention sur le fait que les étudiants en foresterie sont présentement peu nombreux et qu’il ne faut pas les perdre.


La table de discussion

L’ensemble des participants a semblé satisfait des décisions prises. Les groupes environnementaux ont salué l’engagement d’établir un réseau d’aires protégées couvrant 8 % du territoire d’ici la fin de 2008. Les syndicats, par contre, auraient préféré que des actions concrètes soient proposées pour aider les travailleurs. Les centrales ont profité de l’occasion pour lancer un appel au gouvernement fédéral, dont l’absence a été fortement remarquée, afin qu’Ottawa soutienne les travailleurs mis à pied.

Le Sommet s’est terminé avec le discours du ministre Claude Béchard, qui s'est engagé à déposer un Livre vert sur la forêt, point de départ d’une réforme du régime forestier. Espérons maintenant que des gestes concrets suivront ces paroles. Comme qu’il a été mentionné par Pierre Lefebvre de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC, «il est temps que les bottines suivent les babines.»


11 janvier 2008

Le CEF est fier d'accueillir 5 nouveaux chercheurs réguliers!
Texte par Mélanie Desrochers


Brian McGill

Frédéric Raulier

Sébastien Roy

Eliot McIntire

Steve Cumming












Les membres du CEF sont heureux de souhaiter la bienvenue à 5 nouveaux chercheurs réguliers:

  • Brian McGill (McGill). Brian est professeur adjoint au Département de biologie de l'Université McGill depuis 2005. Son principal champs d'intérêt est la macroécologie (large scale ecology). Il s'intéresse particulièrement à ce qui contrôle la distribution géographique et l'abondance des espèces.
  • Frédéric Raulier (Laval) Frédéric est professeur adjoint au Département des sciences du bois et de la forêt, Faculté de foresterie et de géomatique. En termes de recherche, il étudie notamment l'impact des changements climatiques sur la productivité de la forêt boréale québécoise. Ses autres champs de recherche comprennent: prise en compte des facteurs d'incertitude dans le calcul de possibilité forestière (échantillonnage, succession forestière, perturbations), Interaction entre l'aménagement et la dynamique forestière au niveau du peuplement et du paysage et effet de levier économique des coupes partielles sur le calcul de possibilité.
  • Sébastien Roy (Sherbrooke) Sébastien est professeur adjoint au Département de biologie. Ses recherches portent sur ma l'étude de l'impact de l'actvité humaine sur Frankia sp. En particulier, il s'intéresse à l'effet du stress anthropogénique (hydrocarbures aliphatiques et aromatiques) sur la symbiose actinorhizienne entre Frankia sp. et les aulnes (Alnus spp.). Ces connaissances serviront, parallèlement, à développer des applications en biorémédiation.
  • Eliot McIntire (Laval) Eliot est professeur adjoint au Département des sciences du bois et de la forêt, Faculté de foresterie et de géomatique depuis 2007. Il s'intéresse particulièrement aux interactions entre la faune (ex. les cerfs de virginie, les wapitis, et les oiseaux forestiers), la conservation et l'aménagement des terres au Québec et aux États-Unis; à la dynamique de la croissance des arbres face aux changements climatiques; aux projets sur la modélisation des espèces menacées ou d'intérêt pour la conservation (ex. les papillons, les loups, et les oiseaux prédateurs) et les perturbations naturelles et la régénération naturelle des arbres. Il est titulaire d'une Chaire de recherche du Canada en Biologie de la Conservation.
  • Steve Cumming (Laval) Steve est professeur adjoint au Département des sciences du bois et de la forêt, Faculté de foresterie et de géomatique depuis 2006. Ses champs d'intérêt comprennent: modèles de dynamique spatiale, dynamique des peuplements, regimes de perturbations naturelles, modélisation statistique en écologie, relation foresterie/habitat, etc. Il est titulaire d'une Chaire de recherche du Canada en analyse quantitative des paysages.

Félicitations et beaucoup de succès dans vos défis à venir!


9 janvier 2008

Nouveaux diplômés en pathologie forestière au CEF
Texte par Louis Bernier

Deux membres de l’équipe de Louis Bernier ont complété avec succès leurs études avant la fin de l’année 2007. Marie-Ève Beaulieu a déposé un mémoire de maîtrise intitulé «Caractérisation moléculaire des champignons ophiostomatoïdes associés à quatre espèces de scolytes de l’écorce colonisant l’épinette blanche au Québec et phylogénie multigénique d’une nouvelle espèce de Leptographium». Marie-Ève est présentement professionnelle de recherche dans l’équipe du Dr Nicole Benhamou (Université Laval) où elle s’occupe d’un projet en lutte biologique contre les ravageurs des cultures en serres.

Pour sa part, Guillaume Bouvet a soutenu sa thèse de doctorat, intitulée «Caractérisation et impacts des transposons à ADN chez Ophiostoma ulmi et O. novo-ulmi, agents de la maladie hollandaise de l’orme . Les membres du jury incluaient, outre le directeur de recherche, les Drs Volker Jacobi (co-directeur, Université Laval), François Belzile (Université Laval), Roger Levesque (Université Laval) et Ken Dewar (Université McGill). Guillaume s’est depuis «transposé» à Montréal pour y entreprendre un stage postdoctoral en génomique des champignons à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, sous la direction des Drs Martine Raymond et Sébastien Lemieux.

Tous les membres du CEF félicitent les nouveaux diplômés et leur souhaite beaucoup de succès dans leur carrière!

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1 et 2 mai 2017
Coeur des sciences de l'UQAM

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10-11 mai | Université Laval

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25-26 mai | Université Laval

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Cours du CEF

Analyse des pistes et modélisation par équations structurelles pour écologistes 
1–5 mai 2017 | Université de Sherbrooke
Path analysis and structural equation modelling for ecologists 
May 1–5 2017 | Université de Sherbrooke
8e Semaine de Dendroécologie de la FERLD 
16–21 mai 2017 | FERLD
Cours d'été: Terrain avancé en environnement (GÉO 6041) 
Cours aux cycles supérieurs de 3 crédits offert par François Girard, du 2 au 7 juillet 2017 à la Forêt Montmorency non loin de Québec.
Cours d’été en statistiques bayésiennes – Summer school in Bayesian statistics 
École d’été en statistiques bayésiennes. Maximum de 20 participants.
14 au 18 août | Orford Musique (à 30 minutes de Sherbrooke)
Aménagement des écosystèmes forestiers (ENV7010) 
14 au 25 août 2017, FERLD, Abitibi
Cours sur la complexité 
24-29 septembre 2017, Toscane, Italie

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...Une exposition
virtuelle sur l'arbre!

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CEF-Référence
La référence vedette !

Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

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