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En manchette en 2015

L'actualité du CEF en profondeur

3 décembre 2015

Consensus au congrès «Synergy in Science : Partnering for solutions»: les priorités du moment sont la productivité des fermes, la réduction des pertes de nutriments, la santé des sols, les chaînes trophiques durables et l’adaptation aux changements climatiques
Texte et photos par Laurent Fontaine
Du 15 au 18 novembre dernier s’est tenu le congrès «Synergy in Science : Partnering for solutions – ASA, CSSA, SSSA, ESA 2015 Meeting» à Minneapolis. 4220 participants de toutes nationalités se sont rassemblés pour l’événement, dont 1729 qui ont présenté leurs recherches. Les sujets généraux chapeautant les différentes sections étaient l’agronomie, la science des cultures, la science des sols et l’entomologie. L’objectif annoncé était de faire bénéficier d’une large coopération pluridisciplinaire la science à indice d’impact élevé qui adresse les grands défis de la société d’aujourd’hui. Cette poursuite devait être menée au moyen d’échanges de connaissances entre les experts des différentes disciplines et des partenaires gouvernementaux et industriels. Cet événement international et interdisciplinaire s’est déroulé au centre des congrès de Minneapolis.

J’ai effectué une présentation orale intitulée «Apatite and Orthoclase Forest Fertilization: Insoluble Phosphorus and Potassium Made Available by Ectomycorrhizal Fungi and Associated Bacteria». Essentiellement, nos travaux montrent qu’il est possible d’améliorer la croissance de certaines essences en épandant des minéraux micronisés contenant les nutriments dont le peuplement est en carence, et que ce phénomène est rendu possible par les capacités de dissolution minérale des champignons symbiotiques et bactéries associées ubiquitaires dans les sols de nos forêts de conifères.

Il y avait consensus que parmi les priorités du moment figurent la productivité des fermes, réduire les pertes de nutriments, la santé des sols, les chaînes trophiques durables ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. En agronomie, l’usage de la symbiose mycorhizienne a fait ses preuves pour différentes cultures dans la lutte contre les pathogènes fongiques et bactériens ainsi que contre les nématodes. Aussi, il apparaît que la composition des communautés bactériennes des sols agricoles est importante pour la suppression potentielle des infections par les genres Pythium, Fusarium et Rhizoctonia. Du côté des sols forestiers, les évidences s’accumulent que l’altération du régolite s’effectue à des profondeurs excédant celle des systèmes racinaires et que la production d’acide carbonique par la respiration racinaire en est responsable. Ce phénomène expliquerait en partie l’épuisement des minéraux phosphatés dans les couches profondes des sols forestiers et le lessivage des phosphates dans les cours d’eau. Autrement, la solubilisation des minéraux effectuée par la flore microbienne à des profondeurs racinaires ne conduit pas à un lessivage puisque les nutriments sont absorbés par les champignons ectomycorhiziens et transmis à l’hôte végétal.

Merci au CEF, à mon directeur Yves Piché et notre collaborateur, David Paré, pour m’avoir offert cette merveilleuse opportunité de présenter nos travaux à Minneapolis.


15 octobre 2015

Congrès à Vienne : « Land Use and Water Quality »
Texte et photos par Roxanne Mailhot
Du 21 au 24 septembre dernier s’est tenu le congrès « Land Use and Water Quality 2015 » dans la ville de Vienne. Les conférences portaient sur la science, la gestion et la politique afin de minimiser les effets de l’agriculture et de l’utilisation des sols sur la qualité des eaux de surfaces et souterraines. Les objectifs étaient de permettre un échange de connaissances scientifiques, de discuter des politiques afin d’améliorer la qualité de l’eau ainsi que d’augmenter le réseau de contacts entre scientifiques, gestionnaires de l’eau et décideurs politiques. Cet événement international et interdisciplinaire s’est déroulé dans les locaux de l’Université des Sciences Naturelles et des Sciences de la Vie de Vienne.

169 participants provenant de partout à travers le monde se sont réunis afin de présenter leur recherche. Tous s'entendaient sur le fait que la contamination en azote et en phosphore provient majoritairement des milieux agricoles. D'ailleurs, en Nouvelle-Zélande, 95% des charges d'azote proviennent des milieux agricoles. Les fertilisants sont souvent la source majeure de l'azote et du phosphore, mais l'urine des animaux de ferme joue également un rôle dans l'augmentation des nitrates. Pour prévenir le transport des nutriments hors des milieux agricoles, certains proposaient des actions, dont celle de coopérer avec les producteurs. C'est d'ailleurs une des principales solutions ressorties lors du congrès afin de réduire les pertes en nutriments. Somme toute, on devrait maintenant davantage mettre l’accent sur les politiques de réduction de l'azote et du phosphore dans les eaux souterraines (N), les sols (P) ainsi que les sédiments (P).

Durant cet événement, j’ai eu la chance de présenter les résultats du projet de recherche sur lequel je travaille sous forme d’affiche scientifique. Merci au CEF ainsi qu’à mon directeur Sylvain Jutras de m’avoir permis de vivre cette expérience inoubliable dans cette merveilleuse ville d’Autriche.


23 septembre 2015

L'International Wildlife Management Congress : un moment privilégié pour trouver des solutions à la gestion de la faune
Texte et photos par Toshinori Kawaguchi
Le 5th International Wildlife Management Congress (IWMC) s’est déroulé du 26 au 30 juillet 2015 à Sapporo au Japon. Ce congrès était organisé en collaboration avec la Mammalogical Society of Japan. Il a attiré 870 participants provenant de plus de 50 pays. La thématique de ce congrès était “International Models of Wildlife Biology and Management – Beyond Cultural differences”. L'objectif du congrès était de partager des problèmes liés à la faune (par exemple: les espèces invasives, l'aménagement des populations d’ongulé) et des approches pour les contrer. Le congrès représentait aussi une opportunité pour les participants d’observer des approches dans différents contextes et de transférer leur application à leur situation.

La session plénière d’ouverture du congrès était : “Interaction (Confliction) between wildlife and humans”. Le présentateur a indiqué que dans plusieurs pays et spécialement au Japon, la faune telle que le sanglier et l'ours brun viennent souvent se nourrir dans les terres agricoles et la périphérie de la ville parce que la nourriture y est de grande qualité. Cela entraîne souvent des accidents entre l’homme et la faune.

Plusieurs sujets ont été présentés au congrès allant de la recherche fondamentale en aménagement de la faune, à la gestion des parcs et aux nouvelles méthodes de gestions. Cela a été une belle opportunité pour moi de m’interroger sur les implications en gestion de mon projet et également d’en apprendre davantage sur la gestion de la faune actuelle.


17 septembre 2015

Un bel été de modélisation dans le sauna nancéien
Texte et photos par Vincent Gauthray-Guyénet
Après 3 étés de terrain au Bas-Saint-Laurent riches en aventures et en mouches noires, j’ai quitté pour 2 mois le bon air (très) frais et salin de Rimouski pour me retrouver dans la canicule nancéienne.

La place Stanislas de Nancy est régulièrement proposée comme étant la plus belle place du monde, rien de moins. Je n’étais toutefois pas là pour profiter du Parc de la Pépinière (soit la réserve arboricole royale à partir de 1765), mais bien pour effectuer un stage au LERFoB dans le centre AgroParisTech.

J’ai alors eu l’occasion de consolider mes talents de modélisateur en approfondissant le lien entre les propriétés physico-chimiques du sol et la croissance radiale de l’érable à sucre et du sapin baumier. Mes riches échanges avec Mathieu Fortin m’auront permis de mieux comprendre le mystérieux monde des modèles à effets aléatoires. Les bases d’un chapitre de ma thèse ont donc été jetées. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer plusieurs chercheurs du LERFoB œuvrant dans mon domaine de recherche. J’ai donc pu développer mon réseau de contacts.

Mon séjour en terres lorraines a été très enrichissant, tant du point de vue professionnel que personnel. Merci au CEF et à mon directeur, Robert Schneider, de m'avoir permis de réaliser ce stage d'études.



16 septembre 2015

Centième anniversaire de l'Ecological Society of America
Texte et photos par Rim Khlifa
Du 09 au 14 août dernier s’est tenu le congrès international annuel de la Société américaine d'écologie (ESA ; Ecological Society of America) à Baltimore dans le Maryland (USA), auquel j’ai eu la chance de pouvoir présenter mes récents résultats de recherches sous forme d’affiche. Aujourd’hui, l’ESA compte à son actif environ 10 000 membres. Son but est principalement de promouvoir la science de l’écologie via l’amélioration des relations entre les différents spécialistes et décideurs, ainsi que la perception par le public de l’importance de cette discipline. L’édition 2015 était particulière pour cette société, puisque cette dernière fondée le 28 décembre 1915 à Columbus (Ohio) fêtait son centième anniversaire. L’affluence et l’engouement des écologistes et des médias spécialisés étaient à leur comble cette année. D’ailleurs, le président Obama en personne a tenu à souhaiter un joyeux 100ème anniversaire à l’ESA .

Durant toute la semaine, j’ai pu apprécier la succession sans la moindre faille et dans une organisation parfaite, de très nombreuses présentations orales ou d’affiches de grandes qualités (plus de 1 500 oraux et environ 1 000 affiches en 5 jours). Je vous rassure je n’ai pas pu assister à toutes ! Chaque journée débutait à 07h du matin, se terminait vers 22h et était caractérisée par un enchaînement matin et après-midi de réunions d’affaires (réservées aux personnes concernées), de sessions de présentations orales et d’ateliers. Des thèmes aussi nombreux que variés ont été abordés. C’est ainsi que j’ai pu être au fait des plus récentes découvertes dans le domaine de la biogéochimie des sols, de la biologie du comportement animal (terrestre ou aquatique), du fonctionnement, de la gestion et de la modélisation des écosystèmes ainsi bien sur que de l’écologie des racines et des communautés microbiennes du sol (qui sont actuellement mes propres sujets de recherche). Certaines présentations sortaient un peu du commun comme celles traitant du lien entre écologie et religion par exemple, ou encore celles qui nous poussaient à nous remettre en question ; « Est-ce que nos trouvailles nous permettent de construire de nouvelles connaissances ou au contraire augmentent-t-elles notre confusion ? » ...

Pour ce qui est de l’aspect culturel de ce voyage à Baltimore ; comment ne pas aborder les attraits touristiques de cette ville du nord-est des Etats-Unis dont j’ai pu profiter durant mon temps libre ? Tout d’abord, à quelques mètres à peine du palais des congrès de Baltimore est amarré l’USS Constellation, un impressionnant navire de type corvette. Il est le dernier navire américain de l'époque de la guerre de Sécession encore conservé. Une visite de la bibliothèque George Peabody s’est également imposée. Avec ses 300 000 ouvrages, elle figurerait dans le top 10 des plus belles bibliothèques au monde (je confirme sa magnificence !). J’ai également été particulièrement ravie de pouvoir passer devant la tombe d’Edgar Allan Poe qui a vécu et est décédé dans cette ville, avant de pouvoir aller déguster du « crab cake » spécialité locale.

Vous l’aurez compris, ce voyage fut pour moi une expérience très enrichissante tant sur le plan professionnel que culturel. J’en reviens fortement motivée pour la suite de ma carrière de future chercheur. Je souhaite donc remercier sincèrement le CEF ainsi que ma directrice Alison Munson sans qui tout cela n’aurait pas été possible. Vous pouvez consulter ici le site dédié au congrès de l’ESA 2015 , ainsi que l’affiche  que j’y ai présenté ici.


15 septembre 2015

Un manque de connaissance des espèces de mycorhizes
Texte par Véronique Cloutier
La 8e International Conference on Mycorrhizas (ICOM8), a eu lieu du 3 au 7 août 2015 à Flagstaff, Arizona (États-Unis). Des chercheur(e)s spécialisés dans les différentes mycorhizes (endomycorhizes, ectomycorhizes, éricoïdes, orchidoïdes et dans les dark septates endophytes) ont été rassemblés pour partager leurs travaux récents autant en biogéographie, écologie, taxonomie, morphologie, génétique, protéomique, dynamique des éléments et changements climatiques.

Malgré les énormes avancements réalisés par la communauté scientifique, il a été répété plusieurs fois le manque de connaissances des espèces présentes sur plusieurs territoires, particulièrement aux endroits possédant la plus faible densité de mycologues. Il a aussi été avancé à plusieurs reprises le besoin de coupler les découvertes par séquençage de nouvelle génération avec celles des sciences classiques permettant de décrire les espèces découvertes et d’en documenter l’habitat et l’aire de distribution.

Certains acquis de connaissances présentés pendant la conférence ouvrent la porte à bien des recherches (avis à ceux qui se cherchent un sujet de maîtrise) tels que :

  • Les mycorhizes se retrouvent souvent dans des interactions multiples répartissant non équitablement les ressources acquises parmi leurs symbiontes.
  • Les mycorhizes interagissent indirectement à l’attrait ou à la répulsion d’une tierce espèce (pollinisateur ou envahisseur végétal).
  • Certaines espèces de mycorhizes commencent à être comprises, plusieurs sont étudiées et la majorité reste inexplorée et possiblement insoupçonnée.

Un nouvel outil a été présenté pour traiter les bases de données fongiques, soit FUNGuild  qui utilise en entrée la base de données provenant directement du séquençage de prochaine génération et qui offre comme fichier de sortie l’identification des unités taxonomiques opérationnelles (OTU) avec leur groupe fonctionnel. L’outil en est à ses débuts mais semble prometteur.

Au fil de la semaine de conférences, grâce aux chercheurs présents à cette rencontre dynamique, il y eu évidemment beaucoup plus de transfert d’information que ce qu’il m’est permis de résumer ici.

Merci au CEF de m’avoir donné la chance d’assister à cet événement et d’y faire une présentation concernant mes travaux en mycophagie animale. J’ai pu y rencontrer plusieurs chercheurs ayant travaillé, travaillant actuellement ou planifiant réaliser des travaux sur les champignons hypogés, les truffes et/ou la mycophagie, stimulant des conversations riches en informations et en partenariats potentiels de personnes fort intéressantes et passionnées.

Je termine en mentionnant que la prochaine rencontre (ICOM9) aura lieu en 2017 ou 2018. Vous pouvez consulter le site de l’International Mycorrhiza Society  pour avoir les détails dès qu’ils seront disponibles.



4 septembre 2015

CALBIOEN : une application pour estimer la biomasse d’une plantation
Une application a récemment été développée afin d’estimer la biomasse d’une plantation d’espèces à croissance rapide à des fins énergétiques. L’application CALBIOEN a été développée par Carlo Lupi, Mildred Deldago, Laurent Lemay et Guy R. Larocque, chercheur au Service canadien des forêts. Elle est facile d’utilisation et elle est disponible gratuitement. L’application peut également être utilisée pour calculer la biomasse d’un terrain en friche.

Avec l’application CALBIOEN, vous pouvez :

  • calculer la taille de l’échantillon (n) requise pour une estimation précise de la biomasse dans une plantation selon le degré de précision désiré ;
  • calculer la biomasse dans une plantation ;
  • calculer la biomasse d’espèces ligneuses de petit diamètre dans un terrain en friche ;
  • calculer la surface d’un terrain, via GPS ou d’autres coordonnées.

Vous pouvez télécharger cette application à partir de cette page  et l’installer sur votre ordinateur. Les fichiers nécessaires à son fonctionnement n’utilisent que 7 Mo d’espace. Le fichier « Lisez-moi.pdf » vous guidera sur la façon d’installer l’application sur votre ordinateur. Par la suite, le guide de l’usager vous présentera les explications sur le fonctionnement de l’application.

Pour toutes questions concernant cette application ou son utilisation, contactez :
Guy R. Larocque, ing.f., Ph.D.
Chercheur scientifique en modélisation et productivité forestière
Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts
Tél : 418-648-5791
Courriel : Guy.Larocque@nrcan.gc.ca


26 août 2015

Trois étudiantes du CEF participent à Botany 2015
Texte et photos par Jade Boulanger-Pelletier, Yanwen Dong et Stéphanie Lefebvre Ruel

Du 25 au 29 juillet se déroulait le congrès Botany 2015 à Edmonton en Alberta. Cet évènement d’envergure internationale a réuni plus d'une douzaine de sociétés de biologie végétale de l'Amérique du Nord et attiré plus de 2000 participants du monde entier. Les sujets présentés étaient très diversifiés, allant de la génétique à l’écologie végétale.

Trois étudiantes du CEF ont participé à ce congrès. Yanwen Dong a présenté une partie de son sujet de recherche sous forme d’affiche scientifique ayant comme titre « Role of the alternative respiration in maintaining the source-sink balance in a spring ephemeral, Erythronium americanum». Cette session lui a donné l’occasion de présenter et de discuter des questions et des nouvelles idées liées à son programme de recherche avec les chercheurs et les experts dans le domaine de biologie végétale, et aussi de faire connaissance avec les autres étudiants internationaux qui font des études en botanique. Stéphanie Lefebvre-Ruel a elle aussi présenté une affiche scientifique ayant pour titre «Edges of ecological restoration projects: the case of peatlands». Cette expérience lui a permis de d’échanger avec d’autres étudiants œuvrant dans le domaine de la restauration des tourbières et de réaliser comment la restauration de ces milieux humides diffère de l’approche québécoise lorsqu’elle est réalisée dans le contexte de l’exploitation des sables bitumineux. Jade Boulanger Pelletier a présenté ses résultats avec une présentation orale dans la section Horticulture ayant comme titre «Mineral fertilization stimulates root and leaf growth of cloudberry planted in harvested peatland». Cette présentation lui a donné la chance d’échanger avec d’autres étudiants et chercheurs travaillant sur la chicouté ailleurs au Canada.

Durant la tenue du congrès, les étudiantes ont également eu l’occasion d’assister à de nombreuses présentations intéressantes dans le domaine de l'écophysiologie, l’écologie et l’évolution, l’agronomie, les stress biotique et abiotique, la biochimie métabolique, la protéomique, etc. Vous pouvez consulter l’ensemble des résumés des présentations de la conférence .

Le comité de la conférence a aussi organisé plusieurs ateliers et excursions de terrain. Les étudiantes ont participé à une excursion dans une aire de conservation du lac Coyote, situé à environ 100 kilomètres au sud-ouest d'Edmonton. Le lac Coyote se trouve dans l’une des zones les plus riches en diversité biologique de l'Alberta, comprend de nombreuses espèces de mammifères, d'oiseaux et des plantes, y compris un certain nombre des orchidées rares et peu répandues.

Un merci spécial au CEF et à la SCBV (Société Canadienne de Biologie Végétale) pour leur appui financier qui a permis aux étudiantes de participer à leur première conférence internationale et de vivre cette expérience enrichissante.



29 juillet 2015

L'agriculture et la foresterie réunis dans un symposium portant sur les pestes et pathogènes émergents des plantes
Texte par Julien Ponchart et photos par Amelia Simpson et Angela Delgado

Les 13 et 14 Juillet 2015 se tenait à Penryn (campus délocalisé de l'Université d'Exeter – Angleterre) un symposium organisé par la Société Britannique d'Écologie portant sur l'écologie et l'évolution des pestes et pathogènes émergents des plantes  avec un focus plus particulier sur la sécurité alimentaire mondiale et la résilience des écosystèmes. L'un des points forts du symposium était de traiter à la fois les sujets portant sur l'agriculture, mais aussi sur la foresterie, deux domaines confrontés à des challenges similaires, mais avec des solutions et des impacts bien différents.

Si l'essentiel des présentateurs étaient issus d'instituts de recherche britanniques (à la fois académiques, gouvernementaux et non-gouvernementaux) et européens, les sujets traités s'étendaient bien au delà de ces frontières avec notamment les travaux des représentants du CABI (Commonwealth Agricultural Bureaux International) ainsi que FERA et DEFRA (respectivement Food and Environment Research Agency et Department for Environment, Food and Rural Affairs) en régions tropicales (Julie Flood, Julian Smith...); quelques pathogènes d'actualités au Canada étaient aussi mentionnés notamment Phytophthora ramorun (mort subite du chêne) et une espèce d'agrile.

Une autre force de ce congrès fut de présenter cette thématique des pestes et pathogènes émergents selon différents angles, si l'aspect biologie moléculaire a été illustrée, notamment lors de la présentation magistrale du Docteur Nick Talbot (Université d'Exeter) sur Magnoporthe oryzae (champignon phytopathogène du riz – répandu et plus vraiment émergent) qui alliait fluorescence et microfilms, des aspects de modélisation/prédiction ont aussi été montré, notamment par le Docteur Ian Toth (James Hutton Institute) permettant d'évaluer les risques d'infection/propagation de différentes maladies de cultures dépendamment des conditions climatiques ainsi que des zones géographiques précises en Écosse. Des avancées sur les techniques de détection étaient aussi présentées, la plus marquante étant celle du Docteure Anne-Katrin Mahlein (Université de Bonn) qui utilise l'hyperspectroscopie pour déterminer les pathogènes sans avoir à endommager la plante (ce qui permet donc d'observer son évolution symptomologique).

Enfin l'aspect anthropique était aussi illustré, qu'il s'agisse de comportement culturel (Marc Delêtre – Université Nationale d'Irelande à Galway) au Gabon où la diversité génétique des cultures (et de ce fait leur potentiel de résistance) peut être liées au système sociétal (matriarchie ou patriarchie), ou en Europe avec l'utilisation massive des réseaux sociaux qui permet de traquer l'apparition de phénomènes nouveaux (symptôme de maladie – présence inusitée d'insecte), le public étant les yeux des chercheurs en dehors du laboratoire/site d'étude et le développement d'applications pour téléphone intelligent afin de monitorer différents aspects (aire de ditribution notamment).


29 juillet 2015

Forêts : L’importance pour la planète et la société
Texte et photo par Mebarek Lamara
Une conférence a été organisée par IUFRO à Florence en Italy entre les 8 et 12 juin 2015 sous le thème de "Forests: the importance to the planet and society" . The Tree Biotechnology Conference IUFRO est organisée tous les deux ans depuis 1985 et l'année 2015 était donc le trentième anniversaire de cet événement.

Cette conférence a réuni des universitaires, des scientifiques, des institutions publiques et privées d'organisations internationales, nationales et régionales, gouvernementales et non-gouvernementales et d'autres intervenants (près de 300 délégués de 50 pays) pour discuter de tous les aspects de la biotechnologie et de la biosécurité des arbres forestiers.

Par conséquent, le "IUFRO biotechnologie des arbres" offre une occasion unique de partager des informations et d'expériences, et à engager un dialogue ouvert et constructif sur l'état de la recherche dans le domaine.

Le thème principal de la conférence était «Forests: the importance to the planet and society" et comment les préserver à la lumière du changement climatique mondial pour répondre aux exigences croissantes de la société pour les ressources durables, les énergies renouvelables et la production de biomasse.

J'ai participé en présentant une conférence intitulée "Genetic architecture of wood properties based on association analysis and co-expression networks in white spruce". Ma présence à cet événement m’a donné une occasion unique pour présenter et discuter des nouveaux développements et des idées liées à l'état actuel et l'avenir de la recherche en génétique, en génomique et en biotechnologie forestière.


21 juillet 2015

Une forêt plus grande que nature
Texte par Louis-Philippe Bourdeau et images par Carbone boréal
Des étudiants en journalisme scientifique ont préparé des articles de vulgarisation après avoir interviewé des membres du CEF. Voici le quatrième de cinq articles mettant en vedette un projet de Jean-François Boucher.

La forêt boréale canadienne émet plus de gaz carbonique qu’elle ne peut en absorber. Des chercheurs québécois veulent agrandir sa superficie pour l’aider à mieux respirer… un arbre à la fois.


Depuis 2008, plus de 850 000 arbres ont été plantés sur des terrains
dénudés boréaux du Québec par l’équipe de Carbone boréal. Ci-dessus,
un planteur est à l’œuvre dans l’un des secteurs expérimentaux.

Chaque année une équipe de chercheurs et d’étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) supervise l’un des plus grands laboratoires extérieurs au monde : la forêt boréale canadienne. En six ans, ils y ont planté environ 850 000 arbres dans quatre lieux d’expérimentations protégés de l’exploitation forestière. Leur objectif? Augmenter la superficie de la forêt pour l’aider à absorber davantage de gaz carbonique (CO2) et ainsi lutter contre les changements climatiques.

«Notre travail c’est de créer des forêts là où il n’y en a pas», résume Jean-François Boucher, membre régulier du Centre d’étude de la forêt et spécialiste de la gestion du carbone forestier à l’UQAC. Grâce au mécanisme de photosynthèse, le gaz à effet de serre (GES) est piégé dans la biomasse de ces nouvelles plantations ce qui l’empêche de retourner dans l’atmosphère.

Dans la dernière décennie, les ravages de l’épidémie de denctroctone du pin dans l’ouest du pays combinés à ceux de la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec et aux feux de forêts plus fréquents ont ébranlé l’un des principaux poumons de la planète. La quantité de CO2 émise annuellement par la forêt est désormais plus importante que celle absorbée. Pour M. Boucher, ce débalancement est une raison de plus d’agir. «La forêt doit faire mieux que ce qu'elle pourrait faire d'elle-même naturellement», croit-il.

Pour y arriver, le chercheur de l’UQAC s’est intéressé à une étendue de 1,6 million d’hectares de terrains boréaux naturellement dénudés, environ trois fois la taille de l’Île-du-Prince-Édouard. Dispersées sur le territoire québécois jusqu’à la limite nordique du 51e parallèle, ces zones sont jugées improductives à l’exploitation forestière.

Couverts de lichen et de quelques arbres, ces espaces ont une allure inhospitalière. Leur boisement est pourtant une solution efficace et économique afin de créer de nouveaux puits de carbone, des réservoirs naturels de GES, assure le chercheur. «Il y a très peu de conflits entourant l’utilisation de ces terres. Ce ne sont pas des terres arables et elles sont souvent déjà accessibles par les chemins forestiers actuels», explique-t-il.

L’an dernier, une étude dirigée par son collègue François Hébert a confirmé que ces terrains étaient bel et bien viables à la plantation d’arbres. «Est-ce que ça pousse? ”Oui ça pousse!” Est-ce que ça survit? ”Oui, ça survit!” Le taux de survie est comparable à n’importe quelle autre plantation, mais la croissance est moins rapide», note M. Boucher. Pour en arriver à ce constat, les chercheurs ont analysé pendant une décennie la croissance de 18 lots d’épinettes noires dans six secteurs de terrains dénudés boréaux situés au centre de la province.

En 2007, le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait d’ailleurs conseillé d’augmenter les superficies forestières pour lutter contre les changements climatiques. Cinq ans plus tard, l’équipe de l’UQAC a donc modélisé par ordinateur un scénario dans lequel le quart des terrains dénudés boréaux du Québec seraient boisés sur une période de 20 ou 50 ans.

Sur papier, les résultats sont prometteurs, mais exigeront beaucoup de patience. Dans le meilleur des cas, après 45 ans, ces nouvelles forêts permettraient d’absorber 8% des émissions de CO2 de l’industrie québécoise si celles-ci demeurent stables.

Faire d’une pierre, trois coups


Carte et données fournies par Carbone boréal

Pour financer ces recherches, Jean-François Boucher et son collègue Claude Villeneuve, directeur de la Chaire en éco-conseil de l’UQAC , ont uni leurs forces pour mettre sur pied le projet Carbone boréal . «On s’est dit qu’il fallait faire contribuer le public. En établissant ce projet original, ça donnait aussi un laboratoire naturel extraordinaire pour nous et les générations futures», raconte M. Boucher.

Le concept est simple. Depuis 2008, le public ou les entreprises peuvent calculer la quantité de CO2 émise par leurs activités. L’achat de «crédits de carbone» permet ensuite de compenser ces émissions par la plantation d’arbres, principalement en terrain dénudé. L’argent recueilli, près de 1.5 million de dollars jusqu’à présent, sert au financement des recherches et à la création de nouveaux puits de carbone.

Avec le succès populaire du projet, les recherches de l’équipe de l’UQAC ont pris une nouvelle orientation. L’objectif est maintenant d’évaluer si le boisement peut devenir une solution économique durable pour des investisseurs potentiels. Les premières études sont déjà entamées. «On veut améliorer et optimiser les rendements de ces terres afin qu’un investisseur puisse avoir un retour sur investissement le plus rapidement possible », explique-t-il.

En variant les essences d’arbres, la période de plantation et la zone de production, une entreprise pourra idéalement compenser ses émissions de GES en dix ans, espère M. Boucher. Celle-ci pourra ensuite vendre les crédits qu’elle génère à d’autres entreprises plus polluantes. Qui a dit que l’argent ne poussait pas dans les arbres?


14 juillet 2015

le génome des arbres forestiers : une nouvelle frontière pour la biologie forestière
Texte et photo par Atef Sahli

Le 16 et 17 juin 2015 s’est tenu le 35ème Symposium New Phytologist intitulé « le génome des arbres forestiers : une nouvelle frontière pour la biologie forestière ». Ce congrès a été organisé par le New Phytologist Trust à l’arboretum Arnold de l’Université d’Harvard (Boston, Massachusetts).

Crée en 1872, l’Arboretum Arnold est un impressionnant musé du vivant qui s’étend sur 107 hectares et abrite plus de 15000 espèces de plantes ligneuses. L’arboretum est un lieu où le grand public peut apprécier une collection de plantes provenant du monde entier tout le long de l’année. Il inclut aussi des laboratoires de recherche équipés de technologies de pointe où des plantes rares et exotiques sont étudiées. La direction de l’arboretum invite et supporte financièrement (via des bourses) les chercheurs intéressés par l’étude des espèces préservées dans la collection de l’arboretum. Le site web de l’Arboretum Arnold  contient les informations nécessaires pour établir des projets de collaboration.

Le congrès fût l’occasion d’assister à des présentations données par des experts de renommée internationale sur les avancées récentes en génomique et en biologie forestière. Les thèmes abordés couvraient un spectre large de sujets allant du questionnement sur ce qu’est un arbre (étrangement, fournir une réponse à cette question est moins évident qu’on le pense) jusqu’aux récentes avancées en génomique qui font et continueront à faire progresser nos connaissances sur des aspects de la biologie de plusieurs espèces forestières inaccessibles jusqu’à récemment. Au cours du symposium Peter Crane, auteur du livre « Ginkgo: The Tree That Time Forgot », nous a introduit à l’histoire fascinante de l’arbre Ginkgo qui a peuplé la terre pendant plus de 200 millions d’années, a survécu l’extinction des dinosaures et qui serai maintenant éteint si ce n’est grâce à l’intervention de l’homme qui protège cette espèce depuis quelques dizaines d’années. Le congrès s’est terminé par une discussion en groupes sur les avancées réalisées jusque-là en génomique forestière et les directions que devrait prendre la discipline dans les prochaines années. Les points essentiels de cette discussion et les recommandations des experts participants à ce symposium seront publiées dans le journal New Phytologist afin d’en informer le public et les agences qui financent la recherche en sciences forestières.



29 juin 2015

NAFEW 2015 live from Mexico!
Texte et photos par Kevin Solarik
North American Forest Ecology Workshop 2015 - Veracruz, Mexico June 14-18th 2015

What do you get when you mix academia, tacos, mariachi bands, tropical forests, coffee, and a little tequila? NAFEW 2015 – Sustainable Landscapes: From Boreal to Tropical Ecosystems. From June 14 to June 18th a number of CEF members were well represented for the week in Veracruz, Mexico! Christian Messier (UQAM-UQO) provided an excellent keynote speaking on the final day, which challenged the audience to think about how we can better adapt our management strategies in the future for our forests with his talk: “From Management to Stewardship: viewing forests as complex adaptive systems in an uncertain world”. The talk generated excellent discussion back and forth and really had the audience on its toes! Timothy Work (UQAM), Yan Boucher (MFFP), Kevin Solarik (UQAM), and Philippe Nolet (UQO) all gave oral presentations sharing the work that is being done here in Québec, while also participating in some of the field trips during the week: Tropical Forest Reserved “Santa Gertrudis” and the “Campo Experimental INIFAP” – An experimental Coffee Plantation. A lot of fun was had by all participants and the hosts did an excellent job. In total, over 150 people from Canada, United States, and Mexico participated in the workshop. It is already been confirmed that the next NAFEW is scheduled to be in Edmonton, Alberta in 2017. Those interested should get into contact with event organizers Ellen MacDonald (ellen.macdonald@ualberta.ca) or Simon Landhausser (simon.landhausser@ualberta.ca) at the University of Alberta.



16 juin 2015

Valoriser la biodiversité en plein cœur de la ville
Texte et images par Anouk Jaccarini
Des étudiants en journalisme scientifique ont préparé des articles de vulgarisation après avoir interviewé des membres du CEF. Voici le troisième de cinq articles mettant en vedette un projet d'Alain Paquette.

Depuis 2008, plus de la moitié des humains vivent dans les villes, et celles-ci empiètent de plus en plus sur les milieux naturels. Bien sûr, il faut protéger et restaurer ces milieux, mais on peut aussi intégrer la biodiversité dans le développement urbain en mettant en valeur les écosystèmes modifiés par l’homme.


Fig. 1 Services écosystémiques de l’arbre

La ville : un réseau d’habitats
Le promeneur qui arpente les rues de Montréal, s’il ouvre l’œil, se rendra compte que sa ville est parsemée de nombreux habitats qui accueillent des espèces animales et végétales : boisés, cours d’eau, milieux humides, terrains vagues, parcs et jardins privés, sans oublier les cimetières, les terrains de jeux et les toits verts. Si on a longtemps vu l’urbanisation comme un facteur de destruction des milieux naturels, nombreux sont les experts qui choisissent aujourd’hui de s’intéresser plutôt aux espaces hybrides ainsi créés, à la fois urbains et naturels – la forêt urbaine, par exemple, qui fournit aux êtres humains de nombreux services (voir la figure 1).

Protéger et valoriser la biodiversité urbaine
Pour protéger, enrichir et mettre en valeur les écosystèmes modifiés par l’homme, il faut sensibiliser les citadins à l’importance de la biodiversité. C’est dans ce but qu’Alain Paquette, chercheur à la Chaire CRSNG/Hydro-Québec sur la croissance de l’arbre de l’UQAM (dirigée par Christian Messier), a conçu le projet IDENT-Cité, un « parcours de la biodiversité » en double spirale grâce auquel notre promeneur, dès le printemps 2015, expérimentera directement l’importance de la diversité des espèces. Il y trouvera en proportions à peu près égales des feuillus et des conifères, qui formeront un arboretum où s’ajouteront aux essences qu’il connaît déjà (comme l’érable rouge ou l’amélanchier) d’autres espèces moins répandues en ville (voir la figure 2).


Fig. 2 Parcours en spirale

Disposées de façon à présenter ce qu’Alain Paquette appelle un « gradient de biodiversité », les espèces seront de plus en plus diversifiées à mesure que le promeneur se déplacera vers le centre de la spirale, pour redevenir de plus en plus semblables sur la deuxième moitié du parcours. Toutes les espèces plantées auront bien sûr en commun une bonne tolérance aux conditions urbaines, mais elles devront aussi présenter un large éventail de caractéristiques.

La diversité des espèces ne suffit pas toujours
En effet, ce n’est pas tout de diversifier les espèces; si elles se ressemblent trop, même dans les caractéristiques qui leur permettent de bien s’adapter en ville, elles risquent aussi d’avoir les mêmes vulnérabilités : « Les espèces qui ont les mêmes forces ont peut-être aussi les mêmes faiblesses, explique Alain Paquette. Si c’est le cas, elles pourraient toutes être vulnérables face aux mêmes facteurs de stress. » Or, si l’on souhaite améliorer la biodiversité urbaine, c’est parce qu’on pose l’hypothèse que plus une forêt est diversifiée, plus elle sera résiliente face aux changements globaux (tempêtes violentes, infestations d’insectes exotiques, chaleur, sécheresse, pollution).


Agrile adulte
(photo : Ville de Montréal)

Agrile du frêne: L’agrile du frêne est un parasite qui touche toutes les espèces de frênes et entraîne la perte de centaines d’arbres chaque année dans la métropole.

Érable de Norvège: On trouve sur les terrains publics de Montréal plus de 55 000 érables de Norvège. Cette espèce originaire d’Europe a été très populaire dans les villes pour remplacer les arbres touchés par la maladie hollandaise de l’orme; très résistante à la pollution, elle s’établit et pousse rapidement, même si l’espace est restreint et le sol, pauvre. Cependant, elle prend la place des espèces indigènes; la Ville doit donc prendre des mesures pour en stopper la plantation, au moins dans les parcs naturels.

C’est d’ailleurs en partie pour vérifier cette hypothèse qu’Alain Paquette a créé le projet IDENT-Cité, le dernier-né du réseau IDENT (International Diversity Experiment Network with Trees) qui mène déjà dans plusieurs régions du monde des expériences où l’on mesure les effets de la biodiversité sur différentes fonctions des écosystèmes, comme la productivité et la résilience. Ce nouveau parcours – le tout premier en milieu urbain – permettra aux chercheurs de vérifier l’importance de la biodiversité en ville et de préciser les caractéristiques à privilégier chez les arbres qu’on veut planter en milieu urbain (on sait déjà, par exemple, qu’ils doivent idéalement résister au vent, à la compaction des sols et aux sels de déglaçage, être capables de pousser à l’ombre et de faire leurs racines en surface).

Il faut dire que pour l’instant, la liste d’espèces tolérantes aux conditions urbaines n’est pas très longue et s’amenuise d’année en année, entre autres parce que certaines essences sont touchées par des parasites comme l’agrile du frêne. Par ailleurs, certaines espèces exotiques, bien adaptées au milieu urbain, ont tendance à prendre la place de leurs cousines indigènes; on souhaite donc en réduire le nombre, notamment près des milieux naturels.

Le projet IDENT-Cité résulte d’une collaboration entre l’UQAM et l’Arrondissement Ahuntsic- Cartierville; au cours des 5 prochaines années, grâce à une subvention de l’arrondissement, des étudiants animeront le parcours et créeront du matériel d’interprétation.



16 juin 2015

Écoles d'été MCF 2015
Texte et photo par Virginie Angers

Pas une mais deux écoles d’été en Modélisation de la complexité de la forêt ont eu lieu récemment! La « traditionnelle » s’est déroulée à la Station de biologie de Montréal, à St-Hippolyte, du 25 au 29 mai. Une trentaine d’étudiants ont participé à cette formation qui avait une teinte particulièrement spatiale grâce à Marie-Josée Fortin (UofToronto), Pedro Peres-Neto (UQAM) et Patrick James (UdeM). L’album photo  est en ligne sur le site MCF. L’école d’été « crémeuse » avait quant à elle lieu à la Station de recherche HJ Andrews, en Oregon (USA). La quinzaine de participants provenait du Québec, de Colombie-Britannique et d’Oregon. Du 8 au 12 juin, Klaus Puettmann (Oregon State University), Lael Parrott (UBC-O) et Christian Messier se sont relayés pour discuter de complexité et des systèmes complexes adaptatifs en lien avec la forêt. À l’année prochaine pour (au moins) une autre école d’été MCF!


15 juin 2015

Traits 2015 : un succès sur toute la ligne!
Texte et photo par Alison Munson

La 5e École d’été sur les Traits fonctionnels des plantes  a été un grand succès encore cette année. La formation a eu lieu durant la semaine du 10 au 16 mai à la Station biologique des Laurentides au nord de Montréal. Ce fut une semaine «intense», commençant par une journée de cours théorique de base impliquant tous les professeurs. L’atmosphère s’est allégée un peu par la suite avec la formation des équipes pour les exercices sur le terrain; heureusement, la pluie printanière s’était arrêtée juste à temps pour les mesures. Les équipes se sont dispersées pour mesurer les feuilles (ontologie) et les branches (densité) d’arbres, les racines et les feuilles des plantes de sous-bois ainsi que les mesures de photosynthèse et de surface foliaire. Tout le monde était dehors, sauf l’équipe «lazy» de Francesco qui a exploité les bases de données (TOPIC et TRY). Le soir, les équipes continuaient de travailler au labo et aux ordis, faisant ainsi des découvertes intéressantes présentées le dernier matin du cours. Commenté de façon très positive par les étudiants, l’aspect intensif de six jours en groupe, incluant les repas et les soirées autour d’un feu, est à la fois un avantage (pour l’apprentissage) et un désavantage (on ne veut pas que ça se termine). Notre groupe extraordinaire qui incluait plusieurs joueurs de ukulélé, était originaire du Québec, d’ailleurs au Canada (Ontario, Terre neuve et Colombie-Britanique), des États-Unis et d’Europe (France, Belgique et Pologne). Tout le monde s’est séparé avec un peu de regret le samedi midi.


10 juin 2015

L’analyse de pistes; sur les traces de la causalité
Texte et photos par Maxime Brousseau

Du 4 au 8 mai dernier se tenait l’école d'été d’analyse des pistes en écologie  organisée par l’Université de Sherbrooke en partenariat avec le CEF et le CSBQ. Dans le décor enchanteur du Mont St-Hilaire, Bill Shipley, un des pères fondateurs de l’application de l’analyse de pistes à l’écologie, nous a présenté les rudiments de cette méthode statistique de plus en plus populaire. Contrairement à ce que certains peuvent en penser, non, nous ne regardons pas les pistes que les animaux ont laissées dernières eux, mais bien la structure et les liens de causalité existant entre différentes variables.

Il n’est pas rare en tant qu’écologiste de formuler des hypothèses de recherche comprenant plusieurs variables et portant sur des systèmes dans lesquels il est impossible de contrôler l’ensemble de celles-ci. C’est dans ce contexte que la modélisation d’équation structurelle et l’analyse de pistes peuvent devenir des outils intéressants afin d’évaluer les effets directs et indirects existant entre les variables. À l’aide d’un modèle conceptuel représentant les connexions entre les variables, il devient possible de visualiser et d’évaluer le sens et la force des liens causaux entre celles-ci. Il est également possible de modéliser des variables latentes, c’est-à-dire des variables que l’on ne peut mesurer directement. Le fitness, par exemple, ne peut être mesuré qu’à travers différents indicateurs comme la masse de l’individu, le nombre de petits ayant survécu, la durée de vie de l’individu, etc. nous informant sur la valeur adaptative d’un individu.

Bref, sans passer à travers l’ensemble de la matière vue durant ces cinq jours de formation, disons que nous en sommes ressortis beaucoup mieux outillés qu’au départ. Sans être une méthode s’appliquant à l’ensemble des situations, l’analyse de pistes se veut un outil polyvalent permettant de répondre à plusieurs questions notamment dans les cas où il y a absence de dispositifs expérimentaux. Cette semaine de formation aura été une activité alliant corps et esprit dans un environnement de travail des plus champêtre. En alternant marche en forêt et programmation dans R, le tout combiné aux excellents repas fournis par l’Université McGill, cette formation est un événement à inscrire dans votre calendrier !


10 juin 2015

Rovaniemi: la ville officielle du Père Noël
Texte et photos par Yosune Miquelajauregui

La petite ville de Rovaniemi, située à 826 km au nord de Helsinki en Finlande a été l’hôte de la 17e conférence IBFRA à laquelle 150 personnes ont participé. Professeurs, chercheurs et étudiants de diverses institutions y ont présenté leurs résultats suivis par des commentaires intéressants des membres de l’auditoire.

Différents sujets concernant la forêt boréale ont été abordés: le potentiel d’atténuation du secteur forestier, les impacts des feux de forêt sur la gestion durable, les effets des changements climatiques sur la productivité et les stocks de carbone, le traitement et l’intégration de données en masse, ainsi que la bioéconomie.

Une excursion en Laponie a été organisée par le comité. Nous avons eu l’occasion de visiter Levi, une petite ville où une mine canadienne est active. Nous avons aussi visité une ferme traditionnelle de Samis, un peuple autochtone de la Scandinavie. Ses activités traditionnelles sont la pêche et l’élevage de renne. Finalement, nous avons visité le chemin de fer du Rovaniemi, où le bois est stocké et transporté ailleurs.

Avant le départ, nous avons visité la ville du Père Noël, l’une des principales attractions de Rovaniemi. Nous ne pouvions pas quitter cette belle région du monde sans demander un cadeau bien mérité!


9 juin 2015

Rencontre inaugurale du GDRI Forêts froides
Texte et photos par Hugo Asselin

La rencontre inaugurale du Groupe de recherche international (GDRI) sur l'analyse et la modélisation du fonctionnement des forêts froides de l'hémisphère nord a réuni une vingtaine de chercheurs de la France, du Canada, de l'Islande, de la Fennoscandinavie et de la Russie à la station de recherche du Service islandais des forêts, à Mógilsá, les 4 et 5 mai derniers. Le CEF y était représenté par Hugo Asselin, Yves Bergeron, Hubert Morin et Clémentine Ols ainsi que les chercheurs associés Sylvie Gauthier, Martin Girardin et David Paré. Le séjour a été organisé par Adam Ali (France), Igor Drobyshev (Canada/Suède) et Ólafur Eggertsson (Islande). Les participants ont discuté des avenues de recherche possibles et ont jeté les bases de collaborations futures. Les activités incluaient une visite terrain qui a permis de constater que l'Islande est un véritable laboratoire de foresterie à ciel ouvert.


5 juin 2015

Nouvelle plantation IDENT - ComplexCité
Texte et photos par Daniel Lesieur


Mise en terre protocolaire. De gauche à droite, Messieurs Stéphane Bock, Xavier Francoeur et Daniel Bock, Maire de Notre-Dame-de-la-Paix

C'est le 2 juin dernier qu'a débuté la mise en terre des plants d'une nouvelle plantation ComplexCité - IDENT en Outaouais.

Contrairement aux plantations traditionnelles, ce dispositif s’inspire des aménagements que l’on retrouve en milieu urbain. Thuya, physocarpe, amélanchier, paturin (gazon), fleurs des champs sont quelques-unes des plantes qui ont été mise en terre près de Notre-Dame-de-la-Paix dans la Petite-Nation et que l’on retrouve fréquemment dans les parterres en ville. En disposition régulière ou regroupée, en combinaison simple ou multiple, ce dispositif devrait permettre à Xavier Francoeur, étudiant au doctorat dans le laboratoire de Christian Messier à l’UQAM et l’UQO, de mieux comprendre les relations s’établissant entre les espèces présentes et les gains écosystémiques. « Les études démontrent depuis plusieurs années que les systèmes simples, peu diversifiés, sont plus sensibles aux perturbations et qu’ils sont moins résilients mais très peu d’études en milieu urbain à ce jour n’ont démontré à quel point les systèmes complexes pouvaient être bénéfiques pour la nature et les humains » de dire Xavier. Une fois en place, Xavier suivra l’évolution des plantes mais également des communautés d’insectes et de microbes qui viendront coloniser ce nouvel environnement. « On parle beaucoup de la perte des insectes pollinisateurs ces derniers temps. Est-ce que l’on peut trouver une manière d’aménager qui pourrait les favoriser» ? Cet exemple n’est qu’une des nombreuses questions que cet étudiant se pose! Ce dispositif s'inscrit dans son projet de doctorat qui cherche à savoir où et comment planter pour restaurer la connectivité et et augmenter la biodiversité et la résilience (et les autres services écosystèmiques). Malgré la [courte] durée de son doctorat, Xavier est confiant de pouvoir démontrer l’importance d’aménager de façon complexe … même en milieu urbain!


L’équipe de terrain en compagnie du Dr. Christian Messier
28 mai 2015

La CEFoshère en bref
Depuis la dernière parution de la CEFOspère en bref, Eliot McIntire a lancé un nouveau blogue, Predictive Ecology , dans lequel il vous explique comment on peut faire de la prédiction en écologie au moyen de la simulation avec le language R et le package SpaDES développé par son équipe. Dans une série de billets, il teste la rapidité du logiciel R pour les modèles de simulations dans plusieurs situations : pour la moyenne , le triage des données  et la suite de Fibonacci . Vous pourrez également apprendre comment installer les packages d’analyse spatiale  et comment faire une comparaison fiable de nombres réels dans R .

Vous avez manqué le colloque du Réseau Ligniculture Québec en mars dernier? Lisez le très bon résumé  d’Eric Alvarez. Il synthétise les points essentiels des présentations tout en vous invitant à consulter les conférences du colloque  si vous voulez en savoir plus. Eric a également produit un graphique  qui illustre les statistiques de récolte dans les forêts publiques québécoises mises à jour avec les plus récentes données du rapport annuel « Ressources et industries forestières — Portrait statistique, Édition 2015 ». Vous pourrez également lire un résumé du troisième rapport de Chantier  faisant suite au Rendez-vous national de la forêt de l’automne 2013, soit le Chantier sur la production de bois. Un rapport qui constituera le volet économique de la future Stratégie d’Aménagement Durable des Forêts du gouvernement. Enfin, il présente un extrait d’un compte-rendu  d’un symposium sur « Le calcul de la possibilité en aménagement forestier » qui s’était tenu dans le cadre de la Semaine des sciences forestières de 1969. L’extrait consiste en un débat qui eut lieu concernant la justesse de calculer la possibilité forestière sur la base de la forêt « réelle » ou la forêt du futur, un débat oublié aujourd’hui, mais qui selon Eric aurait intérêt à refaire surface.

André Desrochers poursuit sa réflexion sur les coupes à blanc  en proposant de les déclarer «aire protégée». Dans le même billet, il critique l’idée que la perte d’habitat est la principale cause des extinctions massives. Il change de registre dans son billet suivant et livre une réflexion philosophique sur la vie extraterrestre . Vous pourrez aussi lire sur son blogue un résumé de Ecomodernist Manifesto , un manifeste publié par le Breakthrough Institute, un groupe de réflexion qui propose une vision originale et pleine d’optimisme par rapport à l’environnement.

Si vous connaissez quelqu’un qui rêve de devenir arachnologiste , Christopher Buddle a rédigé un guide pour y parvenir. Il poursuit ses réflexions sur l’éducation sous plusieurs angles que ce soit sa participation à un événement sur l’Université du futur,  sa présence en classe  en tant qu’étudiant de premier cycle, l’utilisation de twitter en classe , le lien entre la rapidité à un examen et les résultats des étudiants  ou le résumé d’un article sur l’utilisation des technologies en enseignement . Si vous vous demandez quoi faire si vous trouvez une araignée sur vos fruits, voici le mode d’emploi . Depuis le début mai, Christopher a commencé une nouvelle rubrique intitulée Spiderday  qu’il publie tous les samedis, ce billet est une suite de liens vers des sites qui ont publié à propos des arachnides durant la semaine. Vous trouverez aussi sur son blogue le résumé du dernier article publié par un membre de son laboratoire : Beetles from the North .


26 mai 2015

L’or brun du Québec
Texte par Camille Martel et image par Jean-François Bourdon
Des étudiants en journalisme scientifique ont préparé des articles de vulgarisation après avoir interviewé des membres du CEF. Voici le deuxième de cinq articles mettant en vedette une recherche de Jean-François Bourdon.

Après un feu, la forêt semble dévastée. Sombre et inanimée, elle a été dépouillée de ces attraits. Mais le passage des flammes pourrait-il révéler un joyau qui autrement ne serait découvert?


Morille de feu

Les cheveux ébouriffés et quelques cartes sous le bras, Jean-François Bourdon transporte deux sacs remplis de morilles. Aussi bien dire qu’il a des centaines de dollars au bout des doigts. Depuis 2011, la vie de ce candidat à la maîtrise en sciences forestières tourne autour de ces mystérieux champignons.

Son ancien colocataire, Frank Tuot, d’origine française, l’a initié aux morilles. « En France, la récolte du champignon est beaucoup plus développée qu’au Québec », affirme Jean-François Bourdon. Ici, on commence tout juste à s’y intéresser.

Un champignon prisé
Goûteuse à souhait, la morille est prisée par les chefs cuisiniers. Au Québec, on compte environ 400 $-750 $ pour 1 kg de morilles séchées.

Dans l’Ouest canadien, on cueille la morille depuis 30 ans. Au Québec, les cueilleurs de morilles sont rarissimes. On retrouve surtout ces champignons en forêt boréale. Des récoltes commerciales ont seulement été tentées à trois reprises au Québec, soit en 2006, 2011 et 2014.

La morille de feu se retrouve, comme son nom l’indique, sur des sols qui ont brûlé. La couche supérieure du sol, l’humus, est consumée lors des feux de forêt. Le sol minéral, en- dessous, se retrouve alors exposé. L’été suivant le feu, les morilles produisent un ascocarpe, le chapeau brun et flétri que l’on mange.

Le hic est qu’il n’y a toujours pas de moyen efficace pour les repérer afin d’en faire la récolte. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin! C’est ici que le jeune chercheur entre en jeu.

Un allié précieux, à des milliers de kilomètres


Localisation du site d’étude

En utilisant l’imagerie satellite, Jean-François Bourdon a pu avoir une vue d’ensemble des feux qui ont fait rage au Québec chaque année. Il s’est concentré sur un territoire situé à environ 250 km au nord de Chibougamau, où un feu de 185 000 hectares a fait rage en 2013.

Sur les images du satellite Landsat-7, il a évalué la sévérité de ce feu en le comparant au même territoire, trois ans plus tôt. Tel qu’illustré sur l’image ci-dessous, il a superposé les images de 2010 et 2013. L’image du haut est celle qui calcule la différence de végétation entre les deux. Ce qui a brûlé et ce qui est resté intact. L’indice dNBR (delta Normalized Burned Ratio) lui a permis d’attribuer une valeur numérique à la sévérité du feu qui a eu lieu. Le dNBR est un algorithme qui se calcule à partir d’un logiciel informatique.


Imagerie satellite et utilisation du dNBR

Il a ainsi pu repérer là où le feu a été le plus sévère, soit les zones figurant en rouge sur la carte. L’étudiant entreprend ses recherches sur le terrain à l’été suivant, en 2014.

Il localise les morilles selon la sévérité du feu et prédit les sites potentiels pour la cueillette. Sur les lieux, il géolocalise plus de 5000 morilles! Ses résultats montrent qu’il y a plus de morilles là où la végétation avait été le plus touchée. Pour Jean-François, c’est une première.

Des obstacles sur la route
Ce projet n’a pas été de tout repos pour Jean-François Bourdon. « Ça m’a rendu un peu fou », dit-il. « Lorsqu’on commence à chercher des morilles, c’est un peu comme une chasse au trésor. » N’ayant pas reçu de financement pour son projet, il a dû payer ses coûteuses recherches sur le terrain de sa poche. Néanmoins, quelques entreprises locales lui sont venues en aide en lui fournissant un peu de nourriture et d’essence.


Cartographie des sites d’étude et morilles séchées

Son projet suscite la curiosité des cueilleurs et marchands de champignons ainsi que celle des entreprises forestières. Le potentiel de commercialisation des morilles est attirant. Jean-François Bourdon explique que la cueillette de la morille pourrait être une nouvelle activité économique en région. « Les coupes forestières pourraient se synchroniser avec la cueillette de morilles », dit-il. Ainsi, deux ressources naturelles pourraient être exploitées de concert.

Pour l’avenir, le jeune ingénieur veut consolider ses recherches et mettre au point une manière efficace de récolter la morille de feu. Il aimerait intégrer une entreprise qui lui permettrait de poursuivre ses recherches sur la détection de ces précieux champignons.

Il validera ses recherches sur le terrain, en juin prochain.

Un joyau, enfin dévoilé!


29 avril 2015

L’hiver à tire-d’aile
Texte par Jessica Finders et photo par André Desrochers
Des étudiants en journalisme scientifique ont préparé des articles de vulgarisation après avoir interviewé des membres du CEF. Voici le premier de cinq articles mettant en vedette une recherche d'André Desrochers.

Pour un oiseau, survivre à la saison froide est un grand défi. Alors quand la forêt change de paysage, il faut s’adapter, et vite.


Les ailes du Mésangeai du Canada, Perisoreus canadensis,
une espèce commune des forêts boréales, sont devenues
beaucoup plus allongées sur les 100 dernières années,
favorisant des déplacements sur de plus longues distances.

Lorsque le thermostat frôle les -30°C et que le vent balaye les mètres de neige au-dehors, il est l’heure de s’installer confortablement dans son salon, un bon chocolat chaud à la main et d’attendre le retour du printemps. Pas pour André Desrochers, chercheur au département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. Armé de ses jumelles et de ses raquettes, il affronte les températures extrêmes de la Forêt de Montmorency pour comprendre un phénomène encore peu étudié à ce jour : qu’arrive-t-il donc aux oiseaux résidents (non-migrateurs), bravant l’hiver québécois, lorsqu’on leur coupe les arbres sous les pieds ?

La récolte de bois, à ne pas confondre avec la déforestation, présente des avantages écologiques, comme la création de nouveaux habitats, et socio-économiques, tel que la construction ou la production de papier. Revers de la médaille, elle fragmente les forêts, ce qui perturbe le mouvement et la dispersion des animaux vivant dans ce milieu. Ils sont notamment obligés de voyager plus loin pour trouver des partenaires, de l’habitat et le plus important en hiver : de la nourriture.

Dans le cas de la mésange à tête brune par exemple, se nourrir est d’une importance capitale pour survivre au grand froid. Du haut de ses 12 g, elle peut perdre jusqu’à 20% de son poids en une seule nuit, en brûlant ses réserves de graisse pour en faire de la chaleur corporelle. « Entre le nuit et le jour, son poids est un vrai yoyo, illustre André Desrochers. Chez un homme adulte comme moi par exemple, cela correspondrait à 10-15 kg ! » La mésange doit travailler dur à regagner ses grammes perdus, d’autant plus si elle se trouve dans une forêt fragmentée, dans laquelle ses voyages lui demandent plus de temps et plus d’énergie.

Des habitats fragmentés en petits territoires impliquent plus de déplacements. Au cours de l’évolution, les individus les plus athlétiques devaient être favorisés. Pour étudier cette hypothèse, André Desrochers a analysé 851 spécimens du Musée de l’Université Cornell et du Musée Canadien de la Nature, regroupant 21 espèces d’oiseaux chanteurs des forêts nord-américaines entre 1900 et 2008. Le chercheur a eu l’idée de mesurer la longueur des ailes, un caractère très héréditaire, et de comparer ses mesures sur les dizaines de générations d’oiseaux à sa disposition.

Les résultats de sa recherche ne l’ont pas déçu : les ailes des oiseaux de forêts boréales fragmentés, comme le Mésangeai du Canada et la Mésange à tête brune, se sont allongées durant ces 100 dernières années. « Il est préférable pour les oiseaux d’avoir des ailes allongées, parce que c’est plus efficace pour un vol soutenu », explique le chercheur.

En Nouvelle-Angleterre, les forêts ont moins subi les effets de la fragmentation. De ce fait, les espèces d’oiseaux chanteurs de cette région, tels que la Sittelle à poitrine blanche et la Paruline des pins, n’ont pas besoin de se déplacer autant que leurs cousins des forêts fragmentées. En conséquence, leurs ailes ont évolué vers une forme plus courte et plus ronde. « Si un oiseau se nourrit dans de la végétation plus dense, il ne voudra pas s’encombrer de longues ailes », ajoute André Desrochers.

Bonne nouvelle ! Malgré le changement apparent de leurs habitats, ces oiseaux ont donc su s’adapter en quelques générations et continuent à bien vivre dans les forêts enneigées du Québec. « La capacité des oiseaux à s’adapter rapidement à la perte et la fragmentation des forêts peut atténuer, sans nécessairement faire obstacle, le risque de disparition ou d'extinction régionale », suggère André Desrochers dans son article publié en 2010 dans la revue Ecology.

Son projet ne s’arrête pas là. Tandis que l’expert suggère davantage de recherche sur la rapidité d’adaptation des oiseaux face à la perte d’habitat dans d’autres parts du monde, cette étude se poursuit à l’Université Laval avec un nouveau membre de l’équipe, Flavie Noreau, qui a entamé sa maîtrise sur la relation entre l’écologie et la morphologie des oiseaux forestiers durant l’été 2014.

De son côté, André Desrochers continue à braver le froid de la Forêt de Montmorency. Dans ses recherches sur le comportement des mésanges, il titille les petits oiseaux avec des enregistrements de chants pour observer leur volonté à traverser différentes tailles des fragments dans la couverture forestière. Après tout, avoir les longues ailes ne suffit pas, il faut aussi vouloir les utiliser !


22 avril 2015

L’hiver 2015 en Californie
Texte et photos par Isabelle Laforest-Lapointe

En janvier 2015, alors que le plus magnifique des hivers québécois débutait, j’amorçais un périple de trois longs et durs mois sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément à Davis, en Californie. Étant rendue à ma troisième année de doctorat, il me semblait qu’effectuer un stage à l’international représentait une occasion inestimable d’étendre mon réseau professionnel et d’aller faire la promotion de nos projets de recherche actuels. Ce stage visait à peaufiner mes connaissances de travail en laboratoire et d’analyse de données génomiques dans le laboratoire dynamique du professeur Jonathan Eisen , une superstar médiatique de l’écologie microbienne chez nos voisins du Sud. Les projets de recherche de ce laboratoire varient énormément : microbiologie spatiale (projet conjoint avec la NASA), microbiologie d’Antarctique, projets de recherche en partenariat avec les « citoyens » (Citizen Science), microbiome du guépard, du koala, des algues marines, etc.

Si le climat fût des plus agréable (20°C en moyenne en laboratoire et à l’extérieur), le plus grand avantage de mon stage fût de pouvoir bénéficier d’une dizaine de rencontres professionnelles dans plusieurs grands centres de recherche en Californie, en Oregon et en Colombie-Britannique (pour plus de détails voir mon blog . Les commentaires de ces experts sur mon travail m’ont fourni une source incroyable d’idées et de techniques qui me permettent déjà d’augmenter la qualité de mes projets de recherche. D’un autre côté, j’ai également profité de mon séjour en Californie pour enseigner bénévolement deux formations de deux jours sur l’utilisation de R (en Arkansas) et l’analyse de données génomique (en Californie). En somme, je donnerais à mon expérience une note de 12 sur 10.

Ce séjour a été rendu possible grâce notamment au soutien financier du CEF


9 avril 2015

Science, science, science, océan et soleil à Asilomar
Texte et photos par Martha Nigg et Erika Sayuri Naruzawa
Le 28e congrès de la Société de génétique américaine (GSA) en génétique des champignons se tenait du 17 au 22 mars à Pacific Grove en Californie. Organisé tous les deux ans, ce congrès de renommée internationale se passe depuis 1985 au même endroit, pour le plaisir de tous ses participants. Plus de 950 personnes venant du monde entier se sont côtoyées pendant ces 5 jours dans le centre de conférence « Asilomar Conference Ground » au bord de l’océan pacifique au sud de San Francisco. Construites sur 43 hectares de terrain au sein d’une réserve, 32 petites maisons toutes plus confortables les unes que les autres permettaient à presque tous les participants de dormir sur place. Cependant, la célébrité et le succès de ce congrès sont tels que le nombre d’inscriptions maximum a été atteint rapidement et plusieurs participants ont dû se loger sur des hôtels à côté d’Asilomar.


Plage devant le centre de congrés

Avec des sessions plénières le matin de 8h30 à 12h30 et 5 sessions concurrentes en après-midi de 15h à 18h, pas moins de 135 conférences ont été données en trois jours. Les sujets ont touchés tous les aspects de la génétique fongique : évolution, génomique fonctionnelle, production de métaboliques secondaires, signalisation, interactions champignons-animaux/végétaux, etc...


Session plénière (seulement une petite partie de
l’audience…)

Chercheurs de renom, science à la pointe de dernières avancées technologiques, tout était au rendez-vous pour assurer la qualité du congrés. Chaque soir, environ 200 posters étaient présentés au public. En tout, 680 affiches ont été exhibées. Comme prévu, nous n’étions que peu de personnes à travailler sur la Maladie Hollandaise de l’Orme. Ainsi, nos deux posters ont suscité beaucoup d’interêt et de curiosité et nous revenons avec des commentaires constructifs et des impressions très positives sur nos projets.


Présentation du poster d’Erika S. Naruzawa

Pour conclure ce congrès, il est de coutume qu’un chercheur reconnu en génétique de champignons fasse une presentation historique sur ce sujet ainsi que sur sa carrière et ses perspectives au cours de la « Perkins/Metzenberg Lecture ». Cette année, nous avons eu le plaisir d’entendre le Professeur Michael J. Hynes de l’Université de Melbourne qui travaille avec des champignons du genre Aspergillus. Avec beaucoup d’humour, il a nous parlé un peu sur ses expériences dans la recherche fongique. Également, il a donné des conseils pour les jeunes chercheurs sur la carrière scientifique en génétique de champignons.


Le groupe « The Amplified DNA »

Finalement, cet évènement a été clôturé dans la joie par une fête au son des chansons du groupe « The Amplified DNA » dont les musiciens sont eux-mêmes de biologistes moléculaires.

Merci au CEF et à notre directeur Louis Bernier de nous avoir permis de vivre cette expérience enrichissante.


9 avril 2015

Le 24e congrès de L’IUFRO, une plateforme globale pour stimuler la recherche en foresterie
Texte et photos par Georgina R. Rodriguez B.
Du 5 au 11 octobre 2014, j’ai participé à un congrès forestier d’envergure internationale « le 24 congrès de L’IUFRO » (International Union of Forest Research Organizations ) qui avait lieu dans la ville de Salt Lake City( Utah). L'IUFRO, comme le réseau mondial de recherche forestière, vise à répondre aux besoins des chercheurs forestiers et des décideurs. L’évènement rassemblait des scientifiques de toutes origines. Le thème du congrès était « Sustaining Forest, Sustaining People, The Role of Research ». Le programme du congrès était réparti selon sept grands thèmes :

  • Des forêts pour les gens
  • Changement climatique
  • Biodiversité des forêts
  • Bioénergie,
  • Interactions de forêt et de l'eau
  • Ressources pour l'avenir.
  • La santé forestière dans un monde en changement

Ce congrès m'a permis de rencontrer les meilleurs chercheurs dans mon domaine dont certains font maintenant partie de mon réseau professionnel. Le Congrès mondial de l'IUFRO nous a fourni une excellente plateforme globale pour présenter et discuter de nos résultats à travers de nombreuses réunions et conférences et en même temps de stimuler la recherche. Merci au CEF de m’avoir permis de vivre cette expérience.


24 mars 2015

La CEFoshère en bref
Cette semaine, André Desrochers fait l’éloge des coupes à blanc  et critique Boreal Birds Need Half, une initiative basée sur un rapport auquel ont participés plusieurs scientifiques, notamment Marcel Darveau. Selon André, plusieurs espèces d’oiseaux abondent dans les jeunes peuplements qui poussent après les coupes à blanc. Dans son billet précédent, « Tirer sur le messager  », André déplore que l’on discrédite les conclusions de certains chercheurs en s’attaquant à leurs sources de financement plutôt qu’à leurs arguments et à l’intégrité du processus scientifique qui a mené à ces arguments. Son billet du 10 février, quant à lui, concerne le relativisme écosystémique , c’est-à-dire l’idée que tous les écosystèmes se valent à l’intérieur de certaines limites. Ce relativiste écologique s’oppose à la croyance selon laquelle la forêt préindustrielle est un idéal à atteindre. André propose un mariage des deux visions pour trouver un équilibre dans la gestion des écosystèmes.

Eric Alvarez, de son côté, fait une analogie entre l’industrie forestière et les essences pionnières  qui s’installent tous deux en premier dans les nouveaux territoires en se basant sur l’histoire de l’aménagement forestier du parc Forêt nationale Tongass en Alaska. Il se demande si l’industrie forestière serait vouée à disparaitre comme ces espèces pionnière lorsque la forêt vieillit? Eric propose également deux références incontournables  pour l’histoire forestière : la première présente 16 cartes numérisées datées de 1884 concernant la distribution spatiale de plusieurs « genres » d’essences forestières en Amérique du Nord. La deuxième montre de minces coupes transversales du bois de 350 essences forestières que l’on pouvait rencontrer en Amérique du Nord vers la fin du 19e siècle. Eric vous présente aussi un compte-rendu écrit par Chris Bolgiano d’un voyage forestier en Allemagne  publié dans le Forestry Source d’octobre 2014 intitulé « Life, Love and Forestry: Travels in Germany as a tribute to Carl Alwin Schenck ». Il propose ensuite un récapitulatif historique de l’évolution des limites des territoires d’aménagement forestier au Québec dans les trente dernières années. Ceux-ci ne cessent de changer et détruisent du même coup la mémoire de la forêt québécoise.

Christopher Buddle souligne la journée des taxonomistes  (19 mars) en rappelant l’importance de leur travail. Deux membres de son laboratoire se présentent dans la série de billets « Meet the Lab » : Chris Cloutier  et Shaun Turney . Un autre étudiant de son laboratoire, Raphaël Royauté, présente le résumé d’un article  qu’il a publié : « Under the influence: sublethal exposure to an insecticide affects personality expression in a jumping spider ». Sur une note plutôt légère, Christopher fait une ode à ses étudiants gradués  et anticipe l’arrivée du printemps  qui devrait arriver bientôt. Courage! Enfin, Christopher annonce son projet de livre sur les araignées  et invite les auteurs intéressés à se joindre à lui et Eleanor Spicer Rice.


3 mars 2015

Un congrès bien rempli!
Texte et photos par Jonathan Lasnier

Le 7e congrès CANUSA en sciences forestières avait lieu à Université du Québec à Rimouski du 16 au 18 octobre. Ayant comme thématique principale : L’optimisation de l’aménagement forestier écosystémique, ce congrès qui a réuni quelques centaines de personnes a permis d’être informé sur les avancés dans le nord-est de l’Amérique du Nord:

  • Régénération
  • Sylviculture et aménagement forestier
  • Faune et entomologie
  • Caractéristique du bois et écologie forestière
  • Écologie historique
  • Aménagement écosystémique
  • Forêts feuillues nordiques
  • Politiques forestières et sociologie
  • Écologie des paysages
  • Nouvelles technologies en inventaire forestier
  • Dynamique forestière

Suite au mot d’ouverture, nous avons eu la chance d’assister à une présentation d’une heure donnée par Dominique Arsenault sur les changements dans la forêt de l’Est, principalement dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Une présentation qui a démontré le progrès que le monde scientifique a fait afin d’acquérir les connaissances pour bien comprendre l’écart actuel entre la forêt aménagée et la forêt naturelle. Par la suite, les sessions parallèles abordant les différentes thématiques ont débuté.

L’une des conférences les plus courues lors de ces sessions parallèles a sans doute été la présentation de Jean-Pierre Jetté intitulée : L’aménagement écosystémique au cœur du régime forestier québécois : où en sommes-nous? Où allons-nous? Une présentation qui s’est révélée fort utile afin de bien comprendre les orientations du ministère un an et demi après l’entrée en vigueur du nouveau régime. Une salle de classe pleine a assisté attentivement à ces 15 minutes ou la période de question de 5 minutes a facilement continué durant la pause qui a suivi, tellement les questions étaient nombreuses. Des échanges nombreux et pertinents.

Une séance d’affiche a suivi le dernier bloc de présentation. Comme j'en présentais une, j’ai eu la chance de répondre à plusieurs questions concernant mon projet de maîtrise et ainsi discuter avec des personnes ayant des projets liés de près ou de loin par la thématique sur laquelle je travaille. Finalement, la première journée s’est terminée par un souper-conférence donné par Robert Beauregard sur la thématique de l’économie dans un contexte de l’aménagement durable des forêts.

Au courant de la seconde journée, un bloc de conférence occupait la matinée puis l’après-midi était destiné à une sortie terrain dans l’une des dernières forêts sans coupes industrielles du Bas-Saint-Laurent. Une sortie à laquelle je n’ai pas été en mesure d’assister, mais qui a semblé plaire aux participants.

Ce congrès qui réunissait des gens de l’est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre a permis de consolider des échanges intéressants notamment au niveau des visions à travers les différentes frontières qui existent, mais pour lesquels nous y retrouvons des forêts et des enjeux parfois similaires.

Un merci spécial au CEF pour leur appui financier qui m’a permis de participer à mon premier congrès d’envergure international.


17 février 2015

Découverte de la sylviculture américaine lors d’une conférence conjointe entre l’Institut forestier du Canada et la Society of American Foresters
Texte et photos par Juliane Laliberté

La ville de Salt Lake City fut hôte en octobre dernier d’une conférence conjointe  entre l’Institut forestier du Canada et le SAF (Society of American Foresters). Cette conférence a eu lieu en même temps que le congrès mondial de l’IUFRO .

N’ayant passé que deux jours au Congrès, je n’ai pas profité longtemps des charmes de Salt Lake City, une ville plutôt tranquille bien que cette région urbaine abrite 85% de la population de l’Utah. Fondée au milieu du XIXe siècle par des pionniers mormons, la ville porte d’ailleurs toujours la marque de ses fondateurs.

C’est la proximité du Grand Lac Salé qui a donné son nom à la ville. Pour la petite histoire, c’est un québécois, natif de Chambly, qui est réputé pour être le premier blanc à avoir aperçu le Grand Lac Salé . Il s’agit d’Etienne Provost, mieux connu sous le surnom de « Man of the mountains ». Je vous encourage grandement à découvrir son histoire fascinante, telle que racontée par Serge Bouchard . Il également intéressant de savoir que le Grand Lac Salé est un lac endoréique, c’est-à-dire que toute eau entrant dans le lac n’en sort que par évaporation et non par un cours d’eau. Trêve d’histoire et de géographie, puisque c’est de foresterie dont il était principalement question au Congrès !

C’est devant une « foule » d’une centaine de personnes que j’ai présenté un des chapitres de ma thèse lors d’une session de présentations cherchant à faire le lien entre la théorie et la pratique. Ma présentation portait sur une proposition pour de nouveaux critères de récolte pour le chêne rouge dans les coupes partielles : « Alternative tree marking rules for partial cutting of northern red oak in Eastern canadian hardwood forests ».

Lors du Congrès, j’ai également eu l’occasion d’assister à de nombreuses présentations en lien avec la mise en place de pratiques sylvicoles novatrices, dans plusieurs régions des États-Unis. Ce fut pour moi une belle découverte de la sylviculture américaine.


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1 et 2 mai 2017
Coeur des sciences de l'UQAM

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10-11 mai | Université Laval

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25-26 mai | Université Laval

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CEF-Formation

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Cours du CEF

Analyse des pistes et modélisation par équations structurelles pour écologistes 
1–5 mai 2017 | Université de Sherbrooke
Path analysis and structural equation modelling for ecologists 
May 1–5 2017 | Université de Sherbrooke
8e Semaine de Dendroécologie de la FERLD 
16–21 mai 2017 | FERLD
Cours d'été: Terrain avancé en environnement (GÉO 6041) 
Cours aux cycles supérieurs de 3 crédits offert par François Girard, du 2 au 7 juillet 2017 à la Forêt Montmorency non loin de Québec.
Cours d’été en statistiques bayésiennes – Summer school in Bayesian statistics 
École d’été en statistiques bayésiennes. Maximum de 20 participants.
14 au 18 août | Orford Musique (à 30 minutes de Sherbrooke)
Aménagement des écosystèmes forestiers (ENV7010) 
14 au 25 août 2017, FERLD, Abitibi
Cours sur la complexité 
24-29 septembre 2017, Toscane, Italie

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********************************************************** ***************** Maudite pub - Colibri **************************** **********************************************************

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...Une exposition
virtuelle sur l'arbre!

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CEF-Référence
La référence vedette !

Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

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