Résumés des présentations et horaire (par ordre chronologique)

Sauter à la section affiches | Retour à la page du Colloque

Martin Girardin
Chercheur(e) associé(e) (CEF, UQAM, Service Canadiens des forêts)


 


PDF disponible après le Colloque

Chercheurs associés

Chercheurs associés - 08h30

1 - Une base de données dendrochronologiques nationales pour les forêts canadiennes (CFS-TRenD)
La compréhension des causes menant à des variations de la croissance des arbres est essentielle à la gestion durable des forêts. Les mesures des anneaux de croissance annuels permettent d'évaluer les vulnérabilités des arbres individuels, des populations d'arbres et des écosystèmes forestiers aux stresses découlant des sécheresses ou à d'autres régimes de perturbation forestière changeants, qui peuvent être utilisées pour identifier les zones les plus exposées aux risques de perte de forêt. Compte tenu de la demande accrue de données sur les cernes, nous avons consolidé et synthétisé les études sur les cernes et les ensembles de données recueillis au cours des 30 dernières années au Canada par des scientifiques du Service canadien des forêts et des partenaires de recherche. Nous avons incorporé ces ensembles de données dans un répertoire qui contient actuellement des mesures de cernes provenant de 40 206 échantillons d'arbres provenant de 4 594 sites et 62 espèces de toutes les provinces et territoires canadiens. Grâce à notre synthèse, nous démontrons la valeur de ces grands ensembles de données sur les cernes pour identifier les patrons de croissance des arbres à de grandes échelles spatiales en cartographiant la sensibilité pancanadienne à la sécheresse. Dans l'ensemble, nous avons trouvé une cohérence élevée dans les échantillons analysés; la faible cohérence était généralement limitée aux régions et aux espèces pauvres en données. La sensibilité à la sécheresse était répandue parmi les espèces et les régions: 34% des arbres échantillonnés affichaient une relation positive significative entre l'accroissement annuel de la croissance et l'indice d'humidité du sol en été. Cette consolidation et synthèse sans précédent permettra de nouvelles initiatives de recherche visant à améliorer la compréhension des facteurs, des modèles et des implications des changements dans la croissance des arbres, ainsi que de faciliter de nouvelles collaborations de recherche.

Understanding the magnitude and cause of variation in tree growth is central to sustainable forest management. Measurements of annual growth rings allow assessments of individual tree, tree population and forest ecosystem vulnerabilities to drought stress or other changing forest disturbance regimes, which can be used to identify areas at greatest risk of forest losses. Given a heightened demand for tree-ring data, we consolidated and synthesized tree-ring studies and datasets gathered over the past 30 years in Canada by scientists with the Canadian Forest Service and research partners. We incorporated these datasets into a data repository that currently contains tree-ring measurements from 40,206 tree samples from 4,594 sites and 62 species from all Canadian provinces and territories. Through our synthesis, we demonstrate the value of such large ensembles of tree-ring data for identifying patterns in tree growth over large spatial scales by mapping pan-Canadian drought sensitivity. Overall, we found high coherence in the samples analysed; low coherence was generally limited to data- poor regions and species. Drought sensitivity was widespread across species and regions: 34% of sampled trees displayed a significant positive relationship between annual growth increment and summer soil moisture index. This unprecedented consolidation and synthesis of tree-ring data will enable new research initiatives aimed at improved understanding of the drivers, patterns, and implications of changes in tree growth, as well as facilitating new research collaborations in earth and environmental sciences.

Mots-clés: écologie forestière, écophysiologie, Dendrochronologie, sécheresse, base de données, climatologie

Christian von Sperber
Chercheur(e) régulier(e) au CEF (CEF, Université McGill, Université McGill)


 


PDF disponible après le Colloque

Nouveaux chercheurs

Nouveaux chercheurs - 08h45

2 - Using oxygen isotopes as tracer for phosphorus in soils of forest ecosystems.
Phosphorus (P) is an essential nutrient for all living organisms. In the terrestrial environment, plants and microorganisms take up P as inorganic phosphate [PO43-] from the soil solution. Low [PO43-] concentrations in the soil solution often limit microbial activity and plant growth. Recent findings in Europe show that phosphorus concentrations and contents in leaves and needles of northern temperate forest trees have progressively declined over the past decades indicating an emerging phosphorus limitation in many temperate forest ecosystems. It is thus important to enhance our understanding of the biogeochemical mechanisms that contribute to the availability of [PO43-] in forest soils. The most common way to quantify different biogeochemical soil P-pools is through sequential extractions, which yields operationally defined pools that are used to assess soil fertility and soil development. It is often assumed that certain pools are bioavailable, while others are not, even though P is exchanged among all pools. The oxygen isotope composition of phosphate is a useful tool to translate quantitative information on P pools into information about bioavailability and to trace specific biological processes of the P cycle which contribute to the availability of P. Applying this approach promises new insights into the biogeochemical cycle of P in forested ecosystems.

Marie-Josee Fortin
Chercheur(e) associé(e) (University of Toronto)


Autres auteurs

  • Brian Sturtevant (Institute for Applied Ecosystem Studies, Northern Research Station, USDA Forest Service, Rhinelander, WI, USA)


PDF disponible après le Colloque

Chercheurs associés

Chercheurs associés - 08h45

3 - Comprendre et modéliser les interactions des perturbations forestières à l'échelle du paysage
Les perturbations affectent la configuration, la composition et la fonction du paysage des écosystèmes forestiers. Les comportements complexes des systèmes émergent des interactions entre les régimes de perturbations non stationnaires, la réponse de la végétation à ces perturbations et leur interaction avec de multiples facteurs (climat, topographie, pollution, etc.) à travers les échelles spatiales et temporelles. Au cours de la dernière décennie, un regain d'intérêt a conduit à la clarté à la fois de la terminologie et des conseils conceptuels pour démêler la complexité apparente de la recherche sur les interactions de perturbations. Les connaissances concernant ces interactions peuvent être étudiées par une combinaison de modélisation statistique et basée sur les processus, de comparaison inter-modèles et de validation avec des données indépendantes. Comprendre et planifier l'incertitude du comportement du système - y compris les interactions de perturbations - est primordial à une époque de changement anthropique accéléré. Ici, nous présentons comment de nouvelles approches de modélisation combinant ces perspectives empiriques et mécanistes telles que les modèles hybrides offrent une voie complémentaire vers une compréhension synthétique des systèmes écologiques complexes. Pour aller de l'avant, une approche multidimensionnelle est recommandée pour faire face aux incertitudes d'une dynamique humaine-écologique complexe.

Mots-clés: écologie forestière, models

Ellen Macdonald
chercheur


 


PDF disponible après le Colloque

Conférence d'ouverture

Conférence d'ouverture - 09h15

4 - Is retention harvesting the solution for sustaining forest biodiversity? Lessons from the EMEND experiment
Retention harvesting has become a dominant approach to forest ecosystem management (FEM) under the paradigm of Emulation of Natural Disturbance (END). The premise is that END and retention harvesting will help conserve biodiversity and ecological functions of forest landscapes by reducing the difference between them and unharvested forests. The EMEND (Ecosystem-based Management Emulating Natural Disturbance) project was established in 1997 to examine the efficacy of a wide variety of retention harvesting treatments (five levels of dispersed retention, each also including aggregated retention, plus unharvested control; dispersed retention combined with prescribed burn) applied to a range of boreal mixedwood forest types (deciduous-dominated, two types of mixed forest, conifer-dominated). I will summarize results for responses of several biotic groups from pre-harvest to 15 years post-harvest. I will draw upon these results to make inferences about what can, and cannot, be achieved through retention harvesting. Finally, I will discuss approaches for further refining the planning and implementation of retention harvesting.

Frédéric Poirier
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Faune

Salon w - 10h20

5 - Réaction de la régénération du Thuya occidental à une diminution de la pression de broutement par le cerf de Virginie
Le thuya occidental est affecté par un phénomène de raréfaction sur toute son aire de distribution et le broutement induit par le cerf de Virginie représente l’une des causes principales de son déclin. En 2018 et 2019 en Outaouais, des opérations d’abattage de cervidés ont été menées par le MFFP sur une zone de 400km² afin de réduire les risques de propagation d’une maladie (MDC). Les objectifs de cette étude sont d’abord de caractériser les variations dans la pression de broutement et déterminer comment le broutement influence la structure et la composition de la régénération de plus de 15cm dans les peuplements de thuya. Les opérations d’abattage ont également offert l’opportunité de déterminer si une réduction de la pression de broutement par le cerf de Virginie entraine une hausse de la croissance de la régénération du thuya. Des inventaires de régénération et de brout ont donc été réalisés dans des peuplements de thuya à l’intérieur de la zone d’abattage et dans un secteur témoin. L’échantillonnage a aussi été stratifié en fonction des aires de confinement du cerf de Virginie. En plus, des analyses dendrochronologiques ont été effectuées sur des semis de thuya issus des zones traitée et témoin. À ce jour, nos résultats ont montré que la pression de broutement par le cerf était un prédicteur significatif (p<0.01; r²=0.25) de l’abondance de la régénération de plus de 15cm pour le thuya. Le pouvoir prédictif était également supérieur pour l’abondance en thuya au-dessus de 50cm (p<0.0001; r²=0.38). Les données dendrochronologiques sont présentement en cours d’analyse et des résultats sur la réaction des semis de thuya à une diminution de pression de broutement sont attendus.

Mots-clés: écologie forestière, faune, broutement, régénération forestière

Martina Sánchez-Pinillos
Postdoc (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Sécheresse

Salon x - 10h20

6 - Sequential droughts: the silent trigger of boreal forest mortality
Despite the great concern for drought-driven forest mortality, the effects of sequential low-intensity droughts have been largely overlooked because of their negligible impacts in the short term. In this study, we used data from 6,876 permanent plots distributed across most of the Canadian boreal zone to assess the effects of multiple repeated droughts on forest mortality. Specifically, we compared the relative impact of sequential droughts with the effects of other variables related to drought intensity, demographic stand characteristics, and local climate. Then, we examined the existence of thresholds in forest mortality as a function of the number of repeated droughts between two forest surveys. Our results showed that, in general, the frequency of low-intensity droughts had stronger effects on forest mortality than the intensity of the most severe drought in the plot. Sequential droughts acted as an inciting factor of forest mortality exacerbated by stand demographic characteristics and environmental conditions. Overall, forests dominated by shade-tolerant conifers had the highest mortality rates, showing non-linear trends in mortality in relation to drought frequency and indicating a threshold behaviour. In mixtures with broadleaf species, however, sequential droughts had a negligible impact. The effects of multiple repeated droughts on forests dominated by shade-intolerant species depended mainly on local climate, with higher mortality rates in forests located in the wettest sites. Our results highlight the importance of assessing climate change consequences for different temporal scales. In the long term, the smooth response of forests to sequential droughts can abruptly change from a certain threshold showing disproportional mortality triggered by accumulated stress conditions.

Mots-clés: écologie forestière, historique des perturbations, Resistance, resilience, forest dynamics, natural disturbances, climate change

Valentina Buttò
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAC)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Écophysiologie #1

Salon y #1 - 10h20

7 - Facteurs environnementaux et développementaux déterminant l'anatomie et la micro-densité du xylème chez l'épinette noire.
La densité du bois est le résultat de l'allocation du carbone pour la croissance structurelle et reflète le compromis entre le support mécanique et la conductivité de l'eau. Nous avons testé un cadre conceptuel basé sur l'hypothèse que la micro-densité dépend de relations directes et indirectes avec des facteurs endogènes et exogènes. Les dynamiques de formation du bois, y compris les périodes de développement cellulaire et les taux de division cellulaire, ont été calculé à partir de micro-carottes prélevées chaque semaine entre 2002 et 2016 dans cinq peuplements d'épinettes noires situés le long d'un gradient latitudinal au Québec, au Canada. L'anatomie cellulaire et la micro-densité ont été mesurées par des analyses anatomiques et des mesures radiographiques. Notre modèle d'équation structurelle a expliqué 80 % de la variation de micro-densité à l'intérieur du cerne de croissance avec des effets directs de l'épaisseur de la paroi (σ = 0,61), du diamètre de la cellule (σ = -0,51) et de la photopériode (σ = -0,26). Les dynamiques de formation du bois ont eu un effet indirect sur la micro-densité. La micro-densité augmentait lorsque la paroi cellulaire se déposait sur de longues périodes et que l'agrandissement était de courte durée. Nos résultats comblent une lacune importante dans la compréhension des relations qui sous-tendent la variation de la micro-densité chez les conifères. Nous avons démontré que les réponses à court terme aux variations environnementales pouvaient être remplacées par des réponses plastiques qui modulent la différenciation cellulaire. Nos résultats indiquent que les dynamiques de formation du bois sont des prédicteurs fiables de l'allocation du carbone chez les arbres.

Mots-clés: écophysiologie, sylviculture, Diamètre cellulaire, élargissement cellulaire, déposition de la paroi cellulaire, photopériode, paroi secondaire, contenu d' eau dans le sol, modèle d'équation structurelle , température

Yves-Dady Botula Manyala
Postdoc (CEF, UQAT, Institut de recherche en mines et environnement)


Autres auteurs

  • Marie Guittonny (CEF, UQAT, Institut de recherche en mines et environnement)
  • Bruno Bussière (Institut de recherche en mines et environnement)
  • Gwendoline Hotton (Institut de recherche en mines et environnement)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Modélisation

Salon z - 10h20

8 - Modélisation de la performance à long terme d'une barrière à l'oxygène colonisée par les arbres en Abitibi-Témiscamingue sous changements climatiques
Les sites miniers abandonnés, comme le site Lorraine au Témiscamingue, peuvent être source de contamination des écosystèmes si le drainage minier acide (DMA) qu’ils engendrent n’est pas contrôlé avec une méthode de restauration appropriée à long terme. En 1999, le site Lorraine a été restauré avec une couverture avec effets de barrière capillaire (CEBC) pour limiter l’entrée de l’oxygène dans les résidus miniers réactifs, et le DMA. La CEBC limite efficacement la production de DMA lorsque le degré de saturation en eau (Sr) est maintenu à une valeur supérieure à 85% dans une des couches, la couche de rétention d’humidité (CRH). Or, la succession forestière à Lorraine pourrait réduire le contenu en eau de la CRH par absorption au niveau des racines, au risque d’affecter négativement la performance globale de la CEBC. L’objectif de cette étude est de modéliser l’impact de la végétation forestière sur la performance de la CEBC en tenant compte des changements climatiques (CC). La végétation a été caractérisée au niveau aérien et souterrain sur le site Lorraine et un modèle conceptuel validé avec des mesures sur le terrain a été utilisé. Ensuite, l’évolution de la teneur en eau volumique, de la succion et du Sr a été modélisée numériquement à l’aide du logiciel SEEP/W® 2021 (GEO-SLOPE International Ltd.) sous différents scénarios de végétation sous climats actuel et futur. Les simulations ont prédit une valeur moyenne de Sr de 94% pour les scénarios actuels de végétation et de 68% pour les scénarios futurs. Cette baisse importante du Sr est en partie attribuée à des pertes d’eau par transpiration plus élevées dans la CRH suite à la dominance croissante des feuillus sur les conifères d’ici 2100 sous CC. Ainsi, les nouvelles espèces forestières colonisatrices du site Lorraine risqueront d’affecter sensiblement la performance à long terme de la CEBC.

Mots-clés: écologie forestière, dynamique des populations, Modélisation numérique, couverture avec effets de barrière capillaire, colonisation forestière, restauration minière, drainage minier acide

Claire Depardieu
Postdoc (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Martin Girardin (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Simon Nadeau (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Sébastien Gérardi (CEF, Université Laval)
  • Patrick Lenz (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Jean Bousquet (CEF, Université Laval)
  • Nathalie Isabel (Ressources naturelles Canada, CFL)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Sécheresse

Salon x - 10h35

9 - De la dendrochronologie à la génomique : une approche intégrée pour étudier l’adaptation à la sécheresse chez l’épinette blanche
L’augmentation actuelle de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes, comme les sécheresses et vagues de chaleur, affecte de façon accrue la disponibilité en eau des arbres en forêt boréale et leur croissance. Ainsi, il devient urgent d’évaluer la capacité des espèces à s’adapter aux stress hydriques, afin de mieux prévoir leur vulnérabilité et leur résilience face aux changements climatiques. Cependant, la sensibilité et les mécanismes physiologiques impliqués dans la réponse aux sécheresses restent encore mal documentés chez les épinettes, espèces pourtant dominantes de la forêt boréale. Nous avons donc utilisé une approche rétrospective (dendroécologie) afin d’estimer le niveau de sensibilité au climat de 1,481 épinettes blanches âgées de 29 ans représentatives de 43 populations naturelles du Québec, et regroupées au sein d’un test de provenances. Les populations issues des provenances au climat plus sec démontraient une plus grande résilience aux stress hydriques que celles issues de provenances au climat plus humide, indiquant que les populations étaient en partie adaptées génétiquement à leurs conditions d’origine. Dans un second temps, nous avons étudié les bases génétiques sous-jacentes à l’adaptation à la sécheresse à l’aide de tests d’association entre les génotypes et leur environnement d’origine, et entre les génotypes et leurs phénotypes. Nous avons identifié 285 gènes associés significativement à cinq variables climatiques différenciant les provenances et à 11 caractères phénotypiques reliés à la croissance et l’adaptation à la sécheresse. La combinaison des deux approches a mis en lumière huit gènes clés pour l’adaptation locale à la sécheresse. Les résultats obtenus représentent une avancée significative pour la caractérisation des bases génétiques de l’adaptation à la sécheresse chez les conifères. De surcroît, notre étude met en évidence la possibilité d’utiliser la variabilité génétique préexistante chez l’épinette blanche pour maintenir et/ou d’améliorer la résilience au stress hydrique chez cette espèce.

Mots-clés: physiologie, dynamique des populations, résilience, stress hydrique, conifère

David Grenier-Héon
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Modélisation

Salon z - 10h35

10 - Une augmentation non-linéaire de la mortalité des arbres boréaux du Québec liée à de multiples facteurs climatiques
Les changements climatiques exercent une pression croissante sur les forêts mondiales, notamment par l’induction de sécheresses plus fréquentes et sévères. D’importantes mortalités d’arbres liées aux sécheresses ont été observées dans la forêt boréale du Canada au cours des dernières décennies. L’est du pays a toutefois reçu moins d’attention malgré que la région soit également impactée par cette problématique. Un portrait précis des patrons historiques de mortalités des arbres liés au climat n’a toujours pas été dressé pour cette région. Les objectifs de cette étude étaient 1) d’évaluer les tendances temporelles passées (depuis 1970) de la mortalité des arbres pour six essences majeures de la forêt boréale du Québec dans ses quatre sous-régions bioclimatiques et 2) d’établir et de quantifier la relation entre des variables climatiques clés et la probabilité de mortalité de ces mêmes essences. Nous avons émis l'hypothèse d'une augmentation non-linéaire de la mortalité pour les six essences et que la température aurait une importance majeure pour expliquer ces augmentations. À l'aide de données d'inventaires forestiers provinciaux ainsi que du réseau national de stations météorologiques, la probabilité de mortalité a été mise en relation avec le temps et différentes mesures climatiques via des modèles additifs généralisés mixtes. Les résultats montrent une augmentation pour toutes les essences mais pour différentes sous-régions. Deux essences (Pinus banksiana, Populus tremuloides) n'ont pas montré de sensibilité significative à la température, tandis que Betula papyrifera était dans l’ensemble la plus sensible au climat. Nous démontrons que les changements climatiques ont eu un impact important sur la forêt boréale du Québec malgré des précipitations abondantes. Cette étude met de l’avant l’importance d’une définition exhaustive des conditions climatiques dans l’investigation de la mortalité des arbres et souligne la nécessité de stratégies de mitigations des effets futurs des changements climatiques sur cet écosystème.

Climate change is putting increasing pressure on the world's forests, including through the induction of more frequent and severe droughts. High drought-related tree mortalities have been observed in Canada's boreal forest in recent decades. The eastern part of the country, however, has received less attention despite the region also being impacted by this issue. A precise portrait of the historical patterns of climate-related tree mortality has still not been drawn up for this region. The objectives of this study were 1) to assess past temporal trends (since 1970) in tree mortality for six major species of the boreal forest of Quebec in its four bioclimatic sub-regions and 2) to establish and quantify the relationship between key climatic variables and the probability of mortality of these same species. We hypothesized a non-linear increase in mortality for the six species and that temperature would be of major importance in explaining these increases. Using data from provincial forest inventories as well as the national network of meteorological stations, the probability of mortality was related to time and different climatic measures via mixed generalized additive models. The results show an increase for all species but for different sub-regions. Two species ( Pinus banksiana , Populus tremuloides ) did not show significant temperature sensitivity, while Betula papyrifera was overall the most sensitive to climate. We show that climate change has had a significant impact on the boreal forest of Quebec despite abundant precipitation. This study highlights the importance of a comprehensive definition of climatic conditions in the investigation of tree mortality and stresses the need for strategies to mitigate the future effects of climate change on this ecosystem.

Mots-clés: écologie forestière, historique des perturbations, stress hydrique, évapotranspiration, indice climatique, placette d'échantillonnage permanente

Jean-François Desgagnés
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Faune

Salon w - 10h35

11 - Régénération forestière et orignaux: mieux comprendre les variations de l'utilisation des ressources en forêt aménagée sous de hautes densités de cervidés
L’aménagement forestier induit d’importants changements de composition, de structure et de distribution des habitats fauniques tant localement qu’à l’échelle du paysage. Certaines espèces comme l’orignal (Alces americanus) bénéficient généralement de l’aménagement forestier intensif en sélectionnant les milieux en régénération en raison de l’abondance en nourriture que ces derniers procurent. Au Bas-Saint-Laurent, la récolte intensive de matières ligneuses combinée à une exploitation conservatrice du cheptel et à l’absence du loup gris (Canis lupus) ont permis à l’orignal d’atteindre des densités parmi les plus élevées en Amérique du Nord. Ces fortes densités d’orignaux sont susceptibles d’avoir un impact sur la qualité et la composition de la régénération forestière. Nous avons évalué les effets de différents traitements sylvicoles fréquemment utilisés sur l’utilisation (broutement) de la régénération forestière par l’orignal. Nous avons de plus évalué l’influence de différentes variables d’échelle locale et du paysage sur l’utilisation de la régénération forestière par l’orignal. Nos résultats montrent que la proportion de tiges broutées ne diffère pas entre les différents traitements à l’étude. Cependant, nos résultats montrent que la diversité du brout disponible ainsi que la disponibilité relative d’azote jouent un rôle déterminant dans l’explication des variations de l’occurrence d’utilisation des tiges par l’orignal ainsi que sur l’occurrence de dommage sévère à la régénération dans un parterre de coupe. Nos analyses montrent également que l’occurrence de dommages sévères dans un parterre de coupe est plus élevée lorsque les coupes en régénération naturelle sont fortement représentées dans l’environnement immédiat. Contrairement à nos prédictions, nos analyses n’ont pas permis de relier les variations d’utilisation de la régénération forestière à la densité d’orignaux. Nos résultats contribueront à orienter les mesures de gestion forestières et cynégétiques dans une optique d’harmonisation de l’utilisation du territoire et de gestion intégrée des ressources.

Mots-clés: faune, écologie forestière, Écologie forestière, orignal, sylviculture, broutement, qualité d’habitat, gestion intégrée des ressources

Jean-Philippe Laverdière
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Écophysiologie #1

Salon y #1 - 10h35

12 - Potentiel d’intégration d’une meilleure résilience à la sécheresse dans l’amélioration génétique de l’épinette blanche
En contexte de changements climatiques anticipés, des épisodes de sécheresses de plus en plus intenses et fréquents affecteront la disponibilité en eau des espèces forestières boréales, poussant les améliorateurs des arbres à considérer l’adaptation aux stress hydriques comme une priorité. Nous avons utilisé un test comparatif de descendance d’épinette blanche (""Picea glauca" [Moench] "Voss") de 19 ans établi sur deux sites ayant subi des épisodes de sécheresse pour comparer le contrôle génétique et le potentiel d’amélioration pour la réponse à la sécheresse par rapport aux caractères plus conventionnels comme ceux reliés à la croissance. Pour ce faire, nous avons utilisé l’approche de sélection par la génomique (SG) et celle de la sélection classique basée sur l’information du pedigree (SP). Le contrôle génétique pour les caractères de réponse à la sécheresse était un peu plus faible que pour ceux de croissance, mais avec des gains génétiques estimés comparables, ce qui permet d’envisager l’utilisation de la SG dès le plus jeune âge. Nous avons observé des corrélations opposées entre les deux sites étudiés entre les caractères de résistance au stress hydrique et la croissance radiale des arbres, mais certains scénarios de sélection ont permis d’améliorer tous les caractères en sacrifiant très peu le gain en hauteur, qui est le caractère prioritaire ciblé pour cette espèce au Québec. Nos résultats suggèrent que l’intégration de la réponse à la sécheresse au niveau des programmes d’amélioration génétique de l’épinette blanche ne nécessite qu’un léger sacrifice pour la croissance en hauteur, mais que la précision au niveau des prédictions obtenues par l’approche génomique ou classique est négativement affectée par les plus faibles effectifs d’un seul site lorsque les épisodes de stress hydriques sont différents d’un site à l’autre.

In the context of anticipated climate change, increasingly intense and frequent episodes of drought will affect water availability for boreal tree species, prompting tree breeders to consider adaptation to water stress as a priority. We used a 19-year-old comparative test of white spruce ("Picea glauca" [Moench] "Voss") polycross progeny established on two sites affected by drought episodes to compare the genetic control and the potential for improvement of drought response, compared to more conventional growth traits. To do this, we used genomic selection (GS) based on genomic profiles and traditional selection based on pedigree information only (PS). The genetic control for drought-response traits was somewhat weaker than for growth traits, but with comparable estimated genetic gains, which makes it possible to consider the use of GS at an early age. The accuracy in predicting breeding values for drought response traits was only slightly lower than that for growth traits. We observed opposite correlations between the two sites studied between water stress resistance traits and tree radial growth, but some selection scenarios made it possible to improve all traits while sacrificing very little on height gain, which is the priority trait targeted for this species in Quebec. Our results suggest that integrating drought response into white spruce breeding programs would require only a slight sacrifice in height growth, but that the accuracy of predictions obtained by the genomic or traditional approach is negatively affected by the lower numbers of trees on single sites when the water stress episodes are temporarily and spatially different.

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, Adaptation, Sélection génomique, Dendroclimatologie, Gain génétique, Épinette blanche

Apolline Benoist
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université de Sherbrooke, Centre Seve, UdeS)


Autres auteurs

  • Robert Bradley (CEF, Université de Sherbrooke, Centre Seve, UdeS)
  • Daniel Houle (Env Can)
  • Jean-Philippe Bellenger (Centre Seve, UdeS)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Écophysiologie #1

Salon y #1 - 10h50

13 - Evaluation de la fixation biologique de l’azote (FBA) par le bois mort des forêts boréales de l’Est canadien
Les estimations de Fixation Biologique de l’Azote (FBA) par le bois mort varient de 0.085 à 2 kg N/ha.an. Cette variabilité peut s’expliquer par des facteurs environnementaux ou par la quantité de bois mort sur les sites. La variabilité dans les estimations de la FBA pourrait également provenir de biais méthodologiques liés à la méthode de réduction de l’acétylène en éthylène communément utilisée pour mesurer la FBA. La conversion des données de réduction d’acétylène en réduction d’azote nécessite l’utilisation d’un facteur de conversion (R-ratio = C_2_H_2_/N_2_). Dans plus de la moitié des études publiées un R-ratio théorique de 3 est assumé sans validation expérimentale. Or le R-ratio est fortement influencé par la composition de la communauté fixatrice d’azote ainsi que la nature des enzymes utilisées. La non-validation du R-ratio peut mener à une sous-estimation de la FBA par un facteur 3 à 6. L’objectif de cette étude était d’évaluer la contribution du bois mort aux entrées d’azote de la forêt boréale de l’Est canadien, une région sous documentée par rapport à l’Ouest canadien et la Scandinavie. Le second objectif était d’évaluer l’importance de la validation du R-ratio expérimentalement pour obtenir des estimations fiables. Les résultats montrent que (i) le bois mort participe de manière faible aux entrées d’azote en forets boréales (< 0.15 kg N/ha.an) de l’Est canadien, comparé à l’Ouest canadien mais similaire à la Scandinavie et (ii) la validation expérimentale du R-ratio augmente les estimations de la FBA du bois mort pouvant aller jusqu’à un facteur 2 selon les essences d’arbres.

Mots-clés: écologie forestière, bois mort, fixation biologique de l'azote, foret boreale

Clément Hardy
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Modélisation

Salon z - 10h50

14 - Impacts à long termes de l’aménagement inéquien sur la composition et la fragmentation du paysage
L’aménagement inéquien est perçu par de nombreux écologues comme une approche d’aménagement extensif en comparaison aux méthodes équiennes, offrant des compromis intéressants entre production de bois et d’autres services écosystémiques importants. Mais des incertitudes persistent sur ses impacts à de plus grandes échelles spatiales et temporelles, dus à la répartition des aires de récolte et la construction de routes forestières sur de plus grandes étendues. Nous avons ainsi exploré les impacts de l’aménagement inéquien sur la composition et la fragmentation d’un paysage, sur un horizon de planification de 150 ans. Pour cela, nous avons utilisé le modèle de simulation spatialement explicite LANDIS-II et une nouvelle extension qui simule l’évolution du réseau routier forestier. Nous avons simulé 30 scénarios d’aménagement dans un paysage de la région de la Mauricie en variant l’utilisation de méthodes d’aménagement inéquiennes, l’agrégation des coupes, et la présence d’un réseau routier forestier initial. Nos résultats montrent qu’en comparaison avec l’aménagement équien, l’aménagement inéquien augmente la densité et les coûts opérationnels du réseau routier forestier, la quantité de forêt avec de vieilles cohortes d’arbres, et la fragmentation "per se" de ces forêts. De plus, dans la forêt boréale au nord du paysage, les feux de forêt tendaient à fragmenter les vieilles forêts en dépit de l’aménagement forestier, réduisant les différences entre aménagement équien et inéquien concernant la fragmentation du paysage. La présence d’un réseau routier initial n’as eu aucun effet au long terme. Nous concluons que le choix de l’aménagement inéquien par rapport à l’équien doit dépendre du type de fragmentation et d’habitat considérés, des patrons de fragmentation liés aux perturbations naturelles, et des effets perçus de la fragmentation per se dans le paysage. Nous concluons également que l’agrégation des coupes peut réduire les impacts négatifs de l’aménagement inéquien, mais qu’il est peu probable qu’elle les compense totalement.

Uneven-aged management is perceived by many ecologists as an extensive management approach compared to even-aged methods, offering interesting trade-offs between timber production and other important ecosystem services. But uncertainties persist about its impacts at larger spatial and temporal scales, due to the distribution of harvesting areas and the construction of forest roads over larger areas. Hence, we explored the impacts of uneven-aged management on the composition and fragmentation of a landscape over a 150-year planning horizon. To that end, we used the spatially explicit LANDIS-II simulation model and a new extension that we developed, that simulates the evolution of the forest road network. We simulated 30 management scenarios in a landscape of the Mauricie region by varying the use of uneven-aged management methods, the aggregation of the cuts, and the presence of an initial forest road network. Our results show that in comparison with even-aged management, uneven-aged management increases the density and operational costs of the forest road network, the amount of forest with old cohorts of trees, and the fragmentation "per se" of these forests. In addition, in the boreal forest north of the landscape, wildfires tended to fragment old-growth forests despite forest management, reducing the differences between even- and uneven-aged management in terms of landscape fragmentation. The presence of an initial road network had no long-term effect. We conclude that the choice of uneven- versus even-aged management should depend on the type of fragmentation and habitat considered, the patterns of fragmentation related to natural disturbances, and the perceived effects of fragmentation per se on the landscape. We also conclude that aggregating the cuts can reduce the negative impacts of uneven-aged management, but is unlikely to fully offset them.

Mots-clés: aménagement, biologie de la conservation, Equien, Inequien, LANDIS-II, modélisation, fragmentation, habitat

Morgane Urli
Professionnel(le) de recherche (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Sécheresse

Salon x - 10h50

15 - Réponses physiologiques de plants d’essences forestières à l’augmentation anticipée de la sécheresse dans un climat futur au Québec
Au sud du Québec, les simulations climatiques prévoient une augmentation de 1,9 à 7,2°C de la température moyenne de la saison estivale et un changement des précipitations de l'ordre de -10 à +12% à l’horizon 2080, par rapport aux normales observées sur la période 1971-2000. Ces nouvelles conditions climatiques mèneront à des sécheresses plus intenses que par le passé. La sécheresse altère la croissance des arbres, affecte leur capacité d’adaptation face à d’autres stress et peut également compromettre leur survie. Elle influence donc la composition des peuplements de même que l’aire de répartition des essences via des événements de mortalité. Dans un contexte de changements climatiques, il est nécessaire d’évaluer l’effet de la sécheresse sur la croissance et la survie de plants d’essences tempérées nordiques et boréales. Nous avons exposé des semis de trois essences tempérées nordiques et boréales ayant un intérêt économique et écologique et qui sont utilisées pour le reboisement - épinette blanche, épinette noire et pin blanc – à différentes conditions climatiques (passé récent et futurs) lors d’une expérimentation en serre. Nous avons mesuré régulièrement leur potentiel hydrique, conductance stomatique, transpiration foliaire, photosynthèse et leur conductance hydraulique au cours d’une saison de croissance. Nous avons évalué leurs stratégies hydrauliques ainsi que leur marge de sécurité hydraulique pour chacune des conditions climatiques. Cette dernière correspond à la différence entre l’état hydrique de l’arbre évalué au moment où l’arbre est soumis au stress hydrique le plus élevé et le seuil de dysfonctionnement hydraulique de l’essence. Les résultats permettront d’identifier l’essence parmi ces trois conifères la plus vulnérable à la sécheresse et par conséquent seront utiles à la mise en œuvre d’une stratégie d’adaptation des forêts tempérées nordiques et boréales aux changements climatiques.

Mots-clés: écophysiologie, écologie forestière, changements climatiques, sécheresse

Sara Boukherroub
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 1 - Session Faune

Salon w - 10h50

16 - Évolution de la phénologie de la reproduction des oiseaux à la forêt Montmorency au cours des 25 dernières années
La phénologie de la reproduction est un paramètre important de suivi de l’avifaune à long terme. Durant les dernières décennies, des études mettant en exergue des changements dans la reproduction, fonction déterminante dans le cycle de vie annuel des oiseaux, se sont multipliées. Notre présentation portera sur les résultats d’une étude sur l’évolution, lors des 25 dernières années, de la phénologie de la reproduction des oiseaux nicheurs dans une forêt boréale, la forêt Montmorency, Québec, Canada. La date de reproduction a été estimée grâce à un modèle statistique qui prend en compte la détection imparfaite du statut parental, lui-même déterminé grâce à l’observation du comportement parental de transport de nourriture.

Carlos Cerrejón
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs

  • Osvaldo Valeria (CEF, UQAT)
  • Jesús Muñoz (Real Jardín Botánico (RJB-CSIC), Plaza de Murillo 2, 28014 Madrid, España)
  • Nicole J. Fenton (CEF, UQAT)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Bryophytes

Salon y - 11h30

17 - Petits mais bien visibles : prédire la distribution et la richesse des bryophytes rares dans la forêt boréale par satellite
Dans les forêts boréales canadiennes les bryophytes représentent une composante essentielle de la biodiversité et jouent un rôle important dans le fonctionnement et les services des écosystèmes. Cependant, les lacunes dans les connaissances sur la répartition des bryophytes conduisent à les négliger dans les stratégies de conservation, posant un risque particulier pour leurs espèces rares. Cette étude vise à développer des modèles prédictifs de la présence des espèces rares de bryophytes, ainsi qu'à identifier leurs points chauds de diversité dans la forêt boréale en utilisant des données de télédétection. La zone d'étude est située dans l'ouest du Québec, dans la région d'Eeyou Istchee James Bay, et couvre 72 292 km2. Nous avons sélectionné 52 espèces rares de bryophytes parmi un total de 214 espèces en fonction de leur prévalence dans la zone d'étude (<30 occurrences). Des variables dérivées de la télédétection à une résolution de 30 m liées à la topographie et à la végétation ont été utilisées comme prédicteurs. Les modèles et la cartographie prédictive ont été développés en utilisant le cadre de modélisation ‘’Ensemble de Petits Modèles’’ à partir de deux techniques (Random Forest et Maxent). Par la suite, les patrons de richesse en bryophytes rares ont été cartographiés en agrégeant leurs prédictions. Les modèles individuels ont montré une valeur prédictive allant d’utile (mieux que par hasard) à excellente pour 73% des espèces, malgré leur faible nombre d'occurrences. Ces modèles ont permis d'identifier les points chauds de diversité de bryophytes rares, ainsi que d'évaluer leur correspondance spatiale avec ceux de bryophytes totaux récemment identifiés dans une étude précédente. Nos résultats démontrent le potentiel de la télédétection pour prédire la distribution des espèces rares et peu visibles dans le paysage, facilitant l'inclusion des bryophytes dans la planification du développement durable dans l’est du Canada.

Mots-clés: biodiversité, biologie de la conservation, apprentissage automatique, capteur, cartographie numérique, modélisation prédictive, pessière noire, prédicteurs de télédétection, rareté, satellite

Hanxiong Song
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Agroforesterie

Agroforesterie - 11h30

18 - Integrating Agricultural Practices into the TRIPLEX-GHG Model for Simulating Global Cropland Nitrous Oxide Emissions: Model Development and Evaluation
Nitrous oxide (N2O), a powerful source for global warming and the destruction of stratospheric ozone, has been identified as a major biogenic greenhouse gas emitted from terrestrial ecosystems. Soil N2O emissions are mainly produced via microbially-mediated nitrification and denitrification processes which are highly controlled by multiple environment factors as well as human managements, direct and indirectly. It is difficult to simulate cropland N2O emission on a large scale as a result of large estimated uncertainties generated from model input information, description of model structures, and model parameterization. In order to better simulate magnitude of N2O emissions from global croplands, a new version of the process-based TRIPLEX-GHG model was developed by coupling the major agricultural practices including chemical and manure application, irrigation, harvest, and tillage etc. The coefficient of the NO3- consumption rate for denitrification (COEdNO3) was found to be the most sensitive parameter based on sensitivity analysis, and it was calibrated using field data from 39 observation sites across major croplands globally. The model performed well when simulating the magnitude of the daily N2O emissions and was able to capture the temporal patterns of the N2O emissions under different management practices. The calibrated COEdNO3 ranged from 0.01 to 0.05, and the continental means of the parameter were used for the model validation. The global validation compared the measured and modeled means of the daily N2O fluxes of 69 observation sites during the experiment periods and the results are highly consistent (R2 = 0.87, k = 0.86). Consequently, our model simulation results demonstrate that the new version of the TRIPLEX-GHG model can reliably simulate N2O emissions from various croplands at the global scale.

Mots-clés: écologie forestière, nitrous oxide, process-based model

Marie-Eve Roy
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQO)


Autres auteurs

  • Yann Surget-Groba (CEF, UQO)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Sols forestiers

Salon x - 11h30

19 - Le microbiome du sol: un témoin la modification de nos écosystèmes forestiers aménagés
Le microbiome du sol est connu à la fois pour son rôle dans le stockage du C dans les sols, comme régulateur des nutriments et pour permettre aux plantes de s'adapter aux conditions changeantes. Ces rôles témoignent de l’importance d’étudier la modification de ce microbiome suite à des perturbations, comme la récolte forestière. Dans la présente étude, nous avons utilisé une chronoséquence (5 ans, 15 ans et 30 ans), deux intensités de récolte en forêt feuillue (coupe total et coupe partiel), ainsi que des forêts non-aménagés (> 100 ans), dans un plan expérimental stratifié de 189 parcelles forestières, pour évaluer l'impact de l'exploitation forestière sur ce microbiome. L'abondance des champignons et des bactéries a été calculée en utilisant la concentration d'ADN obtenue à partir de qPCR dans chacune de ces parcelles. De plus, pour les champignons, la modification des communautés, la diversité phylogénétique et la proportion des différents modes trophiques et des guildes ont été mesurées à l'aide du séquençage PCR nouvelle génération. Les résultats obtenus démontrent une plus forte modification du microbiome peu de temps après une récolte de haute intensité qui s’exprime notamment par une augmentation de l'abondance des bactéries et une augmentation de la proportion de champignons pathogènes et parasites. De plus, tout au long de la chronoséquence, après une récolte de forte intensité, on observe une diminution significative du ratio champignons / bactéries (>32%) et une augmentation des bactéries (>34%) par rapport à une forêt non-aménagée. Après une récolte de plus faible intensité, d’important effets sur le microbiome sont aussi visibles. Les liens entre le microbiome et d’autres variables biotiques et abiotiques liées à d’importantes fonctions dans l’écosystème forestier (e.g. stockage du C) seront aussi présentés.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière, microbiome, champignon, bactérie, sol

Núria Aquilué
Postdoc (CEF, UQAM, TÉLUQ)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Traits fonctionnels et Services écosystémiques

Salon w - 11h30

20 - Tree functional traits and networks: Informing forest management in an uncertain global change context
Global warming, severe wildfires, newcoming insects and pathogens outbreaks, extreme climatic events, or invasive species are some of the adverse factors that forest ecosystems face in the current global change context. A forest management based on the functional traits of the tree species aims to respond to the environmental and socio-economic uncertainties global change entails. Functional traits are morphological, physiological, and phenological attributes of the species that allow explaining, on the one hand, the functioning of ecosystems and, on the other, the strategies or responses of plants to different environmental conditions. Here we present the functional network approach, a trait-based approach that scales-up from species functional traits to community-level functional diversity, and from communities to landscape-level functional connectivity. Forest landscapes are viewed as networks of stands or plant communities, tree species are aggregated into functional groups according to their functional similarity to further quantify the functional diversity at the community and landscape levels, and functional connectivity explains the degree of interchangeability of functional diversity between nodes of the network. We applied the functional network approach to a mixed temperate forest landscape in Ontario. We found that a species-rich forest does not always translate into a functionally rich forest, fostering natural regeneration of functionally rare species enhances forest adaptive capacity, and even low-level planting strategies of functionally new species contribute to the functional connectivity of the landscape. The functional network approach allows quantifying functional diversity and functional connectivity at the landscape scale, both indicators of the degree of adaptability of ecosystems, and can be further used to design management plans to mitigate climate change negative impacts or reduce risks associated to natural disturbances.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière

Etienne Kachaka
Professionnel(le) de recherche (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Agroforesterie

Agroforesterie - 11h45

21 - Effets de l’âge des jachères agroforestières à Acacia auriculiformis sur les sols et les rendements de culture de manioc sur le Plateau des Batéké en République démocratique du Congo
La jachère agroforestière consiste à planter des arbres afin de restaurer la fertilité des sols après une série de cultures. Cette pratique est encouragée, car elle permettrait de raccourcir le temps des jachères traditionnelles et d’augmenter la productivité des sols. Cette étude a vérifié ces suppositions en approfondissant certains aspects peu étudiés de cette pratique. Plus spécifiquement, les objectifs étaient d’évaluer et de comparer les effets des jachères agroforestières à Acacia auriculiformis dont les classes d’âges étaient 1 à 3 ans ; 3 à 5 ans et 5 à 7 ans, ainsi que des jachères traditionnelles de 5 ans sur la fertilité et les stocks de carbone des sols ainsi que sur les rendements de manioc et les contenus en nutriments de leurs feuilles et farines. Les résultats obtenus ont permis de conclure que les jachères agroforestières améliorent la fertilité et les stocks de carbone des sols comparativement aux jachères traditionnelles. L’âge des jachères agroforestières n’a pas eu d’influence sur ces paramètres. En ce qui concerne les essais de manioc, les jachères agroforestières âgées d’au moins 5 ans ont permis d’obtenir des rendements en tubercules supérieurs aux autres jachères et ceux-ci étaient associés à des niveaux élevés en potassium (K) contenus dans les farines. Les différences concernant le contenu en nutriments des feuilles n’étaient pas significatives. En définitive, les jachères agroforestières à Acacia auriculiformis, en particulier celles âgées de 5 et 7 ans, ont montré de meilleures performances pour les paramètres évalués au cours de cette étude.

Jon Urgoiti
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Traits fonctionnels et Services écosystémiques

Salon w - 11h45

22 - New evidence shows strong diversity effects on productivity during the early stages of stand development being increasingly driven by complementarity
Recent decades have seen the publication of hundreds of studies investigating the diversity-productivity relationships in forest ecosystems. These have led to a general consensus that diverse tree communities, on average, promote higher levels of biomass production than their species-poor counterparts. However, within this body of research, there are important divergences among studies on the strength of these diversity effects. While recent studies have shown how environmental factors account for much of the spatial variation in the strength of these diversity effects, considerably less is known about how and why diversity effects on productivity change through time during stand development. In this study, we explore whether diversity effects on tree community productivity change through time and which mechanisms underpin them. By analyzing the effects of trait-based aspects of tree communities on 11 years of growth records from a tree diversity experiment, we show that diversity effects on productivity strengthen progressively through time – only becoming significantly positive after 9 years after seedling establishment. Moreover, we demonstrate that the strengthening of diversity effects is driven by gradual increases in complementarity effects (as opposed to selection) as competition for resources increases. Our results reveal that both functional diversity and identity of tree communities play a key role in driving diversity effects as stands develop. We highlight that mixing species with contrasting resource-acquisition strategies, and the dominance of deciduous, fast-developing, shade-intolerant species, promote positive diversity effects on productivity in the long term. Our results suggest that the canopy closure and self-thinning are key phases for promoting niche complementarity and overyielding in diverse tree communities.

Mots-clés: biodiversité, écologie forestière, biodiversity-ecosystem functioning, functional traits, tree diversity experiments, diversity effects, functional diversity, functional identity

Juanita Carolina Rodríguez Rodríguez
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs

  • Steven W. Kembel (UQAM)
  • Yves Bergeron (CEF, UQAT, CEF-UQAM)
  • Nicole J. Fenton (CEF, UQAT)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Bryophytes

Salon y - 11h45

23 - Forest type vs. host identity as drivers of mosses phyllosphere
Bryophytes harbour a variety of bacterial and cyanobacterial linages in their phyllosphere, which have important ecosystem functions. Moss-cyanobacteria associations are particularly important for N_2_-fixation (up to 7 kg N ha^-1^ yr^-1^), mostly in nitrogen-limited coniferous boreal forests, where it is the main source of nitrogen inputs. However, few studies have explored the complete bacterial diversity associated with bryophytes and the factors driving these associations. Moss species identity seems to be the main moss phyllosphere driver, regardless of habitat. However, it has been suggested that certain environmental conditions could influence moss-associated microbial communities. We quantified changes in microbial communities as a function of moss-host identity ("Pleurozium schreberi" and "Ptilium crista-castrensis") and forest type (black spruce versus trembling aspen) in Quebec boreal forests. Moss samples were processed to identify their associated microbial communities by Illumina sequencing. Our hypotheses were that (H1) host identity acts as main driver of bacterial composition; (H2) there is a higher bacterial diversity in aspen compared to spruce stands; whereas (H3) cyanobacteria will be more abundant in more N-limited spruce compared to aspen stands. While H2 was accepted, forest type was a more important driver of bacterial community composition and abundance than host identity (H1 rejected) and cyanobacterial communities were one of the most abundant bacterial groups in aspen stands, and less abundant in spruce stands (H3 rejected). While the intrinsic physicochemistry of leaves can explain host identity as a driver of moss-phyllosphere associations, moss chemical composition changes with environmental conditions and individual requirements. The heterogeneous and nutrient-rich aspen understory might influence the moss phyllosphere via competition and facilitation processes. Considering that tree-canopy dominance has been changing from coniferous to broad-leaved forests because of natural and anthropogenic causes (fires, land colonization, mining, forestry and climate change), these changes could affect the bryophyte phyllosphere and their related ecosystem services.

Mots-clés: biodiversité, Bryophytes, phyllosphere, microbial communities, boreal forest, black spruce, trembling aspen

Xavier Lamontagne
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Sols forestiers

Salon x - 11h45

24 - Peut-on utiliser la réponse commune d’espèces indicatrices pour quantifier le gradient de la « fertilité » du sol ?
Un objectif majeur de l’écologie fonctionnelle est de déterminer les relations entre les traits et l’environnement afin d’établir les mécanismes d’assemblage des communautés. Le gradient de fertilité du sol est un concept clé des théories d’assemblage relié à plusieurs traits comme la surface spécifique foliaire (SLA), la hauteur à maturité ou la teneur en matière sèche des feuilles (LDMC). Bien que le cadre agronomique nous permette d’étudier la « fertilité » du sol, les mesures en agronomie ne sont pas adaptées au contexte multispécifique de l’écologie végétale et ne nous permettent pas une généralisation géographique des mesures du gradient. Afin de généraliser et de quantifier ce gradient, Daou et Shipley (2019) ont élaboré une méthode basée sur la réponse commune de quatre espèces largement différentes au niveau de leur écologie dans des conditions contrôlées (Triticum aestivum, Festuca rubra, Trifolium pratense et Arabidopsis thaliana). Bien que cette méthode s’annonce prometteuse, nous ignorons les limites du modèle en termes de généralité interspécifique. Pour tester cette limite, nous avons mesuré la croissance de 7 espèces à écologie très contrastée dans des conditions contrôlées (eau, température, lumière et humidité) sur 25 sols issus d’un gradient de « fertilité » dans le sud du Québec. Ensuite, avec différentes combinaisons d’espèces, nous avons construit plusieurs modèles pour vérifier la dimensionnalité des mesures de « fertilité ». Nos résultats suggèrent que le gradient est minimalement bidimensionnel puisque les espèces ont une réponse différente au pH. Malgré cette différence, les estimations de « fertilité » restent robustes au niveau quantitatif indépendamment du cortège d’espèces utilisé. Ces résultats renforcent l’idée qu’un concept de « fertilité » général existe au sein d’une multitude d’espèces différentes, mais que ce concept général est borné par le pH dans les prairies.

Mots-clés: gradient, fertilité, variable latente, communautés végétales

Geneviève Gagné
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQO, ISFORT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Agroforesterie

Agroforesterie - 12h00

25 - Les interactions arbre-culture en système agroforestier intercalaire sont-elles accentuées par la diminution de la pluie ?
Les changements climatiques entrainent une diminution des rendements des cultures dans plusieurs régions du monde. L’augmentation des épisodes de sécheresse et la modification des patrons des précipitations rend l’eau moins disponible pour les plantes affectant ainsi leur croissance et leur production. Les systèmes agroforestiers intercalaires intègrent la sylviculture et la culture de plantes annuelles sur un même espace. Les interactions qui découlent de ces associations démontrent un potentiel pour diminuer les conséquences néfastes des changements climatiques sur le rendement des cultures. Dans cette recherche nous avons utilisé un dispositif pour réduire la disponibilité de l’eau aux cultures de soya et, afin de discriminer la compétition racinaire, nous avons utilisé un traitement de cernage racinaire des arbres. Des données microclimatiques, des données sur les traits foliaires et des données sur le rendement des cultures à 3 distances différentes de la rangée d’arbres et dans un témoin agricole ont été prises. Cette recherche démontre que les systèmes agroforestiers créent des microclimats qui sont bénéfiques pour les cultures; lors de saison plus sèche nous avons observé une augmentation du rendement à 12 et 20 mètres de la rangée d’arbres. Dans cette étude, menée dans un système agroforestier avec de larges espacements entre les arbres, la compétition lumineuse près de la rangée d’arbres n'affecte pas les rendements, car nous n’avons pas observé de diminution des rendements en comparaison avec le témoin agricole. De plus, nos résultats démontrent une absence de compétition racinaire entre les arbres et les cultures Plus de recherche sont nécessaires afin de mieux comprendre les relations entre les racines et les différents microorganismes du sol.

Mots-clés: agroforesterie

Irène Mestre
Postdoc (CEF, UQO)


 


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Traits fonctionnels et Services écosystémiques

Salon w - 12h00

26 - Services écosystémiques et valeurs des forêts de l'Outaouais : l'accessibilité comme enjeu central
Le lien entre le bien-être humain et l'environnement est de mieux en mieux pris en compte dans les politiques d'aménagement" c'est notamment le cas des activités récréotouristiques présentées comme un facteur de bien-être et un potentiel ararimage entre croissance économique et conservation de la biodiversité. Cependant, les zones récréotouristiques qui génèrent des revenus faibles entretiennent des liens complexes avec l'industrie forestière, ce qui représente un enjeu pour la mise sous statut de conservation de nouveaux territoires. Le cas d'étude présenté est le bassin versant de la branche Est de la rivière Coulonge qui pourrait, à terme, être inclu dans une réserve de biodiversité projetée. La Coulonge Est est un espace dont le potentiel récréotouristique est peu mis en valeur, et où l'exploitation forestière est intensive. Cette recherche a pour objectif de comprendre comment la conservation du territoire influencerait les usages et les valeurs en mobilisant le cadre conceptuel des interdépendances sociales de Cécile Barnaud et collègues (2018). Celui-ci vise à explorer les liens entre les acteurs pour la fourniture de services écosystémiques. La méthodologie s'est appuyée sur la conduite de vingt deux entretiens semi-directifs accompagnés de cartographie participative. Les résultats de cette étude montrent l'intrication des relations entre environnement, industrie forestière et valeurs. En effet, les valeurs attribuées à cet espace dépendent fortement de son accessibilité. Celle-ci est sous la responsabilité de l'industrie forestière et du MFFP qui sont les financeurs et les gestionnaires des routes et traverses en forêts publiques. Les acteurs reconnaissent la complexité des effets de l'exploitation forestière à la fois comme héritage commun qui a façonné les paysages et l'histoire de la région et comme danger pour la biodiversité, et dans le même temps comme pourvoyeur d'infrastructures. La conservation est perçue comme une opportunité de s'affranchir de cette dépendance mais aussi comme un risque de perdre l'accès au territoire.

Mots-clés: aménagement, biologie de la conservation, Récréotourisme; aire protégée; accessibilité

Marie Renaudin
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université de Sherbrooke, Centre Sève)


Autres auteurs

  • Charlotte Blasi (CEF, Université de Sherbrooke)
  • Robert Bradley (CEF, Université de Sherbrooke, Centre Sève)
  • Jean-Philippe Bellenger (Université de Sherbrooke, Centre Sève)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Bryophytes

Salon y - 12h00

27 - Influence du climat et des nutriments sur la quantité de cyanobactéries associées aux bryophytes et leur fixation d’azote en forêt boréale Québécoise.
En forêt boréale, les bryophytes (mousses) jouent un rôle écologique majeur, tel que la régulation de la température et de l’humidité du sol, et constituent un réservoir de carbone important. Certaines espèces de cyanobactéries peuvent former des associations avec les mousses. En réalisant la réaction de fixation d’azote (réduction du diazote atmosphérique en ammonium), les cyanobactéries peuvent constituer une source importante d’azote pour les mousses boréales, et ainsi soutenir leur production primaire. Étudier les principaux facteurs environnementaux affectant la biomasse de cyanobactéries des mousses et leur fixation d’azote est essentiel pour mieux comprendre comment le changement climatique influencera le cycle global de l’azote en milieu boréal. Dans cette étude, nous explorons les impacts in situ de divers facteurs physiques (température, humidité, lumière) et chimiques (concentrations en nutriments dans les dépôts atmosphériques, estimées en quantifiant les nutriments dans les mousses) sur la quantité de cyanobactéries des mousses et leur fixation d’azote. Pour cela, deux espèces de mousse dominantes (Pleurozium schreberi et Ptilium crista-castrensis) ont été récoltées en forêt boréale Québécoise, le long d’un gradient latitudinal de température, précipitations et dépôts atmosphériques en nutriments (azote, phosphore et métaux), de 2017 à 2019. Des transplants de mousse vers des sites soumis à des conditions climatiques similaires mais fortement exposés aux dépôts atmosphériques ont également été réalisés. Nous rapportons que la quantité de cyanobactéries associées aux mousses est principalement influencée par la température, les précipitations et le phosphore, alors que la fixation d’azote est principalement influencée par la température et les métaux, avec notamment une corrélation positive entre le contenu en molybdène des mousses et le taux de fixation d’azote. Ces résultats suggèrent une réponse complexe de l’association mousse-cyanobactéries aux changements climatique et atmosphérique, la biomasse cyanobactérienne et la fixation d’azote répondant aussi bien aux facteurs climatiques que nutritionnels.

Mots-clés: écologie forestière, Bryophytes, fixation d'azote, cyanobactéries

Sanghyun Kim
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT, UQAM)


Autres auteurs

  • Petter Axelsson (SLU)
  • Miguel Girona (CEF, UQAT, SLU)
  • John Senior (SLU)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 2 - Session Sols forestiers

Salon x - 12h00

28 - Can continuous-cover forestry maintain soil fungal communities in Norway spruce boreal forests?
Traditional clear-fell forestry greatly alters community structure and ecosystem function within boreal forests and alternative management practices may reduce these impacts. Continuous-cover forestry can maintain similar invertebrate and plant communities to unmanaged forest, but whether this extends to soil fungal communities remains unclear. Within four sites across the mid-boreal zone of Sweden, we conducted a comprehensive study to assess the impact of continuous-cover and clear-felling on soil fungi and chemical properties within Norway spruce dominated forests, using unmanaged forest as a control. We sampled soils for chemical properties (pH, carbon, nitrogen, C/N and Organic matter) and used both surveys of fungal fruiting bodies and state of the DNA metabarcoding techniques to assess treatment effects on soil fungal communities. We found that forest management practices had significant effects soil pH, C and C/N ratio and that continuous-cover forestry had more similar soil properties to unmanaged forest. Furthermore, the biodiversity of fruiting bodies, as expressed by species richness and Shannon's diversity index, was higher in continuous-cover forestry and unmanaged forest compared to clear-felled areas. However, the opposite was true for the diversity of soil fungal communities, which was probably due to the high level of disturbance in clear-felled areas, and thus, ample habitat for early successional colonisers and some remnants of mature forest communities. However, in agreement with predictions we found that the composition of both fruiting body and soil fungal communities broadly similar in continuous-cover and unmanaged forest, but fundamentally different to clear-felled areas. Consequently, our findings highlight that continuous-cover forestry is an alternative to conventional practise, maintaining communities associated with unmanaged forest and mimicking natural disturbance regimes.

Mots-clés: écologie forestière, biodiversité, Biodiversity, Even-aged and uneven-aged silvicultural systems, Fruit-bodies, Next-generation sequencing (NGS), Soil chemistry, Soil fungus

Alexandre Pace
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université Concordia)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Paléo et Vieilles forêts

Salon w - 09h20

29 - Une reconstitution de variabilité hydrologique des 211 dernières années pour les montagnes de la Gaspésie basée sur les cernes d'arbres
Les régions montagneuses sont reconnues comme étant particulièrement sensibles aux changements climatiques. Afin de comprendre les effets régionaux de ces changements, en particulier la variabilité naturelle de l'hydroclimat, des longues données instrumentales sont requises. En Gaspésie intérieure, les données sur le climat et l'écoulement des eaux sont particulièrement brèves, remontant en effet seulement à l'année 1960. Les reconstitutions climatiques basées sur l'analyse de cernes d'arbre permettent pourtant de déduire des données plus anciennes, sur une base annuelle ou même sous-annuelle. Nous présentons ici les résultats finaux d'une reconstruction de la rivière Sainte-Anne, dans les montagnes Chic-Chocs et McGerrigle de la Gaspésie, basée sur des anneaux d'arbres. Cette reconstitution à haute fréquence de 211 ans est fondé sur six sites de cèdres blancs (Thuja occidentalis) dans la vallée fluviale, deux sites alpins d'épinettes noire (Picea mariana) et un site d'épinette blanche (Picea glauca). Les chronologies de cernes couvrent collectivement les derniers 456 ans. Cinq des sites présentent un important signal d'haut débit estival de la rivière Sainte-Anne. Les reconstitutions climatiques et hydrologiques pourraient être utiles pour la gestion de la flore et de la faune du Parc national de la Gaspésie, particulièrement pour la dernière population de caribou de la Gaspésie-Atlantique et pour les pêcheries de saumon de la rivière Sainte-Anne.

Mountainous regions are recognized as being particularly sensitive to climate change. In order to understand the regional effects of these changes, particularly the natural variability of the hydroclimate, long instrumental records are of essence. In the interior Gapsésie, instrumental data of climate and streamflow are particularly brief, in effect only beginning around the year 1960. Reconstructions of past climate based on the analysis of tree rings allow us to infer climatic conditions prior to records, on an annual or even sub-annual resolution. We present here the final results of a reconstruction of the Sainte-Anne river in the Chic-Chocs and McGerrigle mountains of the Gaspésie, based on tree rings. This 211-year high-frequency reconstruction is based on 6 sites of white cedar (Thuja occidentalis) in the river valley, 2 alpine sites of black spruce (Picea mariana) and 1 of white spruce (Picea glauca). The tree-ring chronologies collectively cover the last 456 years. Five of the sites show a strong summer high flow signal of the Sainte-Anne River. The climatic and hydrological reconstructions could be useful for the conservation of the flora and fauna in the Gaspésie National Park, particularly for the last population of Atlantic-Gaspésie caribou and for the salmon fisheries of the Sainte-Anne river.

Mots-clés: dendroclimatologie, paléoclimat, conservation,

Claudie-Maude Canuel
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval, CRMR-ULaval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Sylviculture et Aménagement

Sylviculture et Aménagement - 09h20

30 - Intégrer la récolte de biomasse forestière à l’approvisionnement en bois: Est-ce vraiment plus cher?
Les coûts élevés d’approvisionnement sont un obstacle au développement de la filière de la bioénergie basée sur la biomasse forestière. L’harmonisation de la récolte de biomasse forestière avec celle des produits du bois conventionnels (sciage, pâtes et papiers) est une solution pour diminuer l’ensemble des coûts d’approvisionnement. Nous avons étudié les opérations de récolte de biomasse sous la forme de tiges ou de sections de tiges en complémentarité à celles des bois destinés aux produits conventionnels. Nous avons évalué et comparé les coûts de récolte de la biomasse à ceux des produits conventionnels, puis avons examiné la relation entre les caractéristiques des peuplements avant la récolte, les coûts de récolte et les volumes de bois récoltés. Nous avons testé quatre intensités croissantes de récolte sur trois sites d’études dans les forêts tempérées et boréales du Québec. L’intensité de récolte n’a pas eu d’effet significatif sur les coûts unitaires de récolte ($ m^-3^). Récolter la biomasse forestière en complément des produits du bois conventionnels a eu peu d’effets sur les coûts moyens de récolte ($ ha^-1^) pour les peuplements de faible densité. Inversement, les peuplements à forte densité ont engendré une augmentation de 487 à 849 $ ha^-1^ des coûts de récolte, ainsi qu’une augmentation des volumes de bois destinés à la bioénergie (jusqu’à 50 m^3^ ha^-1^ supplémentaires). La densité et la composition des peuplements ont été les facteurs les plus influents sur les coûts de récolte. Les opérations de récolte dans les peuplements denses avec des arbres de faibles dimensions ont été plus sensibles aux délais additionnels occasionnés par la récolte de volumes additionnels de bois. Notre étude souligne l’importance de considérer la récolte de biomasse comme partie intégrante d’un système sylvicole efficace pour tirer davantage de valeur des forêts et contribuer au développement d’une économie verte et concurrentielle.

Mots-clés: sylviculture, aménagement, bioénergie, atténuation des changements climatiques, abatteuse multifonctionnelle, opérations forestières

Emmanuelle Pelletier
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Phénologie

Salon z - 09h20

31 - Miser sur la variabilité : une stratégie de minimisation des risques à la limite sud de la distribution du pin gris
Les populations marginales à limite sud de leur distribution sont souvent petites et isolées. Elles sont à risque d’extirpation face aux changements climatiques ou de l’altération des régimes de perturbations. Au Bas-Saint-Laurent, des populations marginales de pin gris persistent hors du biome boréal, malgré l’absence de feux naturels essentiels au maintien de cette espèce obligatoirement pyriscente. Bien que les cônes de pin gris soient généralement sérotineux (demeurent fermés à maturité), les populations à la limite sud de l’espèce ont un degré de sérotinisme moindre et plus variable qui pourrait assurer leur persistance malgré le régime de feux défavorable. Cette étude vise à évaluer les facteurs écologiques associés à la variabilité intraspécifique du sérotinisme à la limite sud de la distribution du pin gris et à déterminer l’effet de cette variabilité sur la trajectoire démographique des populations marginales. Près de 1500 cônes de pins gris ont été échantillonnés sur quinze sites marginaux et sept sites au centre de sa distribution. La température d’ouverture des cônes a été déterminée et 24200 graines ont été soumises à un test de germination afin d’évaluer leur viabilité. La variabilité intraspécifique du sérotinisime en milieu naturel détermine la structure démographique des peuplements de la limite sud et se reflète dans la température d’ouverture des cônes en laboratoire. Les cônes des peuplements marginaux s’ouvrent à des températures réduites et variables selon leur âge, et portent davantage de graines plus légères. Au centre de la distribution, les cônes s’ouvrent à une température plus élevée et constante. Les graines sont plus lourdes et on retrouve moins de graines par cône. Cette différence suggère l’adaptation locale des populations marginales à la limite sud de l’enveloppe bioclimatique de l’espèce et s’exprime par une stratégie de minimisation des risques dans un environnement instable et moins favorable.

Mots-clés: écophysiologie, écologie forestière, régime de feux, sérotinisme, minimisation des risques, marge sud, adaptation locale, variabilité intraspéficique

Lorena Balducci
Postdoc (CEF, UQAC)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Hydrologie

Salon y - 09h20

32 - Le paradoxe de la défoliation: modulation de l'état hydrique chez les conifères boréaux
La défoliation peut améliorer l'état hydrique des arbres en réduisant la transpiration en cas de sécheresse. Cependant, lors d'épidémies d'insectes, cet effet peut être transitoire car la réduction du feuillage affecte non seulement la transpiration, mais également tout le continuum sol-plante-atmosphère. Cette étude s’intéresse aux effets de la défoliation et du déficit de pression de vapeur (VPD) sur l'état hydrique des plantes et du sol chez le sapin baumier et l'épinette noire défoliés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette, "Choristoneura fumiferana" (Clemens). Nous avons échantillonné des sapins et des épinettes soumis à différents degrés de défoliation en 2014-2015. La teneur relative en eau (RWC), la teneur en eau volumétrique (VWC) et le potentiel hydrique de mi-journée (Ψ_md_) ont été mesurés. Pour évaluer les effets de la défoliation et du VPD sur le RWC, Ψ_md_ et VWC des modèles mixtes ont été réalisés, ainsi que des modèles d'équation structurelle (SEM) pour déterminer les relations causales entre les variables. La défoliation et le VPD ont réduit le Ψ_md_ chez le sapin baumier et l’ensemble des espèces, mais n'ont pas affecté la RWC. La défoliation seule a augmenté la VWC dans le sapin baumier et dans les modèles cumulés. Aucune interaction entre la défoliation et le VPD sur l'état hydrique a été observé, mais un effet significatif sur la VWC, indiquant que les deux facteurs avaient des effets indépendants et additifs sur les plantes mais pas sur le sol. Dans les SEM, la RWC était négativement corrélée à la défoliation, suggérant une marge de sécurité hydraulique dans le transport de l’eau. Suite à plusieurs années de défoliation, la diminution de Ψ_md_ reflète la capacité de stockage de l’eau des arbres, qui pourrait être due à l'alimentation active des larves et à une défaillance hydraulique du xylème.

Defoliation can enhance tree water status by reducing canopy transpiration under drought. During long-lasting insect outbreaks, however, this effect can be transient as reduced foliage affects not only transpiration but also the entire soil-plant-atmosphere continuum. In this study, we investigated the effects of defoliation and vapor pressure deficit (VPD) on plant and soil water status in balsam fir and black spruce defoliated by spruce budworm, “Choristoneura fumiferana” (Clemens). We sampled 48 fir trees and 36 spruce trees subjected to differing severities of defoliation. In May–September 2014 and 2015, we monitored the relative shoot water content (RWC) and soil volumetric water content (VWC), and midday shoot water potential (?_md_, only in 2015). We applied linear mixed models (LMMs) to assess changes in RWC, ?_md_, and VWC to defoliation and VPD and we ran structural equation models (SEM) to determine the causal relationships between the measured variables in relation to defoliation and VPD. In LMMs models, defoliation and VPD, as individual factors, reduced ?md in both balsam fir and pooled species models but did not affect RWC. Defoliation alone increased VWC in balsam fir and in pooled models. We observed no interaction between VPD and defoliation on tree water status, but a significant effect on VWC (in balsam fir and pooled models), indicating that both factors had independent and additive effects on plants but not on soil. However, in SEM models, RWC was negatively correlated to defoliation, suggesting a hydraulic safety margin. Under conditions of multiple-years of natural defoliation during a spruce budworm outbreak, the decrease in ?md reflects the amount of internal water capacitance that could be caused by both a lower ?_md_ due to larval feeding and negative feedback between defoliation and xylem vulnerability.

Mots-clés: écophysiologie

Ange-Marie Botroh
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT, IRF)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Sylviculture et Aménagement

Sylviculture et Aménagement - 09h35

33 - Détermination des effets des pratiques sylvicoles sur les pertes et les stocks de carbone du sol en forêt boréale tourbeuse.
Les sols des forêts boréales entourbées constituent d’importants stocks de carbone. Toutefois, ces stocks issus de la faible décomposition de la matière organique des bryophytes au sol ralentissent la croissance des arbres. Des pratiques sylvicoles perturbant les sols sont préconisées pour réduire l’entourbement et maintenir la production ligneuse. Cependant, leurs impacts sur la décomposition et les stocks de carbone du sol restent peu étudiés. Notre objectif était d’évaluer les effets de ces pratiques sur le carbone du sol. Des taux de décomposition de trois bryophytes (Pleurozium schreberi, Sphagnum capillifolium, S. fuscum) ont été mesurés au bout d’une et de deux saisons de croissance dans trois traitements différents : (1) après des coupes avec protection de la régénération et des sols (CPRS), (2) après des préparations mécaniques du sol par herse et des (3) témoins, dans la pessière à mousse au nord-ouest du Québec. Des échantillons de sol ont également été collectés pour estimer les stocks de carbone. Les résultats montrent que la décomposition est liée notamment au type de substrat, au traitement et à la durée. Selon les substrats, la décomposition est en moyenne plus rapide dans les sites récoltés suivis de la herse que dans les CPRS comparé aux témoins. De plus, la quantité de carbone dans la matière organique du sol est plus faible dans les CPRS et herse que dans les témoins. Cette étude servira à modéliser avec le modèle CBM-CFS, les effets de diverses pratiques sylvicoles sur la dynamique du carbone à long terme.

Mots-clés: aménagement, sylviculture, forêt paludifiée, carbone du sol, récolte, scarifiage, respiration hétérotrophique, tourbe.

Claire O'Neill Sanger
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Concordia)


Autres auteurs

  • Jeannine-Marie St-Jacques (CEF, Université Concordia)
  • Matthew Peros (Bishop's University)
  • Kayden Schwartz (CEF, Université Concordia)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Paléo et Vieilles forêts

Salon w - 09h35

34 - Reconstruction forestière au cours des deux derniers millénaires dans le parc national du Mont-Orford en utilisant des données de pollen à haute résolution
Les données environnementales historiques sont nécessaires pour établir les états de référence pour l'aménagement écosystémique. Au Canada, ces observations couvrent à peine 100 ans. Il faut pourtant disposer de données à plus long terme pour établir si les changements récents de la végétation (et du climat) se situent hors de l’intervalle naturel de variabilité. Au sud-est du Québec, des études polliniques à basse résolution ont permis d’établir les dynamiques forestières générales durant l’Holocène. Or, des données à haute résolution sont nécessaires pour évaluer la variabilité forestière à l’échelle des décennies et des siècles. Le pollen d’une carotte sédimentaire extraite de l’étang Fer-de-Lance dans le Parc national du Mont-Orford fut analysé pour la période entre 350 av. J.-C. à 2018 apr. J.-C. Échantillonnée à une résolution de 10 ans, la carotte permet de reconstruire les changements forestiers dans le domaine de l’érablière à tilleul au cours des derniers 2000 ans et les changements d’utilisation des terres lors de la colonisation européenne en Estrie. Nos résultats montrent l’expansion de l'épinette blanche au cours du dernier millénaire, un déclin continu de la pruche de l’Est et du hêtre, l’augmentation du pin blanc durant le Petit Âge Glaciaire et la repousse, après la colonisation européene, d’une forêt modifiée. Notre étude contribue donc à la compréhension de la dynamique naturelle à basses fréquence de la forêt du sud-est du Québec.

Mots-clés: écologie forestière, analyse pollinique à haute résolution, le Petit Âge Glaciaire, Optimum climatique médiéval, agriculture indigène

Claudio Mura
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAC)


Autres auteurs

  • Christian Bianchi Strømme (Department of Forestry and Wildlife Management, Faculty of Applied Ecology, Agricultural Sciences and Biotechnology, Inland Norway University of Applied Sciences, 2480 Evenstad, Norway)
  • Tommaso Anfodillo (Department of Land, Environment, Agriculture and Forestry (TeSAF), University of Padua, 35020 Legnaro (PD), Italy)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Phénologie

Salon z - 09h35

35 - Stable Allometric Trajectories in Picea abies (L.) Karst. Trees along an Elevational Gradient
The effect of temperature on tree phenology and growth has gained particular attention in relation to climate change. While a number of reports indicate that warming can extend the length of the growing season and enhance tree growth rates, it is still debated whether temperature also affects biomass partitioning. Addressing the question of whether trees grown at different elevations invest similarly in various organs, we established four sites along an elevational gradient (320 to 595 m a.s.l.) in managed Norway spruce (Picea abies (L.) Karst) stands regenerating after clearcuts in central Norway. There, differences in temperature, bud break, tree growth, and allometric scaling were measured in small spruce trees (up to 3 m height). The results showed that bud break and shoot growth are affected by temperature, as lower sites completed the bud break process 5 days earlier than the higher sites did. There was some evidence indicating that the summer drought of 2018 affected tree growth during the season, and the implications of this are discussed. The allometric scaling coffcients did not change for the crown volume (slope value range 2.66–2.84), crown radius (0.77–0.89), and tree diameter (0.89–0.96) against tree height. A slight difference was found in the scaling coefficients of crown length against tree height (slope value range 1.04–1.12), but this did not affect the general scaling of the crown volume with tree height. Our results showed that different local environmental conditions affect both the growth rate and phenology in Norway spruce trees but, on the contrary, that the biomass partitioning among different parts of the tree remains essentially unchanged. This demonstrates that the allometric approach is an important tool for unraveling true vs. apparent plant plasticity, which in turn is an essential awareness for predicting plant responses to environmental changes.

Mots-clés: écologie forestière, physiologie, scaling; altitude; biomass partitioning; Norway spruce

Thibaud André-Alphonse
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQO)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Hydrologie

Salon y - 09h35

36 - Efficacité de l’éclaircie forestière à diminuer la compétition pour les ressources en eau en forêt tempérée
Les prévisions climatiques futures montrent que les forêts feront face à une accentuation des épisodes de sécheresse provoquant une diminution de la croissance et une hausse de la mortalité des arbres. L’éclaircie forestière a été mise en avant comme une mesure d’adaptation à la sécheresse mais l’efficacité de cette mesure a été peu étudiée dans la forêt tempérée feuillue nord-américaine. Ce projet vise à évaluer l’effet d’une éclaircie forestière sur la compétition des arbres pour l’eau dans des peuplements mixtes à dominance d’érable rouge ("Acer rubrum"). Pour ce faire, un suivi de la densité de flux de sève a été réalisé à l’aide de sondes de type Granier sur des érables rouges. Ce suivi a été effectué dans un dispositif expérimental comprenant trois intensités d’éclaircie (surface terrière résiduelle de 6.5, 12 et 20 m^2^.ha^-1^), et répliqué dans trois sites localisés dans le parc régional de la forêt de Drummond. Dans chaque site, deux érables rouges de tailles distinctes (DHP [min=24, max=52] et DHP [min=13, max=17.5]) ont été sélectionnés par parcelle et ont été appareillés avec des capteurs de flux de sève (n_capteur_ = 27). Un modèle linéaire mixte généralisé a permis de déterminer que la densité de flux de sève varie selon la position radiale et doit donc être prise en compte dans l’estimation de la transpiration. De plus, il a été montré que la densité de flux de sève varie selon le niveau d’éclaircie et cela pour une même demande évaporative. Une éclaircie modérée (12 m^2^.ha^-1^) semble être le meilleur compromis pour diminuer la compétition entre arbres et augmenter la disponibilité en eau. Ces résultats permettront aux gestionnaires forestiers de mieux évaluer les pratiques sylvicoles qui s’offrent à eux pour faire face aux changements climatiques dans la forêt tempérée du Québec méridional.

Mots-clés: éclaircie forestière, densité de flux de sève, compétition pour l’eau, variation radiale

Ablo Paul Igor Hounzandji
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Sylviculture et Aménagement

Sylviculture et Aménagement - 09h50

37 - Éclaircie à diamètre limite inversé, une alternative pour l’aménagement des peuplements mixtes à peuplier faux-tremble
Le peuplier faux tremble (PET) se régénère rapidement et abondamment par drageonnement après récolte créant ainsi des peuplements à tiges interconnectées. L'éclaircie précommerciale peut être utilisée pour concentrer la croissance sur moins de tiges afin d’obtenir des peuplements à forte qualité marchande. Cependant, les méthodes d'éclaircies conventionnelles (EC - 1100 tiges/ha) permettant d’atteindre un espacement uniforme entre les tiges résiduelles peuvent conduire à des peuplements à tiges plus petites que les peuplements d'origine. De ce fait, l'éclaircie à diamètre limite inversé (DL), qui consiste à garder les plus grosses tiges indépendamment de leur distribution spatiale, pourrait être plus bénéfique pour la productivité des peuplements compte tenu du mode de régénération par drageonnement du PET. Cette étude vise d’une part la comparaison de la productivité des tiges entre traitements (EC, DL1 - 1100 tiges/ha, DL2 - 2200 tiges/ha, témoin non éclairci) et d’autre part l’évaluation du potentiel du DL à recréer des peuplements mixtes par la plantation d’épinette blanche (EPB) en regarni dans les trouées laissées dans les traitements DL. De jeunes tremblaies (21 ans) éclaircies en 2010 avec des regarnis en EPB ont été mesurées 8 ans après les traitements. Nos résultats indiquent qu’à l’échelle de l’arbre, le traitement DL1 avait produit des tiges de plus forts diamètre et hauteur (5%) et de volume (11%) que le traitement EC. A l’échelle du peuplement, les parcelles traitées en EC et DL1 avaient la même productivité (4,8 m³/ha/an). Quant aux regarnis, les épinettes plantées dans le DL1 avaient une hauteur supérieure (+ 20 cm) et une meilleure survie (+2%) que celles des parcelles de DL2. En conclusion, l’éclaircie à diamètre limite inversé (DL1, DL2) qui sélectionne les plus grosses tiges indépendamment de leur distribution spatiale a permis de produire des peuplements post-éclaircis de même productivité à l’hectare que l’EC mais concentrée sur de plus grosses tiges, en limitant le débalancement entre la biomasse souterraine et la surface foliaire des peuplements traités. D’autre part, parce qu’ils produisent des ouvertures dans le couvert de PET, les traitements DL sont appropriés pour l’introduction de semis de conifères dans le but de recréer/maintenir des peuplements mixtes malgré la nature agressive de la régénération du tremble.

Mots-clés: sylviculture, écologie forestière, éclaircie, diamètre limite inversé, peuplier faux-tremble, épinette blanche,

Jehova Lourenco Jr.
Postdoc (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Hydrologie

Salon y - 09h50

38 - Resolving water transport issues: Jack pine’s xylem makes no trade-off between hydraulic efficiency and safety
A theory proposes that plants should trade-off between hydraulic efficiency and safety (resistance to embolism). However, this theory has failed to explain the hydraulic functioning of plants, likely because it neglects the role of the interconduit pits, which are specialized hydraulic microvalves in conifers that control the water flux and prevent the spread of embolism in the hydraulic architecture. The coordinated changes in pit traits (pit structure, aperture and torus) could optimize embolism resistance by keeping optimized microvalve functions (characterized by high torus overlapping on pit aperture) while being simultaneously able to maintain important water transport through large pits, providing an adaptation to the changes in water availability driven by seasonality. Laser microscopy was used to assess the three-dimensional hydraulic architecture of seedlings of balsam fir, jack pine, white spruce, and black spruce, allowing us to measure the xylem traits at a cellular level and quantify the dynamic changes in the wood architecture/hydraulic properties during the growing season. Species shift in trait ordination space from early to latewood and jack pine stands out for its high plasticity in torus size and pit diameter, resulting in a relatively constant torus overlap (~0.40) and margo space (~0.60) that should maintain a high embolism resistance and water flux throughout the growing season. In contrast, these traits widely vary in the other species xylem, whose plasticity is higher in pit aperture and tracheid lumen. Seedlings of balsam fir, white spruce, and black spruce trade-off between hydraulic efficiency and safety toward the end of the growing season, whereas jack pine’s xylem seems to resolve the conflict between increasing hydraulic efficiency and keeping embolism resistance (torus overlap). The pit aperture/torus covariance is central to the seasonal hydraulic dynamics in jack pine seedlings, a mechanism that could plausibly underlie the safety-efficiency hydraulic co-optimization in conifers.

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, Hydraulic architecture of trees, hydraulic safety-efficiency, interconduit pits, seasonality, water availability, climate change, laser microscope.

Maxence Martin
Postdoc (CEF, UQAC, CEF-UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Paléo et Vieilles forêts

Salon w - 09h50

39 - Reconnaître la complexité des vieilles forêts boréales : le prochain grand défi de l’aménagement forestier au Québec
Les vieilles forêts boréales fournissent des habitats et des services essentiels dans le contexte actuel d’érosion massive de la biodiversité et de changement climatique. La surface et la connectivité de ces forêts se sont cependant très fortement réduites au cours du dernier siècle, principalement en raison des perturbations anthropiques. La conservation des vieilles forêts est ainsi devenue un enjeu de gestion prioritaire dans le biome boréal. Nos résultats de recherche montrent toutefois d’importantes limites aux stratégies mises en place pour protéger ces écosystèmes au Québec. (i) Les vieilles forêts sont encore souvent vues comme un ensemble relativement homogène et statique. Leur diversité interne et leur dynamisme ne sont donc que peu considérés dans les stratégies d’aménagement forestier. Il s’agit pourtant de caractéristiques expliquant en grande partie la haute valeur écologique des vieilles forêts. (ii) L’aménagement forestier récolte en priorité des vieilles forêts se définissant notamment par un fort volume de bois marchand. A l’opposé, les feux de forêt brûlent généralement des peuplements moins productifs. Il y a donc un risque important à ce que la diversité des habitats et des fonctions fournies par les vieilles forêts ne soient pas conservés dans les territoires aménagés. (iii) Enfin, les inventaires basés sur la photo-interprétation de photos aériennes sont souvent peu efficaces pour identifier les différentes structures que peuvent prendre les vieilles forêts boréales. Les nouvelles technologies de télédétection (LiDAR, images satellites) sont quant à elles capables de discriminer avec précision des vieux peuplements définis par des structures et des historiques de perturbations naturelles distincts. Ces outils joueront donc certainement un rôle central dans le développement de stratégies d’aménagement efficace pour le maintien de la diversité et la fonctionnalité des vieilles forêts boréales.

Boreal old-growth forests provide essential habitats and services in the current context of massive biodiversity loss and climate change. The area and connectivity of these forests, however, has been drastically reduced over the last century, primarily because of anthropogenic disturbances. The conservation of old-growth forests thus became a major management issue in the boreal biome. Yet, our research results show important limitations to the strategies put in place to protect these ecosystems. (i) Old-growth forests are still often seen as a relatively homogeneous and static whole. Their internal diversity and dynamism are therefore rarely considered in forest management strategies. These characteristics, however, largely explain the high ecological value of old-growth forests. (ii) Logging mainly harvests old-growth forests defined in particular by a high merchantable timber volume. Conversely, forest fires generally burn less productive stands. There is therefore a substantial risk that the diversity of habitats and functions provided by old-growth forests will not be maintained in managed areas. (iii) Finally, surveys based on the photo-interpretation of aerial photographs are often little effective in identifying the different structures that boreal old-growth forests can develop. New remote sensing technologies (LiDAR, satellite images) are, for their part, capable of accurately discriminating old-growth forests defined by distinct structures and natural disturbance histories. These tools will therefore certainly play a central role in the development of effective management strategies for the preservation of old-growth diversity and functionality in boreal forests.

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, vieille forêt; forêt boréale; biodiversité; microhabitats; aménagement écosystémique; perturbations naturelles; aménagement forestier; télédétection; LiDAR; classification; apprentissage automatique

Roberto Silvestro
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAC)


Autres auteurs

  • Xiali Guo (Key Laboratory of Vegetation Restoration and Management of Degraded Ecosystems, South China Botanical Garden, Chinese Academy of Sciences, Guangzhou, China. AND University of Chinese Academy of Sciences, Beijing, China.)
  • Anam Usmani (Key Laboratory of Vegetation Restoration and Management of Degraded Ecosystems, South China Botanical Garden, Chinese Academy of Sciences, Guangzhou, China. AND University of Chinese Academy of Sciences, Beijing, China.)
  • Shaokang Zhang (Key Laboratory of Vegetation Restoration and Management of Degraded Ecosystems, South China Botanical Garden, Chinese Academy of Sciences, Guangzhou, China.)
  • Marcin Klisz (Department of Silviculture and Genetics, Forest Research Institute, Raszyn, Poland)
  • Radosław Puchałka (Department of Ecology and Biogeography, Nicolaus Copernicus University, Torun, Poland. AND Centre for Climate Change Research, Nicolaus Copernicus University, Toruń, Poland.)
  • Maurizio Mencuccini (Centre de Recerca Ecològica i Aplicacions Forestals (CREAF), Bellaterra, 08193 Barcelona, Spain. AND Institució Catalana de Recerca i Estudis Avançats (ICREA), Passeig de Lluis Companys 23, 08010 Barcelona, Spain.)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 3 - Session Phénologie

Salon z - 09h50

40 - Phenology of black spruce populations and its implications in a context of climate change
Forest managers use artificial regeneration to modify tree species composition and productivity. The selection of plant material could assume a leading role in forest planning, mainly when aiming to increase the adaptation of stands in a context of climate change. The aim of this study was to test the effect of provenance on height growth and timing of both bud burst and bud set in five black spruce ["Picea mariana" (Mill.) B.S.P.] provenances growing in a common garden and originating from a latitudinal range in the boreal forest of Québec, Canada. Bud phenology and shoot extension were monitored weekly during the growing seasons 2015-2019. We demonstrated that both bud burst and bud set occurred earlier in individuals from colder sites. Moreover, variance in bud phenology among provenances was higher than that within provenances and the heritability of bud set was higher than that of bud burst. Despite the lag in timing, provenances from colder sites highlighted a longer duration of the shoot extension than provenances originated from warmer sites. However, in northern provenances the growth rate was lower, resulting in a smaller increment of height growth than Southern provenances. Phenological timings and height growth are key adaptive traits with a strong association with local environmental conditions. Endogenous and environmental components have different effects on height growth and phenological timing. This clinal variation in both growth and phenological traits confirms the ecotypic differentiation of black spruce populations and reflects a long-lasting adaptation to the local temperatures at the origin sites. Our findings represent a useful tool providing further information about the growth dynamics under future climate change scenarios and for artificially regenerated forests and their management for one of the most distributed and economically exploited species of the Canadian boreal forest.

As the form allow me to add maximum 7 authors, I will complete the list down here: 8th author first name: Patrick 8th author last name: Faubert 8th author affiliation: UQAC Email: Patrick1_Faubert@uqac.ca 9th author first name: Antonio 9th author last name: Saracino 9th author affiliation (not in list): Dipartimento di Agraria, Università degli Studi di Napoli Federico II, via Università 100, 80055 Portici (NA), Italy. Email: a.saracino@unina.it 10th author first name: Jianguo 10th author last name: Huang 10th author affiliation (not in list): Key Laboratory of Vegetation Restoration and Management of Degraded Ecosystems, South China Botanical Garden, Chinese Academy of Sciences, Guangzhou, China. Email: huangjg@scbg.ac.cn 11th author first name: Sergio 11th author last name: Rossi 11th author affiliation: UQAC Email: Sergio_Rossi@uqac.ca

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, bud burst, bud set, assisted migration, Picea mariana, common garden, growth traits

Khadija Babi
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Sites miniers

Salon w - 10h30

41 - Effet de la qualité du sol de couverture et du matériel de plantation sur l'architecture racinaire et la stabilité mécanique de plantations de peupliers hybrides sur des pentes de stériles miniers
L’ancrage des arbres est principalement déterminé par l’architecture des systèmes racinaires, qui influence leurs interactions mécaniques avec le sol. En contexte minier, les sols disponibles pour recouvrir les rejets miniers avant reboisement sont souvent en quantité et de qualité limitées, ce qui peut influencer le développement racinaire des arbres et leur stabilité, notamment dans les pentes de roches stériles exposées au vent. Dans ce contexte, l’influence de la qualité du sol sur le développement des racines et la stabilité des arbres sont encore peu connues. L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets de la qualité du sol (50 cm de sol végétal versus 40 cm de sol minéral + 10 cm de sol végétal) et de différents matériels de plantation (plançons, boutures et racines nues) sur l’architecture racinaire et la résistance mécanique au déracinement de peupliers hybrides quatre ans après plantation. Le dispositif en blocs de répétition complet aléatoire (3 blocs × 3 matériels de plantation × 2 qualités du sol) a été établi sur des pentes de roches stériles de 33 % recouvertes de sol, sur un site minier en forêt boréale. La stabilité des peupliers hybrides a été évaluée à l’aide de tests d’arrachement latéraux. Des excavations complètes ont été réalisées pour caractériser l’architecture des racines grossières (> 4 mm). Les résultats n’ont montré aucune différence significative entre les traitements en termes de résistance maximale à l’arrachement, qui variait entre 7142 et 8989 N. Après quatre saisons de croissance, aucun effet significatif lié à la qualité du sol ou au matériel de plantation n’a été observé sur le nombre de racines latérales, le diamètre moyen des racines, la biomasse racinaire, la biomasse aérienne et le ratio tiges / racines. La hauteur maximale et le diamètre basal ne différaient pas non plus selon les traitements.

Mots-clés: revégétalisation des sites miniers, plantation d’arbres, développement des racines grossières, tests d’arrachement, sol superficiel, mort-terrain.

Mariano Feldman
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Amphibiens

Salon x - 10h30

42 - Communautés d'amphibiens utilisant des petits étangs du Nord-du-Québec
La perte et la fragmentation d’habitats sont les principales causes du déclin des espèces d’amphibiens. Dans le Nord-du-Québec, les espèces d’amphibiens dépendent de certains milieux humides, tels que des étangs de tourbières et les étangs créés par le castor. Ces étangs sont potentiellement une source importante de recrues juvéniles. Par conséquent, la perte potentielle de milieux humides pourrait entraîner la disparition ou l’isolement de communautés d’amphibiens. Notre objectif était d’évaluer l’impact de variables à l’échelle de l’étang et du paysage sur la fréquentation des étangs par les amphibiens. Pour ce faire, nous avons échantillonné 50 étangs à proximité de trois sites miniers du Nord-du-Québec en 2018 et 2019, à raison de deux campagnes d’échantillonnage par année. À l’aide d’enregistreurs acoustiques et de décomptes visuels d’adultes et de masses d’œufs, nous avons estimé l’occupation de mâles chanteurs et l’abondance d’adultes et de masses d’œufs de trois espèces d’amphibiens : la grenouille des bois, la grenouille du Nord et la rainette crucifère. Nous avons évalué l’influence du type d’étang, de la superficie, de la présence de poisson, de l’acidité, de la surface de forêt et de milieux aquatiques à proximité, sur l’occupation et l’abondance. Nos analyses n’ont révélé aucun effet des variables sur la probabilité d’occupation des mâles chanteurs des trois espèces. L’abondance des adultes de la grenouille du Nord diminuait avec l’augmentation de la superficie des étangs ainsi qu’avec la diminution du pH. L’effort reproducteur chez la grenouille des bois était plus important dans les étangs à castors que dans les étangs de tourbières. Dans un contexte nordique, où peu d’espèces d’amphibiens sont présentes, ces résultats fournissent une référence pour orienter les décisions de gestion dans ces milieux humides qui sont importants pour les communautés d’amphibiens.

Mots-clés: faune, biodiversité, milieux humides, tourbières, étangs à castor, amphibiens

Marie-Laure Lusignan
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)


Autres auteurs

  • Jean-Michel Beaudoin (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)
  • Alison D. Munson (CEF, Université Laval)
  • Samuel Roturier (Écologie Systématique Évolution, Université de Paris-Saclay, CNRS)
  • Yvan Croteau


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Foresterie sociale

Salon z - 10h30

43 - Vers un aménagement des forêts du Nitaskinan qui respecte le mode de vie atikamekw
Au Québec, la volonté du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs d’accorder aux autochtones une influence significative dans la planification forestière demeure un défi malgré l’obligation de les consulter. Pour répondre à ce défi, notre équipe de recherche s’est inspirée du concept «?E nutshemiu itenitakuat?», soit l’ambiance forestière sur un territoire familial qui assure le maintien du mode de vie autochtone. Ce concept permet de compléter le cadre théorique du système socio-écologique [SSE] pour repenser la façon de tenir compte des valeurs, des savoirs et des besoins des Atikamekw Nehirowisiwok dans l’aménagement forestier durable. Ainsi, l’analyse d’un corpus de textes sur les recherches menées avec les Atikamekw a permis de développer un modèle de SSE atikamekw. Un travail de validation avec des membres de la nation atikamekw a suivi afin de nous assurer de bien refléter la perspective atikamekw de la forêt et de sa gestion. Le SSE atikamekw nehirowisiw apporte un éclairage sur la diversité d’interactions entre les Atikamekw et la forêt. Il met en évidence un paradigme atikamekw qui prend racine dans une forêt habitée et une gestion holistique du territoire, en interaction avec le système de gestion forestière québécois. L’un des grands défis auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur forestier, c’est de comprendre la vision autochtone de l’aménagement des forêts et le rôle que les communautés veulent y jouer. Si notre recherche a permis de mettre en valeur certaines différences entre la vision du monde des communautés autochtones et celle de la foresterie industrielle, elle offre aussi des pistes de solution pour comprendre comment s’engager sur la voie de la réconciliation. À l’aide du cadre des SSE, elle met en lumière des composantes d’un nouveau paradigme forestier cohérent avec les cultures et modes de vie des peuples autochtones ainsi que leur rapport à la forêt.

Mots-clés: foresterie sociale, Système socio-écologique; Atikamekw Nehirowisiw; Aménagement durable des forêts; forêt habitée; Premières Nations

Sara Yumi Sassamoto Kurokawa
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAC)


Autres auteurs

  • Edson Luiz Furtado
  • Vanusa do Socorro Leite Otto
  • Cristiane de Pieri
  • Lisandro de Proença Pieroni
  • Lucas Antonio Benso
  • Anny Mery Ruiz


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Plantations

Salon y - 10h30

44 - Morpho-molecular characterization and epidemiology comparison of powdery mildew in eucalyptus clones conducted in nursery
Eucalyptus stands out in the forestry sector in Brazil. In 2018, it totaled 5.7 million hectares in planted areas, due to the diversity of uses such as sawmill, rolling mill and cellulose. Powdery mildew is the most common leaf disease found in nurseries, in clonal mini-gardens and can interfere with the size and production of strains by up to 40% if not controlled. Due to the importance of this pathogen, the present study aimed to identify the species of the pathogen and understand its behavior against climatic variables. The experiment was conducted in the forest nursery at the State University of São Paulo, Brazil, started in May 2018 and ended in May 2019. The conditions used were the conventional production nurseries: covered and open roof, with four clones (I144, IPB13, IPB2 and Toreliodora) and with three repetitions. Climatic data were collected from the Campbell Scientific Inc. weather station model CR23X installed in the nursery. The pathogen was identified by optical microscopy, by DNA extraction, via PCR amplification of the ITS1 and ITS4 region and Sanger sequencing. The pathogen's behavior was observed using a diagrammatic scale with records of the severity of the disease and the Area Under the Disease Progress Curve (AUDPC) versus climatic variables. As a result, the species in question is "Podosphaera pannosa", present in other regions of the country and the world. Regarding the behavior of the disease, the condition of covered roof provided the highest severity of the disease compared to the condition in the open roof. Clone I144 was the most susceptible to powdery mildew compared to the other clones. The variables precipitation and average temperature showed a greater correlation than the other variables. In conclusion, producers can choose an open roof, saving on structure expenses and thus controlling the "Podosphaera pannosa".

Mots-clés: "Podosphaera pannosa", "Eucalyptus spp.", climatic variables

Alex Proteau
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs

  • Marie Guittonny (CEF, UQAT)
  • Bruno Bussière (IRME-UQAT)
  • Abdelkabir Maqsoud (IRME-UQAT)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Sites miniers

Salon w - 10h45

45 - Végétation aérienne et souterraine sur une couverture à effet de barrière capillaire de 17 ans construite sur les résidus d’un site minier en forêt boréale.
Le drainage minier acide (DMA) est un important risque environnemental lié au stockage en surface des résidus miniers réactifs. Pour gérer ce problème, il est possible d’utiliser une couverture à effet de barrière capillaire (CEBC) visant à limiter le flux d’oxygène atteignant les résidus. En maintenant un degré de saturation élevé dans sa couche de rétention d’humidité (CRH), ceci permet à la CEBC de diminuer l’oxydation des résidus et donc de limiter la production de DMA. Une fois construites, les CEBC peuvent être colonisées par la végétation, qui s’établit soit par une végétalisation active faisant partie d'un plan de remise en état ou par recolonisation naturelle. Les racines de cette végétation peuvent atteindre les couches plus profondes de la CEBC, particulièrement la couche de rétention d’humidité (CRH), et impacter la performance de la CEBC. En effet, la colonisation racinaire peut influencer les dynamiques de l’eau et de l’oxygène dans le sol. La colonisation aérienne a été étudiée avec des relevés de couvert végétal et de densité sur 12 transects sur une CEBC de 17 ans dans la forêt mixte du Québec, Canada. Ensuite, la végétation aérienne et l'intensité de la colonisation racinaire à trois profondeurs dans la CRH ont été caractérisées sur 25 parcelles de cinq types de végétation dominante différents (Salix sp., Populus sp., Alnus sp., Picea sp. et espèces herbacées). La colonisation racinaire de la CRH était concentrée dans les 10 premiers cm, s’est produite sous toutes les espèces ligneuses et herbacées, et était supérieure sous les parcelles dominées par Salix. Ce travail décrit quantitativement, pour la première fois, la végétation colonisant une CEBC au niveau aérien et souterrain. Ces données seront utiles pour mieux prévoir les performances à long terme de ce type de recouvrement.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière, Résidus miniers, couvertures avec effets de barrière capillaire, biomasse, numérisation des racines, surface foliaire

Laura Milliard
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Amphibiens

Salon x - 10h45

46 - Utilisation des bassins de rétention d'eaux pluviales par les amphibiens
L’importance de considérer les services écologiques (SE) rendus par la forêt est maintenant reconnue par les gestionnaires forestiers qui cherchent dorénavant à inclure la quantification des SE dans les exigences liées aux suivis environnementaux ou dans les certifications forestières. Parmi les SE rendus par la forêt, on retrouve l’approvisionnement en bois. Ce SE est renouvelable, toutefois, les conséquences des coupes forestières peuvent se faire ressentir pendant plusieurs années, surtout dans les forêts à croissance lente. Prendre en considération les compromis entre les SE s’avère donc une démarche pertinente pour adapter la gestion forestière afin d’atteindre un équilibre entre les SE. Les données spatiales d’observation de la terre à haute résolution, notamment le Light Dectection and Ranging (LiDAR), ont démontré leur capacité à cartographier les SE. Cette étude a vérifié si les données spatiales, combinées à des règles de gestion forestière, aux SE et à des statistiques probabilistes, permettaient de développer des outils pratiques pour l’analyse de compromis et assurer une gestion durable des forêts. Trois SE écologiques rendus par la forêt ont été cartographiés à partir du LiDAR : (i) la production de bois; (ii) la régulation de l’érosion et (iii) la régulation du climat. Les résultats préliminaires démontrent que la probabilité de réduire les compromis diminue lorsque de nouveaux SE sont considérés. Par exemple, la probabilité de n’avoir aucun compromis ou un compromis faible entre la production de bois et la régulation de l’érosion représente 67% du site d’étude, tandis que cette proportion diminue à 52% lorsque le SE de régulation du climat est ajouté. Les analyses de compromis reposent sur des estimations probabilistes et incluent des incertitudes. Les gestionnaires de la forêt peuvent ainsi utiliser cet outil d’aide à la décision pour définir des options de gestion où établir une gestion de risques.

Mots-clés: biologie de la conservation, faune, Amphibiens, bassins de rétention d’eaux pluviales, milieux humides, routes, succès reproducteur, estimation d’abondance, salinité, conductivité, pH

Mônica Moreno Gabira
Étudiant(e) au doctorat (Université Fédérale du Parana - Brazil)


Autres auteurs

  • Richardson Barbosa Gomes da Silva (Université de l'État de Sao Paulo - Brazil)
  • Magali Ribeiro da Silva (Université de l'État de Sao Paulo - Brazil)
  • Sergio Rossi (CEF, UQAC)
  • Miguel Montoro Girona (CEF, UQAT)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Plantations

Salon y - 10h45

47 - Boues d'épuration compostées comme substrat alternatif pour la production de semis forestiers
La production de semis forestiers avec des caractéristiques morphologiques et physiologiques adéquates est essentielle pour le succès des plantations. Les substrats et l'irrigation sont les principaux facteurs déterminant la croissance des plantules. Les substrats constitués de résidus urbains et agricoles sont une alternative durable aux substrats à base de tourbe. Dans cette étude, nous avons évalué comment les substrats de boues d'épuration compostées affectent la croissance et les échanges gazeux des semis sous différents niveaux d'irrigation. Les semis ont été produits à 3 niveaux d'irrigation et sur 3 substrats à base de boues d'épuration compostées avec de l'écorce d'eucalyptus ou de la bagasse de canne à sucre. Les substrats à base de boues d'épuration présentaient des caractéristiques différentes selon le matériau dans lequel ils étaient mélangés. L'écorce d'eucalyptus a fourni une densité apparente plus élevée (0,19 g cm-3) et une porosité totale inférieure (75 %) du substrat, tandis que la bagasse de canne à sucre a augmenté la macroporosité jusqu'à 60 %. Les semis produits dans des substrats à base de boues d'épuration présentaient une hauteur allant jusqu'à 17,8 cm et un diamètre au collet compris entre 8,39 et 10,29 mm. Une biomasse sèche plus élevée comprenant les parties aériennes et les racines a été obtenue dans les substrats à base de boues d'épuration, qui étaient respectivement de 3,71 g et 2,01 g. L'assimilation photosynthétique du carbone variait entre 2,26 et 3,23 µmol CO2 m-2 s-1 et l'efficacité d'utilisation de l'eau variait de 2,058 à 3,395 µmol CO2 (mol H2O)-1, les valeurs les plus élevées étant obtenues dans les semis produits dans des substrats à base de boues d'épuration. Nos résultats ont démontré que les substrats à base de boues d'épuration sont une alternative efficace aux substrats à base de tourbe pour la production de semis forestiers.

The production of forest seedlings is essential for the success of plantations. Substrates and irrigation are the main factors determining seedling growth. Substrates made up of urban and agricultural residues could be a sustainable alternative to peat-based substrates. The objective of this project was to evaluate the effect of substrate types on the growth and gas exchange of seedlings under different levels of irrigation. To do this we used 3 substrates based on sewage sludge composted with eucalyptus bark or sugarcane bagasse, and seedlings were produced at 3 irrigation levels (6, 9 and 12 mm). Our results showed that sewage sludge substrates presented different characteristics depending on the material they were mixed into. Eucalyptus bark provided a higher bulk density (0.19 g cm-3) and lower total porosity (75 %) to the substrate, while sugarcane bagasse increased macroporosity to 60 %. Seedlings produced in sewage sludge substrates had a height of up to 17.8 cm and a stem diameter of 8.4-10.3 mm. Significantly higher dry biomass of shoot and root was obtained in the substrates based on sewage sludge, which were 3.71 and 2.01 g, respectively. Our results demonstrated the potential of sewage sludge-based substrates to be used as an effective alternative to peat-based substrates for the production of forest seedlings. These results will have significant implications for seedling production and residue use in the context of a sustainable development.

Mots-clés: sylviculture, résidus agricoles, restauration écologique, régénération forestière

Rosalie Champagne-Côté
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)


Autres auteurs

  • Jean-Michel Beaudoin (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)
  • Louis Bélanger (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)
  • Pauline Suffice (CEF, Université Laval, Chaire de leadership en enseignement en foresterie autochtone)
  • Marc St-Onge (Première Nation des Innus Essipit)
  • Kathleen Goulet (Première Nation des Innus Essipit)
  • Hugo Asselin (CEF, Université Laval, Chaire Desjardins en développement des petites collectivités)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Foresterie sociale

Salon z - 10h45

48 - Mise en place d’aires protégées autochtones : le cas de la réserve de biodiversité Akumunan
Depuis une vingtaine d’années, nous assistons à un changement de paradigme dans la gestion des aires protégées au Canada, qui découle notamment d’un mouvement d’appropriation par les communautés autochtones. La réserve de biodiversité (RB) Akumunan, initiée au début des années 2000 par la Première Nation des Innus Essipit (PNIE), est l’une des premières aires protégées d’initiative autochtone ayant vu le jour au Québec. Dans le contexte où la gestion des aires protégées relève du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ce dernier s’est entendu avec la PNIE afin de lui déléguer la réalisation de plusieurs activités, dont la mise en place d’un système de suivi de l’efficacité de gestion de la RB Akumunan. Cette entente de collaboration s’inscrit dans la démarche de la PNIE afin d’atteindre l’autodétermination, puisqu’elle permet d’exercer un pouvoir de gestion sur une partie de son territoire ancestral, le Nitassinan. Elle permet aussi à la PNIE d’établir ses propres objectifs de conservation, basés sur le maintien de la biodiversité et du patrimoine culturel autochtone. Dans le cadre de ce projet, nous co-construisons avec la PNIE l’outil de suivi de l’efficacité de gestion d’Akumunan. Afin d’y parvenir, nous avons effectué des groupes de discussion impliquant une vingtaine de membres de la PNIE, lors desquels ont été déterminées les valeurs associées à l’aire protégée, ainsi que les besoins et la vision des Innus Essipit. Cette étape est primordiale afin de mettre en place un système de gestion répondant à leurs aspirations, sur un territoire géré par eux et pour eux. Cette documentation de la vision d’Essipit de la RB Akumunan contribuera au développement d’un système de gestion culturellement approprié et pourra orienter le développement d’autres aires protégées d’initiative autochtone.

Mots-clés: foresterie sociale, autochtones, gouvernance, aires protégées

Vinca Buttin
Professionnel(le) de recherche (CEF, UQO)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 4 - Session Foresterie sociale

Salon z - 11h00

49 - Caractérisation des modèles mentaux et jeux sérieux: des outils pour l’adaptation de l’aménagement forestier aux changements climatiques
À l’ère de l’anthropocène, comprendre les mécanismes cognitifs impliqués dans la prise de décision collective pour la gestion des ressources naturelles devient crucial compte tenu de l’essor de modèles de gouvernance hétérarchiques et de l’incertitude liée aux changements climatiques (CC). En effet, la caractérisation des modèles mentaux (MM) vise à mieux comprendre les limites et les moteurs des processus participatifs en évaluant leur influence sur les comportements décisionnels des acteurs. L’information obtenue devient d’autant plus riche lorsqu’elle est croisée à l’observation de ces mêmes acteurs dans un environnement immersif virtuel reproduisant le processus décisionnel de la planification forestière, tel que peuvent nous procurer les jeux sérieux. Nous présentons ici comment nous avons appliqué ces deux outils à une étude de cas de gestion participative d'une forêt publique, avec les acteurs du Parc Éco Laurentides (CTEL), un territoire forestier publique administré par la MRC des Laurentides multifonctionnelle de 1 800 ha dans les Basses-Laurentides (Québec, Canada). Dans un premier temps, plusieurs techniques semi-quantitatives (entrevues semi-dirigées, tâches de classement) ont permis de reconnaître certains archétypes comportementaux en matière de valeurs d’intérêt, de connaissances écologiques et de tolérance aux risques des CC. Dans un deuxième temps, une plateforme de jeu sérieux (PJS) a été développée, dont le noyau est un modèle de paysage forestier spatio-temporellement dynamique que nous avons ensuite utilisé avec les acteurs du parc. L’information découlant de l’observation des comportements décisionnels et du debriefing avec les participants durant les sessions, a été croisée avec la caractérisation des MM afin de détailler le fonctionnement du processus décisionnel. Nos résultats témoignent de la puissance de ces deux outils pour le renforcement de la capacité d’adaptation, l’apprentissage social et la co-construction de stratégies d’adaptation aux CC par des parties prenantes ayant des valeurs et des intérêts différents.

Mots-clés: foresterie sociale, aménagement, concertation; modèle mental partagé; jeux sérieux, modélisation d'accopagnement; gestion forestière participative; prise de décision collective

Gauthier Lapa
Postdoc (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Écophysiologie #2

Salon y #2 - 09h10

50 - Dynamique de la coulée chez l’érable à sucre
Malgré son importance économique, notamment au Québec, la coulée de l’érable à sucre est peu étudiée. Les mouvements d'eau dans l'arbre sont causés par l'alternance gel/dégel, ainsi que par de nombreux autres paramètres (par ex. eau du sol, éclaircies...). Les effets des interactions entre ces paramètres sur la coulée à l'échelle de l'arbre sont encore mal connus . Les objectifs de ce projet sont 1) d'examiner une méthode pour le suivi des mouvements ascendants et descendants d'eau dans le tronc et 2) de modéliser les effets de différents paramètres météorologiques et édaphiques sur la coulée. Nous supposons que les conditions météorologiques sont les principaux facteurs régulant la coulée, mais que la disponibilité en eau du sol, notamment en début de saison, peut être un facteur limitant. Nous souhaitons également déterminer si l’amplitude des mouvements d’eau varie dans l'aubier, en fonction de la hauteur et de la profondeur. Pour ce faire, des arbres de différentes érablières du Québec ont été instrumentés avec des sondes de flux de sève qui ont permis de quantifier les flux ascendants et descendants dans le tronc, à différentes hauteurs et différentes profondeurs. Conjointement, nous avons suivi le débit de la coulée à l'extérieur du tronc, les conditions météorologiques et la teneur en eau du sol. Nos premières analyses confirment le rôle prédominant de la température sur la coulée, contrairement à notre hypothèse, la teneur en eau du sol ne semble pas avoir été un facteur limitant. D'importantes variations d'amplitudes ont été observées entre les arbres, laissant penser que les variables intrinsèques jouent un rôle important. Les mouvements d’eau étaient similaires pour toutes les hauteurs de mesures et toutes les profondeurs. Cette étude est le début d’un projet qui vise à étudier l'ensemble des facteurs connus susceptibles d'influencer la coulée à l'échelle de l'individu.

Mots-clés: écophysiologie, écologie forestière, érable à sucre

Louis-Olivier Larouche
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Louis Bernier (CEF, Université Laval)
  • Jean Bérubé (Ressources naturelles Canada, CFL)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Insectes

Salon x - 09h10

51 - Identification des ravageurs forestiers exotiques par metabarcode à l’aide d’un piège unique
Suite au commerce international grandissant, nous observons une augmentation de ravageurs exotiques en Amérique du Nord. Une fois ces derniers introduits et établis, il est généralement difficile de procéder à leur éradication. Pour cette raison, la détection hâtive d’un ravageur émergent devient prioritaire. Pour ce faire, nous avons développé des méthodes de séquençage à haut débit pour permettre le traitement et le criblage simultané d’un grand nombre d’échantillons et de ravageurs. Ces méthodes permettent de minimiser les coûts en temps et argent en plus de permettre l’analyse d’un plus grand nombre d’échantillons. Nous avons appliqué ces méthodes à la détection de ravageurs émergents provenant de capteurs à spores aériennes et de pièges à insectes. L’utilisation du liquide de conservation des pièges à insectes permet d’avoir un système unique permettant l’identification simultanée et à haut débit des champignons pathogènes et insectes invasifs présents dans ces liquides. Nous avons fait la preuve de concept que les cellules d’insectes présentes dans les liquides de conservation de pièges à insectes permettent l’identification de ceux-ci. Nous avons également fait le suivi de plusieurs ravageurs introduits en Amérique du Nord mais absents des sites échantillonnés Nous utilisons pour cela la technologie de séquençage Illumina avec des amorces spécifiques à l’ITS fongique et au gène COI des insectes. Plusieurs centaines d’échantillons provenant de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec ont été séquencés. Nous avons découvert la présence du champignon Heterobasidion occidentale à Sault-Ste-Marie et également la présence du scolyte Anisandrus maiche en Ontario dans l’échantillonnage de 2019. Les résultats des rondes de séquençages de 2020 seront présentés lors du colloque du CEF.

Mots-clés: biologie moléculaire, écologie forestière, Phytopathologie, Entomologie

Rebecca Lacerte
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Caribou forestier

Salon w - 09h10

52 - Facteurs influençant la régénération végétale dans des chemins forestiers démantelés : implications pour la conservation du caribou boréal
Le démantèlement des structures linéaires a été identifié comme solution à long terme pour restaurer les habitats perturbés par le développement anthropique. Peu d’études se sont intéressées à l'efficacité du démantèlement des chemins forestiers, qui pourtant est la perturbation linéaire la plus importante dans l’est canadien. De telles connaissances permettraient d’améliorer les efforts de conservation des populations boréales du caribou des bois ("Rangifer tarandus caribou"). En effet, les chemins forestiers augmentent la disponibilité alimentaire pour l’ours et l’orignal (et donc pour le loup, principal prédateur de l’orignal) et facilitent les déplacements des prédateurs, ce qui accroit la prédation sur le caribou. Nous avons donc évalué l'établissement de la végétation dans quatre traitements de restauration répartis sur 40 km de chemins forestiers, le long d'un gradient impliquant des traitements additifs (c'est-à-dire, chaque traitement successif incluait le traitement précédent): 1) fermeture de la route à la circulation, 2) décompaction du sol, 3) plantation d'épinettes noires et 4) ajout de terre enrichie. Le couvert latéral ainsi que l’abondance et l’occurrence des espèces végétales sur les chemins démantelés ont été mis en relation avec les traitements de restauration et les variables environnementales. L'établissement de la végétation 3 ou 4 ans après les travaux de restauration a principalement été influencé par le type de traitement, mais également par la composition des peuplements à proximité des chemins. Sur le plan de la régénération végétale, le traitement le plus efficace était celui qui combinait la fermeture, la décompaction et la plantation, car il diminuait la présence d’espèces compétitrices à l’épinette ainsi que la disponibilité alimentaire pour l’ours et l’orignal. Le succès à court terme de ce traitement suggère qu'une telle pratique pourrait profiter au caribou en établissant une régénération qui devrait conduire à des peuplements forestiers résineux matures favorables au caribou et défavorables à ses prédateurs.

Mots-clés: aménagement, biologie de la conservation, Traitement de restauration, épinette noire, restauration de l'habitat, chemin forestier, décompaction, plantation, caribou, végétation

Xavier Gallagher-Duval
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs

  • Olivier R. van Lier (Service Canadien des Forêts - Centre Canadien sur la Fibre de bois)
  • Richard A. Fournier (CEF, Université de Sherbrooke)
  • Joan E. Luther (Service Canadian des Forêts - Centre de Foresterie de l'Atlantique)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Télédétection & Modélisation

Télédétection & Salon z - 09h10

53 - Prédiction de la distribution des diamètres des arbres à l’aide de métriques LiDAR aéroportées pour les forêts de l’ouest de Terre-Neuve.
La forêt occupe une proportion importante du territoire Canadien et son exploitation nécessite une connaissance approfondie de la structure des peuplements forestiers. La distribution des diamètres des arbres (DDA) permet d’estimer plusieurs attributs forestiers, notamment le volume de bois ou le taux de croissance. Cette étude vise à prédire la DDA à une résolution fine (20m²) à partir de données de LiDAR aéroporté pour les forêts de conifères de l’ouest de Terre Neuve. Conséquemment, le premier objectif vise à améliorer les estimés de DDA avec la contribution de métriques texturales dérivées du modèle de hauteur de canopée combinées aux métriques LiDAR standards. Le deuxième objectif consiste à déterminer la meilleure approche pour modéliser les DDA : soit en différentiant a priori de la modélisation selon la modalité des DDA (uni/bimodales) ou non. La modélisation de la DDA passe par la prédiction des paramètres de la fonction Weibull ajustée aux DDA unimodales et non-différentiées. Pour les DDA bimodales, un Finite Mixture Model, composé de deux fonctions Weibull, permet d’extraire les paramètres des deux composantes Weibull ajustées à la DDA. Les paramètres, échelle et forme, des fonctions Weibull décrivant les DDA unimodales et non différenciées ont été prédits avec des R^²^ acceptables (0.40-0.55) comparativement aux paramètres moyenne, proportion et écart type des DDA bimodales (R^²^ moyen<0.30). L’utilisation de métriques de texture a permis d’améliorer la précision globale de la différentiation des modalités de 4%, ce qui a fait augmenter en moyenne de 0.10 le R^²^ pour les paramètres des DDA unimodales et non-différentiées, et 0.17 pour les DDA différentiés bimodales. De plus, les DDA unimodales ont prédit en moyenne 79% des diamètres mesurés et 75% pour les bimodales. Les DDA non-différentiées ont prédit 76% des diamètres mesurés. Cependant, les DDA bimodales présentaient des R^²^ faibles, probablement causé par l’absence de deux modes clairement distincts.

Mots-clés: LiDAR, Texture, Distribution des diamètres des arbres

Bastien Vandendaele
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs

  • Richard A. Fournier (CEF, Université de Sherbrooke)
  • Udayalakshmi Vepakomma (FPInnovations)
  • Gaetan Pelletier (Northern Hardwood Research Institute Inc.)
  • Philippe Lejeune (ULiege - TERRA Teaching and Research Centre)
  • Olivier Martin-Ducup (Institute of Research for Development - AMAP)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Télédétection & Modélisation

Télédétection & Salon z - 09h25

54 - Investigating the use of UAV Laser Scanning (ULS) to Derive Individual Tree Attributes in a Northern Hardwood Forest – A Step towards Better Support for Uneven-aged Forest Management
UAV laser scanning (ULS) systems have great potential to support forest operations since they provide high-density LiDAR data with flexible operating conditions. The objective of this study was to investigate the accuracy of high-density laser scanning techniques transferred to ULS data for (i) individual tree detection and delineation (ITD) and (ii) estimation of forest inventory attributes at the tree-level (i.e. height, crown diameter and diameter at breast height (DBH)) and stand-level (i.e. tree density, basal area (BA), DBH-distribution). The study was conducted in a stand of naturally grown hardwood forest. The objectives were studied under leaf-on and leaf-off foliage conditions and the results obtained from ULS data were cross-compared with ALS and TLS data. This was accomplished to better understand the potential and challenges faced by different laser scanning systems and methodological approaches in an uneven-aged hardwood forest environment. The highest accuracy for estimating tree attributes from ULS data was obtained under leaf-off conditions using a bottom-up point cloud-based ITD. Point cloud-based ITD outperformed conventional raster-based ITD, improving tree detection performance (from 48% to 70%), crown delineation accuracy (from R² = 0.38 to R² = 0.70), and tree DBH estimation (from R² = 0.19 to R² = 0.73), compared to TLS reference measurements. The cylinder fitting method we investigated for the estimation of tree DBH on the leaf-off ULS trees did not meet inventory standards (RMSE = 7.19 cm, Bias = 3.03 cm and R² = 0.74). However, it gave a more accurate estimation of BA (+3.6%) and DBH-distribution of the stand than the applied allometric models, compared with "in situ" field-measurements. Results imply that the use of bottom-up ITD on high-density ULS data from leaf-off hardwood forest looks promising for individual trees characterization, opening up new possibilities to support forest operations.

Mots-clés: UAV laser scanning (ULS), uneven-aged hardwood forest, individual tree detection and delineation (ITD), forest inventory, diameter at breast height (DBH)

Fabien St-Pierre
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Caribou forestier

Salon w - 09h25

55 - Facteurs influençant la régénération des chemins forestiers en forêt boréale: implications pour la restauration de l'habitat du caribou forestier
La forêt boréale canadienne couvre des millions d’hectares dont une part non négligeable est marquée par des milliers de kilomètres de perturbations linéaires d’origine anthropique (p. ex. lignes d’exploration sismique, chemins forestiers, lignes de transport d’énergie). Plusieurs se préoccupent de la persistance dans le temps de telles perturbations, principalement en lien avec leurs effets négatifs sur diverses espèces animales, dont le caribou forestier. Bien qu’il existe un nombre croissant d’études portant sur la régénération forestière des lignes d’exploration sismique, très peu ont été faites sur les chemins associés à la récolte forestière. Notre étude a pour objectifs 1) d’identifier les facteurs influençant la composition en essences de la régénération des chemins et de 2) déterminer lesquels limitent son établissement. Nous avons échantillonné 56 tronçons de chemins forestiers situés dans trois régions en forêt boréale québécoise. Nous avons utilisé une analyse canonique des correspondances ainsi que des modèles mixtes pour tester l’effet de différentes variables sur l’établissement de la régénération et sa composition. Le nombre de degré-jour de croissance et la proportion de peuplements résineux à proximité d’un chemin forestier expliquaient la majeure partie de la composition de la régénération. La compaction du sol était la principale variable limitant l’établissement de la régénération des chemins forestiers. La végétation retrouvée sur les chemins plus âgés, ceinturés d’une forte proportion de peuplements résineux, était davantage composée d’essences résineuses. Nos résultats mettent en perspective le long délai de végétalisation naturelle des chemins forestiers et soulignent l’importance d’inclure dans la restauration de l’habitat du caribou forestier, le démantèlement des assises des chemins.

Mots-clés: aménagement, biologie de la conservation, Caribou forestier, Restauration, Perturbation linéaire, Chemin forestier, Régénération forestière

Florian Mézerette
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQO)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Insectes

Salon x - 09h25

56 - Effet de l’épandage de cendre de bois en forêt feuillue tempérée sur les communautés de carabes
La fertilisation par la cendre de bois est une pratique permettant d’améliorer l’acidité et la qualité nutritive du sol, et ultimement la vigueur et la régénération des forêts. Néanmoins, cette fertilisation peut modifier les communautés d’invertébrés du sol, notamment du fait de la modification des conditions abiotiques (p.ex. pH du sol) ou du réseau trophique. Ses effets sont mieux connus en forêts boréales, peu d’études ayant été menées en forêts tempérées. Nous avons étudié l’effet à court terme de l’épandage de cendres sur les communautés de carabes dans 15 érablières situées dans le sud du Québec. Pour chaque érablière, les cendres ont été épandues dans une section du peuplement, tandis que le reste du peuplement a été utilisé comme section contrôle (i.e., sans cendres). Le pH du sol, des attributs de l’habitat et les communautés de carabes ont été inventoriés dans chaque section des érablières (N=30), durant l’été 2015 (avant épandage) puis en 2018 (trois ans après épandage). Les résultats montrent que l’épandage de cendres a influencé l’abondance de deux espèces de carabes, mais n’avait pas d’effet global sur la diversité et la composition des communautés de ce taxon. Ainsi, cette étude n’a démontré aucun effet négatif à court terme de l’épandage de cendres sur les communautés de carabes. Ces analyses ont cependant révélé un effet du couvert de fougères sur les communautés de carabes et l’abondance de détritivores (collemboles et diplopodes). L’envahissement du sous-bois par les fougères est connu pour limiter la régénération forestière, mais les effets de cet envahissement sur les communautés d’invertébrés du sol ne sont pas documentés. Les résultats de cette étude suggèrent qu’ils peuvent être mésestimés.

Mots-clés: biodiversité, écologie forestière, Invertébrés, Fertilisation, Érablière

Thais Campos de Oliveira
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Écophysiologie #2

Salon y #2 - 09h25

57 - Étude de la régulation transcriptionnelle de l'interaction hôte-pathogène-: Ulmus americana vs. Ophiostoma spp."
L’orme d'Amérique (Ulmus americana) est une essence très prisée en raison de sa valeur ornementale et de son bois de haute qualité. Depuis 1940, deux épidémies de Maladie Hollandaise de l'Orme (MHO) causées successivement par les champignons ascomycètes Ophiostoma ulmi et O. novo-ulmi ont entraîné la mort de millions d’ormes au Canada. En vue de mieux comprendre l’interaction Ulmus-Ophiostoma, nous tentons d’identifier des gènes liés à la pathogénicité de différentes souches d’Ophiostoma, ainsi que des gènes liés à la réponse immunitaire de l’orme suite à l'infection. Pour ce faire, nous avons inoculé 7 souches d’Ophiostoma à de jeunes arbres et prélevé des tissus d’orme après 3 jours et 10 jours d’infection. Les gènes d’Ophiostoma et les gènes d’orme exprimés pendant l’interaction ont été identifiés suite au séquençage des acides nucléiques par la méthode RNAseq. Des analyses d’expression différentielle ont été effectuées sur les transcrits obtenus pour 8640 gènes d’Ophiostoma et 23435 gènes d’orme afin d’identifier les gènes clés modulant l’interaction. Nos résultats montrent que l’expression des gènes de défense chez l’arbre et celle des gènes de pathogénicité chez les champignons diffèrent en fonction du temps d’infection. Certains gènes sur-régulés dans les souches les plus virulentes d’Ophiostoma codent pour des protéines qui catalysent l'hydrolyse de type ? (glycosyl hydrolases de 5 familles différentes) qui agissent possiblement en synergie dans la conversion de la cellulose en glucose. On trouve également parmi ces gènes sur-régulés des protéines inconnues qui présentent un peptide signal, suggérant l’action d’effecteurs fongiques. La suite des analyses d’expression génique différentielle d’Ulmus americana permettra d’obtenir un aperçu plus global de l'interaction plante-pathogène. Les connaissances acquises pourraient permettre la découverte de nouvelles voies dans la lutte contre les champignons pathogènes à travers la localisation des nouvelles molécules cibles spécifiques et aussi le développement de nouveaux cultivars résistants à la MHO.

Mots-clés: biologie moléculaire, Interaction hôte-pathogène , Phytopathologie

Catherine Frizzle
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs

  • Richard A. Fournier (CEF, Université de Sherbrooke)
  • Mélanie Trudel
  • Joan E. Luther


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Télédétection & Modélisation

Télédétection & Salon z - 09h40

58 - Utilité du LiDAR pour l’analyse de compromis entre les services écologiques rendus par la forêt
L’importance de considérer les services écologiques (SE) rendus par la forêt est maintenant reconnue par les gestionnaires forestiers qui cherchent dorénavant à inclure la quantification des SE dans les exigences liées aux suivis environnementaux ou dans les certifications forestières. Parmi les SE rendus par la forêt, on retrouve l’approvisionnement en bois. Ce SE est renouvelable, toutefois, les conséquences des coupes forestières peuvent se faire ressentir pendant plusieurs années, surtout dans les forêts à croissance lente. Prendre en considération les compromis entre les SE s’avère donc une démarche pertinente pour adapter la gestion forestière afin d’atteindre un équilibre entre les SE. Les données spatiales d’observation de la terre à haute résolution, notamment le Light Dectection and Ranging (LiDAR), ont démontré leur capacité à cartographier les SE. Cette étude a vérifié si les données spatiales, combinées à des règles de gestion forestière, aux SE et à des statistiques probabilistes, permettaient de développer des outils pratiques pour l’analyse de compromis et assurer une gestion durable des forêts. Trois SE écologiques rendus par la forêt ont été cartographiés à partir du LiDAR : (i) la production de bois; (ii) la régulation de l’érosion et (iii) la régulation du climat. Les résultats préliminaires démontrent que la probabilité de réduire les compromis diminue lorsque de nouveaux SE sont considérés. Par exemple, la probabilité de n’avoir aucun compromis ou un compromis faible entre la production de bois et la régulation de l’érosion représente 67% du site d’étude, tandis que cette proportion diminue à 52% lorsque le SE de régulation du climat est ajouté. Les analyses de compromis reposent sur des estimations probabilistes et incluent des incertitudes. Les gestionnaires de la forêt peuvent ainsi utiliser cet outil d’aide à la décision pour définir des options de gestion où établir une gestion de risques.

Mots-clés: Services écosystémique, LiDAR, analyse de compromis

Clémentine Pernot
Postdoc (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Julie Barrette (MFFP)
  • Jérôme Rioux (MFFP)
  • Alison D. Munson (CEF, Université Laval)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Caribou forestier

Salon w - 09h40

59 - Croissance et nutrition des plants reboisés lors de la restauration de chemins forestiers pour l’amélioration de l’habitat du caribou forestier sur la Côte-Nord
La présence de réseau routier est l’une des principales causes de perturbation de l’habitat du caribou forestier, une espèce désignée vulnérable au Québec. En effet, les chemins forestiers facilitent la circulation des prédateurs et engendrent un enfeuillement propice aux espèces compétitrices et prédatrices, comme l’orignal ou l’ours noir. En cas d’arrêt d’utilisation des chemins, la régénération naturelle peine à se réinstaller et cela peut prendre plusieurs dizaines d’années pour que certaines espèces se rétablissent jusqu’au centre des chemins. Afin de tenter de réduire l’impact des chemins forestiers sur l’habitat du caribou, un projet d’essai de démantèlement et de reboisement a été mené sur la Côte-Nord par le ministère des forêts, de la faune et des parcs. Différentes approches ont été testées : quatre espèces ont été plantées (pin gris, épinette noire, mélèze laricin, aulne crispé), associées à trois types de préparation de sol (mécanique avec excavatrice à griffe ou à godet, ou plantation directe). Deux ans après la plantation, un premier suivi a permis d’observer un bon établissement de l’aulne, avec un taux de survie de 99% et une taille (en hauteur et en diamètre) ainsi qu’une concentration foliaire en azote supérieures aux conifères. Concernant ces derniers, le pin gris a eu un accroissement annuel en hauteur environ deux fois supérieur à celui de l’épinette ou du mélèze ainsi qu’une meilleure vigueur. En effet, le succès d’établissement de ces deux espèces a été plus inquiétant avec, entre autres, une concentration foliaire en azote plus faible pour l’épinette noire et une biomasse racinaire inférieure pour le mélèze par rapport aux autres espèces. Sur la base de ces résultats préliminaires, il pourrait ainsi être intéressant d’envisager la restauration des chemins forestiers par une plantation mixte comprenant l’aulne, pour fermer rapidement l’accès aux chemins et le pin gris pour limiter le phénomène d’enfeuillement.

Mots-clés: écophysiologie, écophysiologie, restauration, chemins forestiers, plantation, revégétalisation

Mariétou Diouf
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Écophysiologie #2

Salon y #2 - 09h40

60 - Vulnérabilité à la cavitation de deux essences forestières à différents stades ontogéniques.
Dans un contexte de changements climatiques, où l’on prévoit une augmentation de la fréquence et de l’ampleur des événements météorologiques extrêmes, il apparaît plus que nécessaire de connaître la vulnérabilité à la sécheresse des essences forestières fréquemment plantées. Le stress hydrique provoque la diminution du potentiel hydrique du sol et une augmentation du gradient de pression au sein du xylème. Les pressions très négatives dans le xylème peuvent entraîner une instabilité de la colonne d'eau et ainsi favoriser l’apparition de bulles d’air ou bulles de cavitation, dans les conduits ce dernier. Lorsqu’une bulle de cavitation croît, obstrue le conduit concerné et rompt la continuité hydraulique nécessaire pour assurer la circulation de la sève, on parle d’embolie. Un taux d’embolie de 50% des conduits du xylème est considéré comme un seuil létal chez les conifères. Dans cette étude, nous avons mesuré la P_50_, pression négative induisant 50% de perte de conductivité hydraulique dans les conduits du xylème, chez deux essences forestières à forte valeur écologique et économique au Québec: l’épinette blanche et l’épinette noire. Nous avons comparé les P_50_ de ces deux essences aux stades ontogéniques semis et adulte. Les résultats ont montré que l’épinette blanche atteignait la P_50_ à des pressions moins négatives comparée à l’épinette noire. Globalement, il n’y avait pas de différence significative de P_50_ entre les stades semis et adulte des épinettes. Par ailleurs, il existait une interaction entre l’essence et le stade ontogénique car chez l’épinette blanche, la P_50_ était plus négative au stade semis qu’au stade adulte alors que chez l’épinette noire, les P_50_ des stades semis et adulte ne différaient pas significativement. Nous avons conclu que l’épinette blanche était plus vulnérable à la cavitation que l’épinette noire et que cette vulnérabilité à la cavitation a augmenté entre le stade semis et le stade adulte.

Mots-clés: écologie forestière, écophysiologie, Cavitation, Embolie, Sécheresse, Épinette blanche, Épinette noire, Stade ontogénique

Pierrick Bloin
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Marc Mazerolle (CEF, Université Laval)
  • Christian Hébertt (Ressources naturelles Canada, CFL)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Insectes

Salon x - 09h40

61 - Tire-toi une bûche! Réponse à court terme des insectes xylophages après coupe.
Les débris ligneux résiduels provenant des coupes forestières sont des ressources potentielles pouvant supporter de nombreux insectes saproxyliques. Cette ressource en bois mort peut favoriser le maintien de la biodiversité, mais peut aussi devenir un réservoir d’insectes xylophages qui affectent la qualité du bois. Il est important de comprendre comment la disponibilité saisonnière (moment où le bois est coupé) influence l’utilisation de la ressource ligneuse par les insectes. On peut avancer l’hypothèse que la phase de colonisation du bois mort récent est influencée par la saison et les essences forestières disponibles lors d’une coupe. Au cours de l’été 2019, des bûches fraîchement coupées ont été disposées dans quatre sites de coupes situés à la forêt Montmorency. Les taux de visite et de colonisation ont été évalués respectivement à l’aide de pièges à impact fixés au tronc et d’un procédé d’écorçage. Parmi les guildes trophiques représentées, les taux de visites des fongivores variaient avec la disponibilité saisonnière, répondant positivement aux températures, mais négativement aux précipitations. Les xylophages appartenant essentiellement aux Cerambycidae et Siricidae, avaient des taux de colonisation plus importants de la mi-juillet à la mi-septembre. L’essence était également déterminante chez ces xylophages, qui étaient plus abondants sur les conifères que ce soit en matière de visite ou de colonisation. Toutefois, le bouleau blanc n’a présenté aucune trace de colonisation. Ces résultats montrent que la colonisation est très rapide après la coupe. À la lumière de nos résultats, nous recommandons d’éviter de laisser les arbres coupés sur place durant la période allant de mi-juillet à mi-septembre afin de minimiser les dégâts sur le bois destiné à être mis en marché.

Mots-clés: aménagement, biodiversité, Insectes saproxyliques, Colonisation, Bois mort, Saisonnalité, Biodiversité

Daniel Schönig
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM, Université du Québec à Montréal, Département des Sciences Biologiques)


Autres auteurs

  • Jérôme Dupras (CEF, UQO, Institut des Sciences de la Forêt Tempérée, Université du Québec en Outaouais)
  • Christian Messier (CEF, UQAM, Institut des Sciences de la Forêt Tempérée, Université du Québec en Outaouais)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Télédétection & Modélisation

Télédétection & Salon z - 09h55

62 - Évaluation des objectifs de gestion forestière à grande échelle en utilisant l’apprentissage automatique et des modèles additifs généralisés – études de cas de l’Amazonie et du Panama
Dans les sciences et la gestion des forêts, il est souvent intéressant de comparer des zones distinctes dans l’espace (telles que des aires protégées) par rapport à des objectifs de conservation ou de gestion. De telles études peuvent bénéficier considérablement de grands jeux de données à haute résolution qui sont de plus en plus disponibles. Cependant, dans le cas des données massives, il reste particulièrement difficile à contrôler de manière adéquate l’autocorrélation spatiale et des variables confondantes (telles que la distance aux routes ou aux zones habitées) qui peuvent elles-mêmes être fortement structurées dans l’espace géographique. Pour répondre à cet enjeu, nous avons développé une approche robuste qui combine des modèles additifs généralisés avec des cartes auto-organisatrices (une classe de réseau de neurones artificiels). Notre méthode permet une interprétation claire des effets étudiés, et est capable de traiter de grands ensembles de données (dizaines de millions d’observations), même lorsque le calcul haute performance n’est pas disponible. À titre d’exemple, nous avons utilisé cette méthode pour étudier l’efficacité des territoires indigènes et (à titre comparatif) des aires protégées à réduire la déforestation, en utilisant des données accessibles au public pour l’Amazonie et la République du Panama pour la période 2011-2019. Pour les deux études de cas, nous avons pu obtenir des estimations précises qui montrent à quelle mesure la déforestation est réduite dans les territoires indigènes, de 59,2 à 59,6 % en Amazonie et de 20,4 à 21,4 % au Panama. Notre méthode a également fourni des résultats montrant que ces effets (1) sont répandus et ne se limitent pas à des cas individuels ou à des zones particuliers; (2) ne sont pas limités à des groupes indigènes particuliers; (3) ne résultent pas de l’éloignement ou de l’inaccessibilité des territoires indigènes; (4) sont d’une ampleur comparable aux effets obtenus dans des aires protégées. Nous examinons ensuite comment notre méthode peut être appliquée à d’autres objectifs de conservation et de gestion, tels que l’abondance des espèces menacées ou la biomasse forestière.

In forest science and management, it is frequently of interest to compare discrete areas in space (such as protected areas) in relation to conservation or management objectives. Such studies can greatly benefit from large, high-resolution data sets that continue to become available. For large data sets in particular, however, it remains a challenge to adequately control for spatial autocorrelation and for confounding variables (such as distance to roads or settlements) that are often strongly structured in space. To address this issue, we developed a robust approach that combines generalized additive models with self-organizing maps (a simple type of artificial neural networks). Our method provides a straightforward interpretation of the studied effects, and is capable of handling large data sets (i.e. tens of millions of observations), even when high-performance computing resources are not available. As a concrete example, we used this method to study whether indigenous territories and (for comparison) protected areas are effective at reducing deforestation, using publicly available data for the Amazon bioregion and the Republic of Panama, in the period from 2011 to 2019. For both case studies, we were able to obtain precise estimates that show how strongly deforestation is reduced under indigenous tenure, namely by 59.2–59.6% in the Amazon and 20.4–21.4% in Panama. Our method also delivered results showing that these effects are: (1) widespread and not confined to individual cases or smaller areas, (2) not confined to particular indigenous groups, (3) not the result of remoteness or inaccessibility of indigenous territories, (4) at least comparable in magnitude to effects achieved within protected areas. We further discuss how our method can be applied to other conservation and management targets, such as abundance of endangered species or forest biomass.

Mots-clés: biologie de la conservation, aménagement, modélisation statistique, territoires indigènes

Elodie Quer
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT, Aix Marseille Université, IMBE)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Écophysiologie #2

Salon y #2 - 09h55

63 - Drivers écologiques des greffes racinaires dans les peuplements naturels de sapins baumiers.
Les greffes racinaires naturelles (anastomoses) résultent de la fusion des systèmes vasculaires de deux racines. Elles permettent le transfert d'eau, de nutriments et de produits issus de la photosynthèse entre les arbres greffés affectant leur croissance et leur physiologie. Le but de cette étude était d'étudier la fréquence des greffes racinaires dans des peuplements de sapins baumiers ("Abies balsamea" (L.) Mill) en forêt boréale Québécoise, et d'identifier les drivers écologiques tels que la proximité des arbres, la taille des tiges et des racines. Une zone de 50 m^2^ a été excavée hydrauliquement dans trois peuplements naturels de sapins baumiers d'âges, de diamètres et de densités différents. Nous avons mesuré le nombre de racines et de greffes par arbre, ainsi que le diamètre et l'âge des tiges, racines et greffes en utilisant la dendrochronologie. Les pourcentages d'arbres greffés et le nombre de greffes par arbre étaient similaires entre les peuplements correspondant respectivement à 36 % (±2,86 SE) et 1,30 (±0,03 SE). Les âges des arbres lors de l’initiation des greffes étaient variés, de 12 à 106 ans. La distance moyenne entre les arbres greffés était de 47,91 cm (±5,10 SE). Le nombre de greffes par arbre augmente avec le nombre de racines par arbre et diminue avec la distance entre les arbres. Les âges des racines lors de l’initiation des greffes étaient variés, de 5 à 64 ans. Les racines étaient relativement petites au moment de l'initiation des greffes, avec un diamètre moyen de 3,94 cm (±0,33 SE). Les peuplements de sapins baumiers sont donc fortement interconnectés "via" les greffes racinaires pouvant se former au début du développement du peuplement et se maintenir tout au long de sa vie. Le nombre de racines par arbre et la distance entre les arbres étaient les meilleurs prédicteurs de la formation des greffes racinaires.

Natural root grafts (anastomoses) result from the fusion of the vascular systems of two roots and allow trees to share water, nutrients and photosynthesis products, affecting tree growth and physiology. The aim of this study was to investigate the frequency of root grafting in balsam fir ("Abies balsamea" (L.) Mill) of the boreal forest of Quebec (Canada), and to identify ecological drivers such as tree proximity or size of stems and roots. One 50 m^2^ area was hydraulically excavated in each of three natural balsam fir stands of various ages, tree diameters and densities. For each area, we measured the number of roots and grafts per tree, and the diameter and age of all stems, roots and grafts using dendrochronology techniques. Percentages of grafted trees and number of grafts per tree were similar between stands, corresponding to 36% (±2.86 SE) and 1.30 (±0.03 SE), respectively. Root grafting occurred at a wide range of tree ages from 12 to 106 years old. Mean distance between grafted trees was 47.91 cm (±5.10 SE) and we did not observe any graft beyond a 2 m distance between trees. The number of grafts per tree increased with number of roots per tree and decreased with distance between trees. Root grafting also occurred at a wide range of root ages, from 5 to 64 years old. However, roots were relatively small at graft initiation, with an average root diameter of 3.94 cm (±0.33 SE). These results demonstrate that balsam fir stands are highly connected through root grafting, occurring early in stand development and continuing throughout the life of the stands. The number of roots per tree and distance between trees were the best predictors for root grafting.

Mots-clés: écologie forestière, Greffes racinaires, Anastomoses, Abies balsamea

Guillemette Labadie
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Philip. D. McLoughlin (University of Saskatchewan, Saskatoon, SK, Canada)
  • Mark Hebblewhite (University of Montana, Missoula, MT)
  • Daniel Fortin (CEF, Université Laval)


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Caribou forestier

Salon w - 09h55

64 - Quand la petite bête menace la grosse : effet de la tordeuse des bourgeons de l’épinette sur la survie et la répartition du caribou forestier et la dynamique de son réseau trophique
La coupe forestière et le feu seraient en partie responsables du déclin des populations du caribou forestier ("Rangifer tarandus caribou"). Ces perturbations rajeunissent la forêt et favorisent l‘établissement d’essences feuillues. Cette végétation est largement consommée par l’orignal ("Alces alces") qui voit alors ses populations augmenter. L’accroissement de la densité de loups ("Canis lupus") qui s’en suit intensifie la prédation pour le caribou. La coupe et le feu ne sont toutefois pas les seuls facteurs pouvant engendrer une telle succession forestière. Bien que les épidémies d'insectes affectent des zones plus grandes que celles touchées par les feux et la coupe combinées, l’impact des insectes sur le caribou demeure méconnu. Cette étude visait à évaluer l’impact de la tordeuse des bourgeons de l'épinette ("Choristoneura fumiferana", TBE) sur le réseau trophique du caribou forestier, de même que sur sa répartition et sa survie. Nous avons utilisé des relevés annuels de sévérité de l’épidémie de TBE sur la Côte-Nord de 2006 à 2018, combinés au suivi GPS de 118 caribous et 15 loups et à des inventaires aériens d’orignaux. Nos analyses indiquent que les peuplements fortement impactés par la TBE avaient un enfeuillement plus important, augmentant ainsi la quantité de nourriture des orignaux. Les inventaires aériens montrent que la densité d’orignaux a augmenté de 69% depuis le début de l’épidémie. Le suivi GPS indique que les loups sélectionnaient les zones infestées par la TBE puis coupées. Les caribous qui évitaient moindrement ces zones avaient un risque de mortalité plus important que ceux dont l’évitement était supérieur. Notre étude démontre que les épidémies d’insectes peuvent indirectement influencer la répartition et la survie du caribou forestier, et leurs effets sont exacerbées par les activités humaines ; elles doivent donc être considérées dans les plans de rétablissement du caribou forestier.

Mots-clés: dynamique des populations

Janie Lavoie
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAC)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Bloc 5 - Session Insectes

Salon x - 09h55

65 - Que se passe-t-il avec les semis durant une épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette ?
Avec le titre du plus grand défoliateur de la forêt boréale, la tordeuse des bourgeons de l’épinette joue un rôle important dans la dynamique des peuplements. Les conséquences de la défoliation par l’insecte des arbres matures sont bien documentées, contrairement à celles sur la régénération. Il devient crucial d’en apprendre davantage sur la régénération en période épidémique, surtout qu’une grande proportion du territoire québécois est présentement en stade de régénération suite aux pratiques sylvicoles des dernières décennies. L’objectif de l’étude est d’évaluer la défoliation des semis (épinette noire vs sapin baumier) dans deux types de coupes forestières (coupe totale vs coupe partielle) et deux types de peuplements (pure d’épinette et mixte d’épinette et de sapin baumier). L’expérience s’est déroulée sur 20 sites localisés sur la Côte-Nord. Pour chaque semis, la défoliation cumulative, l’espèce, la hauteur et la distance de la forêt mature ont été mesurées et comparées selon les caractéristiques du peuplement (coupe et composition) et des semis (espèce, hauteur, distance). Nos résultats ont démontré que, selon l’espèce, les semis présents dans la coupe totale sont de 2 à 3 fois plus défoliés que ceux présents dans la coupe partielle (sapin baumier : 42% vs 20% et épinette noire : 24% vs 8%). Les semis présents dans les peuplements purs d’épinette sont deux fois moins affectés que ceux dans les peuplements mixtes (sapin baumier : 20% vs 47% et épinette noire : 10% vs 23% respectivement). Les résultats ont pu déterminer l’effet de la distance, de l’espèce et une corrélation positive entre la hauteur et la défoliation des semis.En montrant l’influence des coupes forestières sur la défoliation de la régénération, cette étude pourrait être utile pour l’implantation de stratégies d’aménagement forestier durable en considérant le type de traitement sylvicole afin de réduire la vulnérabilité des semis aux épidémies.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière, Aménagement forestier durable, coupe partielle, coupe totale, épinette noire, perturbations naturelles, régénération, sapin baumier

Résumés des affiches (par ordre du numéro d'affiche)

Sauter à la section présentations orales | Retour à la page du Colloque

Kaisa Rissanen
Postdoc (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no.

1 - Trees in city, pampered or parched?
Urban areas are considered harsh environments for trees. Restricted rooting space and reduced rainwater supply can decrease water availability, limiting tree growth and photosynthesis along with their capacity to cool air through transpiration. To understand whether and how the most common street tree species of Montreal (Acer platanoides, Acer saccharinum, Gleditsia triacanthos and Tilia cordata) experience drought, we set out to measure their mid-day leaf water potentials. In addition, we used sap flow measurements to analyse their daily water use. To compare different locations, we also measured A. platanoides and G. triacanthos in a large park and at a public square. The water potential measurements of in total 24 trees took place biweekly from June to September, and we continuously measured the sap flow of 22 trees through September 2020. The water potentials of all trees except for A. platanoides followed soil moisture, with a clear reduction during a rainless period in July. The water potentials of A. platanoides remained high through the summer, without differences between the locations, whereas the water potentials of G. triacanthos were generally lowest, particularly in the large park. However, even the lowest water potentials did not indicate severe drought effects. The daily daytime water use per tree (from 1 to 209 l day-1) depended on the species, foliage density and water potential. Among street trees, the water use – and potential cooling effect – was largest in A. saccharinum and T. cordata, and smallest in G. triacanthos. Among A. platanoides and G. triacanthos, the water use was generally larger in the large park in comparison to street trees, potentially due to better access to light. Next, we aim to further analyse the environmental effects on temporal variation of water use within species and locations.

Mots-clés: écophysiologie, Foresterie urbaine

Valentine Glaus
Étudiant(e) à la maîtrise (Ressources naturelles Canada, CFL, ULaval)


Autres auteurs

  • Audrey Nisole (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Madjid Djoumad (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Michel Cusson (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Valérie Fournier (CEF, Université Laval)
  • Véronique Martel (Ressources naturelles Canada, CFL)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no.

2 - Détermination du réseau trophique de la tordeuse des bourgeons de l'épinette à l'aide d'outils moléculaires
La tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE, Choristoneura fumiferana (Clemens)) est l'un des défoliateur forestiers les plus importants de l’Amérique du Nord, touchant 13 millions d’hectares de forêt au Québec, en 2020. Ses épidémies ont des impacts économiques sur l’industrie forestière et sur les écoservices rendus par les forêts affectées. Toutefois, il y a un manque de connaissances sur la composition de son réseau trophique. Ses parasitoïdes, qui jouent un rôle de contrôle sur la population de TBE, ont des hôtes alternatifs qui sont encore inconnus. Dans le but de compléter le portrait du réseau trophique de la TBE, plus de 2 000 larves de lépidoptères et de tenthrèdes ont été échantillonnées à l’été 2020 dans différents habitats : forêt mixte et boréale et sites perturbées et non perturbés. Ces larves ont été analysées à l’aide d’une approche moléculaire qui combine la technologie TaqMan et la PCR quantitative. Cette méthode permet d’identifier les larves parasitées puis d’identifier le parasitoïde en développement à l’intérieur de ces larves. Les échantillons de larves parasitées sont ensuite séquencées afin de les identifier à l’espèce. L’identification des interactions « parasitoïdes de la TBE – hôte alternatif » en fonction du type de forêt et de la présence de perturbations permettra de mieux comprendre les facteurs qui influencent ces interactions et de les quantifier. Nous croyons que le réseau trophique sera plus complexe dans les forêts mixtes et dans les sites perturbés étant donné la diversité végétale plus importante. Ces connaissances seront d’ailleurs pertinentes pour la partie plus appliquée du projet sur les effets non-ciblés de la Stratégie d’Intervention Hâtive au Nouveau-Brunswick.

Mots-clés: dynamique des populations, écologie forestière, réseau trophique, parasitoïdes, hotes alternatif

Véronique Rouleau
Étudiant(e) au doctorat (Ressources naturelles Canada, CFL)


Autres auteurs

  • Jeanette Whitaker (UK Center for Ecology & Hydrology, Lancaster, United Kingdom)
  • Jérôme Laganière (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • David Paré (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Armand Séguin (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Evelyne Thiffault (Centre de recherche sur les matériaux renouvelables, ULaval)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no.

3 - L’aménagement en forêt boréale favorise-t-il le stockage du carbone dans les sols ?
Maintenir ou augmenter la capacité des forêts boréales du Québec à séquestrer le carbone (C) à long terme dans les sols pourrait jouer un rôle important pour atténuer les changements climatiques. Néanmoins, il existe beaucoup d’incertitudes quant à la dynamique du C dans les sols de ces forêts aménagées, et plus particulièrement en ce qui a trait à sa stabilité. L’objectif de ce projet est de mesurer les effets des pratiques sylvicoles utilisées en forêt boréale au Québec sur les stocks totaux de C et leur stabilité. Pour ce faire, nous avons évalué les stocks de C dans le sol le long d’un gradient d’intensité de récolte forestière en sapinière boréale humide. Nous avons aussi mesuré l’abondance naturelle en isotopes stables de C (^13^C) des sols comme indicateur de la stabilité des stocks de C. Les résultats préliminaires suggèrent que les stocks de C du sol (humus et 0-55 cm sol minéral) suivent cette tendance 6 à 9 ans après la récolte : coupes totales (~209.74 Mg C ha^-1^)> peuplements non récoltés (~185.28 Mg C ha^-1^)> coupes partielles (~153.22 Mg C ha^-1^). Pour chaque profondeur du sol minéral, l’enrichissement en 13C suggère de que le C du sol des coupes partielles (~-25.21‰) a subi plus de cycles d’utilisation microbienne par rapport aux peuplements non récoltés (~-26.05‰). Bien que préliminaires, ces résultats indiquent que les pratiques forestières n’affectent pas négativement les stocks de C des sols ni leur stabilité dans le site étudié. Des mesures complémentaires permettront de valider ces résultats et de discerner la contribution potentielle des conditions microclimatiques, dont l’influence sur les stocks de C pourrait être plus importante que le traitement de récolte.

Mots-clés: aménagement, carbone, sol, stabilité

Nada Aloui
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 1

4 - Réponse de six clones de peuplier hybride au recépage plantés en taillis à courte rotation
Les taillis à courte rotation (TCR) sont des cultures intensives d’arbres plantés à forte densité, servant à la production de biomasse ligneuse. L’objectif de cette étude était d’évaluer la productivité en TCR et la réponse au recépage de différents clones de peuplier hybride en termes de nombre et grosseur des tiges produites, de biomasse des tiges produites par souche et par hectare en fonction de l’espacement entre les pieds-mère. Dans cette étude, la capacité de recépage a été évaluée à partir d’une plantation en TCR établie en 2010 à Val Senneville (Abitibi-Témiscamingue), recépée une fois en 2012 et une deuxième fois en 2018. Le dispositif d’étude présentait 6 clones de peuplier hybride, plantés en simple rangée suivant trois espacements 30x30 cm, 40x40 cm et 60x60 cm correspondant à des densités de plantations de 5 500,10 000 et 16 000 arbres ha-1. La hauteur totale des tiges, le diamètre et le nombre de tiges produites par souche ont été mesurés à la fin de la saison de croissance 2019. La biomasse produite deux ans après le deuxième recépage a varié de 30 à 200 kg ha-1. La grosseur des diamètres a été influencée par l’espacement mais pas pour tous les clones. Le nombre de tiges produites a augmenté avec la circonférence des souches ainsi qu’avec l’espacement. Cette étude a montré que la biomasse produite à l’hectare était plus élevée à l’espacement le plus grand, malgré un nombre de souche plus petit à l’hectare. Le clone BM3374 a enregistré le plus haut rendement à l’espacement 40 cm avec une production de biomasse moyenne par souche la plus élevée estimée à 470 g et le volume le plus élevé également estimé à 0,6 m3 ha-1 à l’espacement 60 cm.

Mots-clés: Biomasse, peuplier hybride, clones, productivité, Taillis à courte rotation

Tatiana Corredor
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 10

5 - Mieux comprendre l’interactions entre les facteurs biotique et abiotiques qu’expliquent la distribution spatiale de la paludification dans la forêt boréale
Les forêts boréales subissent un processus naturel d'accumulation de matière organique dans le sol avec le temps. Ce processus, connu sous le nom de paludification est responsable de la diminution de la productivité des forêts à long terme et est principalement influencée par des facteurs abiotiques, biotiques et le temps depuis le dernier feu. Cependant, les modèles spatiaux disponibles n'ont pas examiné de manière exhaustive comment les interactions entre ces facteurs affectent la paludification. Comprendre ces interactions permettra une meilleure prédiction ainsi que l'atténuation de l’impact de la paludification. L'épaisseur de la couche organique (ECO) est considérée comme un indicateur utile du niveau de paludification. Notre objectif est de comprendre et de cartographier la distribution spatiale sur la base de l'interaction entre les facteurs et l’ECO dans nord-ouest du Québec. Nous avons construit un modèle en utilisant, variables environnementales; notamment LiDAR, le climat, le drainage du sol, le dépôt de surface, le temp depuis le dernier feu ainsi que la végétation, en combinaison avec une base de données de l'ECO, pour les zonées nord-ouest du Québec. Le modèle a été construit avec Random forests (RF), en utilisant 70 % pour la construction et 30 % pour la validation. Aussi, le modelé a été utilisé pour générer une cartographie prédictive sur la zone d'étude à 10 mètres de résolution. La cartographie prédictive nous a permis qualifier la distribution dans la zone d'étude à l’aide du logiciel Fragstat. En parallèle, nous avons fait une analyse de corrélation de type path analysis qui nous a permis d’établir le lien cause-effet entre l’ECO et les facteurs. De tels outils nous permettront de mieux comprendre les effets des changements globaux sur la paludification et de mieux guider l’aménagement forestier écosystémique du Québec.

Mots-clés: écologie forestière, écologie du paysage; modélisation, productivité; paludification

Urszula Deregowski
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 11

6 - Réponse à long terme des coléoptères saproxyliques aux coupes partielles et la CPRS dans la forêt boréale du Québec.
La coupe partielle pourrait bénéficier la faune saproxylique (ceux qui dépendent du bois mort comme un habitat et une ressource) plus que les coupes totales (CPRS) par un input plus constant de buches de grand diamètre. Il y a plus de 20 ans, les coupes partielles de la rétention de 1/3 et 2/3 des arbres ont été effectuées dans le cadre du projet de sylviculture et d’aménagement forestier d’écosystème (SAFE) au sein de la forêt de recherche et d’enseignement du lac Duparquet, au Québec. En été 2019, nous avons récolté des coléoptères dans des peuplements de feuillus à SAFE. Les résultats préliminaires suggèrent que la coupe partielle favorise une abondance globale de coléoptères plus élevée que la coupe totale. La coupe partielle à forte rétention (1/3 de récolte d’arbres) est particulièrement bénéfique pour les coléoptères saproxyliques, soutenant mieux l’abondance que la coupe partielle à faible rétention (2/3 de récolte d’arbres). Comme l’abondance des coléoptères saproxyliques, le volume de débris ligneux grossiers est plus élévée dans les coupes partielles que les coupes totales. Dans chaque traitement, le volume du bois mort a été dominé par des classes de petit diamètre. Cependant le volume du bois mort de gros diamètre est très réduit aux CPRS. Un approvisionnement réduit en bois mort frais a été observé dans les sites de coupe totale et ces sites étaient dominés par le bois mort dans les classes de décomposition tardive. À l’été 2021, nous récolterons des coléoptères dans des peuplements mixtes et résineux (SAFE 2 et 3) afin de déterminer si les coléoptères saproxyliques présentent une réponse similaire à la coupe partielle dans ces peuplements.

Partial cutting may be beneficial to saproxylic fauna (those that depend on deadwood as a habitat and food source) when compared to traditional clearcutting (CPRS). Partial cutting offers a more constant input of large diameter logs as retained trees at cutting sites continue to grow and eventually die. More than 20 years ago, partial cuts with 1/3 and 2/3 of the trees harvested were carried out as part of the silviculture and forest ecosystem management (SAFE) project within the forest research and teaching center in Lac Duparquet, Quebec. In the summer of 2019, we collected beetles from hardwood stands at SAFE. Preliminary results suggest that partial cutting favors a higher overall abundance of beetles than clearcutting. Partial cutting with high retention (1/3 of tree harvest) is particularly beneficial for saproxylic beetles, supporting abundance better than partial cutting with low retention (2/3 of tree harvest). Like the abundance of saproxylic beetles, the volume of coarse woody debris is higher in partial cuts than in clearcut sites. In each treatment, the volume of deadwood was dominated by small diameter classes; however, the volume of large diameter deadwood was especially small at the CPRS site. A reduced supply of fresh deadwood was observed at clearcut sites and these sites were dominated by deadwood in late decay classes. In the summer of 2021, we will be harvesting beetles from mixed stands and coniferous stands (SAFE 2 and 3) to determine if saproxylic beetles exhibit a similar response to partial cutting in these stand types.

Mots-clés: faune, biologie de la conservation, coléoptères saproxyliques, bois morts, coupe partielle, coupe totale

Mégane Déziel
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs

  • Paquette Alain (CEF, UQAM)
  • Gravel Dominique (CEF, Université de Sherbrooke)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 12

7 - Intégration de l'approche fonctionnelle aux modèles de distribution d'espèces d'arbres, et effets sur les services écosystémiques rendus par les forêts
Les changements globaux engendrent le déplacement des niches écologiques de plusieurs organismes, menant à un réassemblage spatial des communautés et à des modifications dans la répartition et l'abondance des processus et services écosystémiques. Pour mieux prédire les futurs patrons de distribution des espèces, il est de mise d’améliorer notre compréhension des facteurs gouvernant la migration. La variabilité interspécifique de traits fonctionnels liés à la tolérance, à l’adaptation ainsi qu’aux capacités intrinsèques de reproduction et de dispersion pourrait s'avérer être particulièrement déterminante pour expliquer les capacités des espèces à suivre les changements de climat. La présente étude vise à (1) évaluer comment les vitesses de migration passées des arbres du nord-est de l’Amérique du Nord sont corrélées à leurs attributs fonctionnels, puis à (2) analyser la sensibilité des limites de distribution de façon mécanistique en déterminant si les traits sont liés à l'équilibre des dynamiques de colonisation/extinction en réponse à des variations de températures à leur limite de distribution. À l’aide de données d’inventaires forestiers et de valeurs de traits fonctionnels tirées de la littérature, nous avons comparé les limites de distribution présentes et passées de plusieurs espèces puis calculé la vitesse avec laquelle elles ont migré vers le nord au cours des 40 dernières années. Ensuite, l'effet des traits sur ces vitesses sera inféré par un modèle de régression multiple. De plus, le mouvement des limites de distributions sera évalué selon un modèle mécanistique basé sur les événements subséquents de colonisation et d’extinction, puis nous testerons si les traits peuvent expliquer ces dynamiques à l’aide d’un modèle hiérarchique.

Global changes are shifting the ecological niches of many organisms, leading to the spatial reassembly of communities and changes in the distribution and abundance of ecosystem processes and services. In order to better predict future species distribution patterns, it is important to improve our understanding of the factors governing migration. The interspecific variability of functional traits related to tolerance, adaptation, and intrinsic reproductive and dispersal capacities could prove to be particularly relevant in explaining the ability of species to track climate change. The present study aims to (1) evaluate how past migration rates of northeastern North American trees are linked to their functional attributes, and (2) analyse the sensitivity of range limits mechanistically by determining whether traits are related to the balance of colonization/extinction dynamics in response to temperature variations at their range limit. Using forest inventory data and functional trait values from the literature, we compared the present and past distribution limits of several species and calculated the rate at which they have migrated northward over the past 40 years. Then, the effect of traits on these velocities will be inferred by a multiple regression model. In addition, the movement of range boundaries will be evaluated using a mechanistic model based on subsequent colonization and extinction events, and we will then test whether the traits can explain these dynamics using a hierarchical model.

Mots-clés: dynamique des populations, écologie forestière, écologie fonctionnelle, changements climatiques, migration, dispersion, modèles de distribution d'espèces,

Nathan Egande
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 13

8 - RECONSTRUIRE LES FORÊTS PRÉ-INDUSTRIELLES À PARTIR DES ARCHIVES D’ARPENTAGE : UNE PISTE POUR UN AMÉNAGEMENT ÉCOSYTÉMIQUE DURABLE.
Au cours des derniers siècles, les forêts de l’est de l’Amérique du Nord ont été profondément transformées par la colonisation européenne et le développement de l’exploitation industrielle des ressources naturelles. Au Québec, la gestion forestière durable vise à restaurer le caractère naturel des forêts par l’aménagement écosystémique. Dans ce contexte, les caractéristiques des forêts en place avant l’exploitation industrielle, permettent d’établir des états de référence pour l’aménagement écosystémique et la restauration de la végétation. Le but de cette étude est de reconstituer à partir des archives d’arpentage la composition préindustrielle des forêts boréales mixtes et vérifier l’origine des affleurements rocheux de la région de Rouyn-Noranda à l’Ouest du Québec. Les archives d’arpentage sont des documents écrits, produits au cours du XIXème et au début du XXème siècle, dont le but était de déterminer les nouvelles limites administratives du territoire disponible pour la colonisation (cantons, lots), ils contiennent beaucoup d’observations de la composition des forêts. A partir des archives d’arpentage disponibles pour la région (1920-40) une base de données des différentes observations a été créée et est entrain d’être géoréférencée. Ces données seront ensuite analysées et cartographiées afin de dresser un portrait de la composition des forêts préindustrielles et des changements survenus dans la région. Les changements de composition seront déterminés par comparaison avec les inventaires forestiers du gouvernement du Québec des dernières décennies (1980-2015). Pour mieux comprendre l’origine des affleurements rocheux aujourd’hui dénudé, une analyse de photographies aériennes anciennes (1930-40), de données historiques de feux, couplé à un rapide échantillonnage sur terrain seront faits pour confirmer les tendances trouvées dans les archives d’arpentage. Ces résultats permettront d’affiner les cibles de composition (états de référence) pour l’aménagement écosystémique des forêts boréales mixtes de l’Ouest du Québec et de guider les actions de restauration des habitats dégradés par les activités anthropiques.

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, Changement de composition, Ecologie forestière, Forêt boréale, Rouyn-Noranda

Amira Fetouab
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 14

9 - Pensez-vous qu’une plantation à double densité a un effet sur le sous-bois, le sol et les arbres dans un milieu paludifié?
La densité de reboisement est un facteur important qui influence la croissance et le rendement des forêts. Dans la forêt boréale, la préparation mécanique des sites est par ailleurs nécessaire avant la plantation pour améliorer les conditions du sol et assurer le succès d’établissement des plants, supportant ainsi le maintien des fonctions écologiques des écosystèmes. Cependant, nous ignorons s’il existe des interactions entre la préparation mécanique des sites et la densité de plantation. Notre objectif était donc de comprendre, huit ans après la mise en terre, l'interaction entre la densité de plantation et la préparation mécanique du sol sur la composition du sous-bois et la croissance des arbres plantés, dans le contexte de sites sujets à la paludification. L'étude a été réalisée dans la région de la ceinture d'argile du nord-ouest du Québec. En 2011, sur un site récemment coupé, nous avons établi neuf parcelles qui ont été traitées par hersage, scarifiage à disques, ou laissées comme témoins non traités. En 2012, chaque parcelle a été divisée en deux sous-parcelles soumises à une densité simple (1200 plants/ha) ou double (2500 plants/ha) de plantation d’épinette noire. Nos analyses préliminaires, basées sur un re-mesurage réalisé en 2020, suggèrent que la croissance en hauteur et en diamètre des arbres plantés dépend des traitements sylvicoles. Nous observons par ailleurs que l’effet de la densité sur la hauteur et le diamètre semble dépendre de la préparation mécanique du sol. Nos analyses futures permettront de vérifier si l’augmentation de densité favorise la diversité des espèces de sous-bois et s’il existe une corrélation significative entre la diversité végétale et la croissance des arbres plantés. Nos résultats permettront de vérifier l’effet de la densité sur la croissance et la diversité des plantations résineuses établies sur sites paludifiés soumis à la récolte forestière.

Mots-clés: aménagement, biodiversité, densité de reboisement, Picea mariana, sylviculture, scarifiage, diversité végétale, aménagement forestier durable

Raphaëlle Fréchon
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQO)


Autres auteurs

  • Irène Mestre (CEF, UQO)
  • Lynda Gagné (CEF, UQO)
  • Jérôme Dupras (CEF, UQO)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 15

10 - Les interactions entre les services écosystémiques et la biodiversité: Analyses de trois aires protégées dans la MRC du Haut-Richelieu à l'aide de InVEST.
Les aires protégées permettent de sécuriser les infrastructures naturelles essentielles pour lutter et nous adapter aux changements globaux. Elles peuvent soutenir d’importants habitats pour la biodiversité, mais également fournir bon nombre de services écosystémiques essentiels aux humains comme la séquestration de carbone, la protection contre les inondations ou l’approvisionnement en eau. Or, les écosystèmes favorisant la biodiversité ne sont pas nécessairement ceux associés à la production de services écosystémiques importants pour les communautés environnantes. Certains services écosystémiques peuvent être reliés à la biodiversité comme la pollinisation, alors que la valorisation excessive d’autres services peut y nuire, comme le récréotourisme. Pour optimiser les retombées des aires protégées en termes de biodiversité et de services écosystémiques, il importe de comprendre les synergies et compromis associés au contexte local dans lequel s’inscrivent les aires protégées. Ainsi, à travers l’étude de trois aires protégées et de leur environnement périphérique, ce projet vise à explorer la répartition géographique des secteurs importants pour la production de services écosystémiques par rapport aux secteurs d’intérêt pour la biodiversité. Les aires protégées à l’étude sont situées dans la MRC du Haut-Richelieu, un secteur fortement agricole, urbanisé et riche en biodiversité situé au sud du Québec. La cartographie des secteurs d’intérêts pour la biodiversité sera basée entre autres sur la répartition des habitats d’espèces menacées. La performance des services écosystémiques sera évaluée à l’aide du modèle InVEST (Integrated Valuation of Ecosystem Service Tradeoffs) permettant de spatialiser les retombées des services écosystémiques. Ces analyses spatiales amélioreront notre compréhension des interactions entre les assemblages de services écosystémiques et la biodiversité. Elles appuieront également la construction d’un outil d’aide à la décision visant a maximiser les synergies territoriales des aires protégées.

Mots-clés: biologie de la conservation, biodiversité, Services écosystémiques, aires protégées, infrastructures naturelles, territoire

Andreane Garant
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


 


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 16

11 - Le mélèze, la clé pour limiter l’entourbement des forêts d’épinettes noires?
Une des grandes problématiques forestières du nord-ouest du Québec est la quantité croissante de forêts tourbeuses peu productives en essences forestières et difficiles à reboiser. Ce phénomène est dû principalement à une accumulation d’eau qui mène progressivement à l’établissement de la tourbe. Afin d’obtenir la transition de forêt tourbeuse vers une forêt fermée productive, il est nécessaire de limiter l’envahissement par les sphaignes. Nous supposons que le mélèze aurait la capacité d’assécher et d’enrichir le sol en nutriments par sa croissance rapide et son apport en litière important, ce qui contribuerait à la limitation de l’entourbement du site. L'objectif de cette étude est de déterminer comment le mélèze influence les conditions environnementales de sous-bois en forêt boréale afin de comprendre son rôle dans cette transition écosystémique. Par conséquent, nous avons étudié les caractéristiques hydrogéochimiques du sol, la fermeture du couvert forestier, ainsi que la composition et les traits fonctionnels des communautés de vasculaires et de bryophytes de sous-bois par un réseau de 10 quadrats d’inventaire de 4 m² par site pour un total de 19 sites. Les 19 sites situés dans le nord du Québec ont été sélectionnés de manière à obtenir différentes proportions de mélèzes et d’épinettes noires en canopée. À la suite de ce projet de recherche, il sera possible d’évaluer la capacité du mélèze à limiter l’entourbement et donc à augmenter la productivité ligneuse. Si le mélèze limite l’entourbement, des recommandations de plantation mixte dans les milieux tourbeux pourraient être envisagées pour augmenter la surface forestière productive de la région.

Mots-clés: écologie forestière, sylviculture, bryophytes, épinette noire, paludification, végétation de sous-bois

Animesh Ghose
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs

  • Philippe Marchand (CEF, UQAT)
  • Kobra Maleki (Norwegian Institute of Bioeconomy Research, Innocamp Steinkjer, Skolegata 22, 7713 Steinkjer, Norway)
  • Miguel Montoro Girona (CEF, UQAT, Ecology Restoration Group, Department of Wildlife, Fish and Environmental Studies, Swedish University of Agricultural Sciences (SLU), Umeå, Sweden)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 17

12 - Modelling the Effect of Within-Stand Spatial Structure on Mixed Boreal Forest Succession
The spatial configuration of individual trees can affect their growth and survival at a fine scale and change the forest composition and structure at the landscape scale. Thus, understanding the stand spatial dynamics is crucial for forest management. The use of Sortie-ND, a spatially explicit individual-based forest simulator, allows predictions of the growth, mortality, and recruitment of individual trees at a stand scale by emulating gap dynamics. Our research aims to determine the changes in the spatial structure of forest stands using Sortie-ND and evaluate the model accuracy by comparing the spatial structure of simulated and observed stands. The simulations will be done and validated with two sets of empirical data from stands located in the boreal mixed woods of eastern Canada. These stands were formed after seven wildfires since 1760 and represent a chronosequence of 249 years of forest succession, which will serve as input and validation data for the models. We will first calculate summary statistics of spatial structure for each simulated stand (with initial conditions based on empirical data from younger stands), and then verify whether those statistics are in the range of observations from validation data (older stands). The study will allow us to evaluate to what degree the predictions made by the Sortie-ND model are sensitive to the spatial distribution of species on a small scale. We believe the findings of our study will enhance the reliability of the Sortie-ND model and will fill the knowledge gap towards sustainable forest management at fine scales.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière, Ecological modelling; landscape ecology; natural disturbance; simulation; sortie-nd; spatial structure

Mahsa Hakimara
Étudiant(e) au doctorat (Concordia)


Autres auteurs

  • Mahsa Hakimara (CEF, Université Concordia)
  • Emma Despland (CEF, Université Concordia)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 18

13 - Vertical stratification of herbivorous damages in sugar maple trees
Herbivore defoliation has a major effect on temperate forest degradation and to provide effective forestry management plans, it is essential to have a good understanding of the damages they cause. Herbivore distribution and the damages seen on leaves can be affected by various abiotic and environmental factors including vertical stratification. Considering that sugar maple (Acer saccharum) dieback is a major concern in Quebec, more studies on vertical patterns of herbivory damages in this dominant species of temperate forest are needed. Therefore, we collected leaves from three strata (sun canopy, shaded canopy and understory) of 12 sugar maple trees located in southwestern Quebec and visually assessed the damage percentage of nine different type of herbivore damages to study the variation of herbivory damage type in vertical gradient of canopy. A total of 3 samplings sessions occurred in the summer 2020. The average percentage of each damage type and also overall average damage percentage were compared between strata of each tree, by using ANOVAs. The interaction between the strata and sampling period was considered in the analysis. As a result, overall herbivore damage was significantly higher in the understory than in the canopy. The damages caused by maple leaf cutter, leaf stippling and skeletoniser followed the same pattern that was observed for the overall damage. Regarding the sampling period, while leaf cutter and roller damage showed a decrease by the end of the summer, maple leaf cutter and skeletoniser damage increased. In addition, the herbivory damage pattern in three different strata was patly explained by light exposure effect and ontogenetic stages.

Mots-clés: biodiversité, vertical stratification, herbivory, sugar maple

Akib Hasan
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT, Groupe de Recherche en Écologie de la MRC-Abitibi (GREMA))


Autres auteurs

  • Guillaume Grosbois (CEF, UQAT, Groupe de Recherche en Écologie de la MRC-Abitibi (GREMA))
  • Louis Imbeau (CEF, UQAT)
  • Miguel Montoro Girona (CEF, UQAT, Groupe de Recherche en Écologie de la MRC-Abitibi (GREMA))


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 19

14 - Are esker lakes biodiversity hotspots in the boreal landscape?
Eskers are complex geological formations formed by glaciers during the last ice age. Eskers have now crucial resources in all northern countries providing drinking water, sand/gravel, recreational sites and productive Jack pine ("Pinus banksiana") forests. However, there is a huge knowledge gap about the biodiversity and functioning of eskers, and baseline ecological information is missing to consider these unique formations in the sustainable management and conservation strategies. Esker lakes are different as compared to other boreal lakes as they are fed by groundwaters and precipitations and are thus usually not connected to other aquatic ecosystems. Thus, esker lakes often have reduced or absent fish communities, which promotes a unique diversity and abundance of aquatic invertebrates at the base of the food web for waterbirds. The objective of the study is to characterize the waterbird communities associated to esker lakes and identify the resources and ecological factors that determine their presence and abundance in MRC-Abitibi using a food-web approach. Aquatic invertebrate communities will be characterized in particular as they represent important feeding resources for waterbirds and are important ecological indicator. Fifty lakes will be sampled including lakes situated on eskers and typical boreal lakes on the clay belt. The observational point and flush count method will be applied to identify the bird communities and stable isotope analysis will permit to characterize the aquatic food web structure and links to the waterbirds. We expect the waterbird community to be richer and more diverse in esker lakes than in other lakes due to the higher resources of the esker lakes, including more abundant and diverse aquatic invertebrate communities. This project will permit to characterize for the first time the unique biodiversity associated to esker lakes and evaluate the state of health of those ecosystems at multiple trophic levels.

Les eskers sont des formations géologiques complexes formées par les glaciers durant la dernière période glaciaire. Ils fournissent aujourd'hui des ressources essentielles pour les sociétés des pays nordiques tel que l'eau potable, du sable/gravier, des sites de loisirs et des forêts productives de pin gris ("Pinus banksiana"). Cependant, il manque des informations écologiques de base pour prendre en compte ces formations uniques dans les stratégies de gestion durable. Les lacs d'eskers sont différents des autres lacs boréaux car ils sont alimentés par l’eau souterraine et les précipitations et ne sont donc généralement pas reliés aux autres écosystèmes aquatiques. Ainsi, les lacs d'eskers ont souvent des communautés de poissons réduites ou absentes, ce qui favorise une diversité et une abondance uniques d'invertébrés aquatiques à la base de la chaîne alimentaire soutenant la sauvagine. L'objectif de cette étude est de caractériser les communautés de sauvagine associées aux lacs d’eskers et d'identifier les ressources et les facteurs écologiques qui déterminent leur présence et leur abondance dans la MRC Abitibi en utilisant une approche de réseau trophique. Les communautés d'invertébrés aquatiques seront caractérisées car elles représentent des ressources alimentaires importantes pour la sauvagine. Cinquante lacs seront échantillonnés, incluant des lacs situés sur des eskers et des lacs boréaux typiques de la ceinture d'argile. La méthode d'observation par points et par comptage sera appliquée pour identifier les communautés de sauvagine et l'analyse des isotopes stables permettra de caractériser la structure des réseaux trophiques aquatiques. Nous nous attendons à ce que la communauté de sauvagine soit plus riche et plus diversifiée dans les lacs d'esker que dans les autres lacs en raison des ressources plus importantes des lacs d'esker, notamment de communautés d'invertébrés aquatiques plus abondantes et plus diversifiées. Ce projet permettra de caractériser pour la première fois la biodiversité unique associée aux lacs d'eskers.

Mots-clés: biodiversité, écologie forestière, Aquatic invertebrate

Marilou Bélair
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 2

15 - L'impact des coupes forestières équiennes et inéquiennes sur la communauté des Silphidae
Les Silphidae forment une famille de coléoptères impliquée dans le processus de décomposition et le cycle des nutriments. Ils utilisent leur environnement pour enterrer des cadavres de petits animaux, dont leurs larves se nourrissent, et sont ainsi sensibles à la modification de leur habitat. Puisque les coupes forestières entrainent des modifications de l’habitat, il est probable qu’elles entrainent aussi une diminution de l’abondance et de la diversité des Silphidae. Or, le maintien d’une structure inéquienne des peuplements par des coupes partielles a été proposé comme une alternative à une gestion équienne entraînée par les CPRS. Cette étude a comparé l’abondance et la diversité des Silphidae à La Tuque, dans des forêts ayant subi des coupes équiennes et inéquiennes, récentes (3 ans plus tard) et veilles (23 ans plus tard), à une forêt témoin n’ayant jamais été coupée. Les résultats montrent que les traitements équiens entrainent une baisse dans l’abondance et la diversité des Silphidae, qu’il s’agisse de coupe vieille ou récente. Ainsi, les impacts des coupes forestières sont aussi importants 3 ans ou 23 ans suite à celles-ci. Quant aux traitements inéquiens, ils n’ont pas d’impact sur l’abondance des Silphidae. Par contre, la diversité diffère de la forêt témoin lorsqu’une deuxième coupe est récemment effectuée, en comparaison avec le cas où une seule coupe a été effectuée il y a 23 ans. Cela suggère qu’un délai de 23 ans peut suffire pour la régénération de la communauté à la suite d’une coupe partielle. Le facteur environnemental expliquant le mieux les impacts sur l’abondance des Silphidae est la surface terrière, c’est-à-dire qu’une augmentation de celle-ci entraine une hausse du nombre de Silphidae, particulièrement à partir de 20 m^2^/h. Cette donnée est d’une grande importance et est à prendre en compte pour le maintien des communautés de Silphidae subissant des coupes forestières.

Mots-clés: écologie forestière, biologie de la conservation, Coupes équiennes, coupes inéquiennes, entomologie forestière

Enrique Hernández-Rodríguez
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 20

16 - Fragmentation du paysage boréal et sa relation avec la diversité des bryophytes
Le processus de fragmentation de l'habitat est l'un des principaux facteurs de perte de biodiversité dans le monde. Une conséquence de ce processus est une modification de la configuration du paysage, avec des effets sur la biodiversité qui pourraient être différents du processus de rupture de l'habitat. La forêt boréale du Québec a expérimenté la fragmentation par des perturbations anthropiques et naturelles qui peuvent mettre en péril sa stabilité et sa résilience. Les bryophytes (hépatiques et mousses) sont l'une des principales composantes biologiques de cette forêt occupant une grande variété de microhabitats. En raison de leur sensibilité aux changements environnementaux, ils constituent un groupe d'étude idéal pour évaluer la fragmentation de l'habitat (FH). De cette façon, les objectifs de cette étude sont 1) d'évaluer l'effet de FH sur la diversité des bryophytes (α et β) et leur composition communautaire, et 2) de savoir quelles caractéristiques de configuration et de composition du paysage influencent les modèles de diversité et l'assemblage communautaire. Pour ce faire, une centaine de paysages présentant un gradient de conditions (y compris la variation de la composition des espèces d'arbres, l'âge et la taille de leurs peuplements forestiers) seront analysés. Les résultats préliminaires montrent une variation de la diversité alpha et bêta des peuplements forestiers à partir des paysages étudiés. Cette variation de la diversité des bryophytes pourrait s'expliquer par des différences dans la quantité d'habitats, la qualité des peuplements et leur disposition spatiale dans les paysages. Cette étude améliorera les connaissances d'EC en tenant compte d'une vision intégrale de la configuration paysagère de la forêt boréale. Finalement, cette recherche fournira des informations sur la façon dont la configuration du paysage pourrait contribuer à maintenir la biodiversité et la qualité de la forêt, aspects importants dans le contexte de la gestion durable des forêts au Québec.

Français

Mots-clés: écologie forestière, aménagement, quantité d'habitat, configuration du paysage, plantes non vasculaires.

Sanghyun Kim
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 21

17 - Do Partial Harvests Promote Regeneration and Microbiome of Black Spruce Stands?
Partial harvests are considered as promising alternatives to clearcutting system to integrate ecological, economical, and social objectives into silvicultural planning. Logging activity alters habitat conditions for plant and microbial communities in the understory and consequently influences ecosystem processes such as nutrient cycling. Even with their major implication for forest management, little is known of overstory retention levels that promote regeneration and microbiome in boreal forests. Thus, it is crucial to understand their driving factors as whole to gain knowledge of the ecological dynamics. The aim of this project is to evaluate effects of partial harvests (45-80% of basal area removal) on regeneration and microbiome in natural even-aged black spruce (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) stands 18 years after silvicultural intervention. Six silvicultural treatments (clearcut, seed-tree, three variants of shelterwood, unmanaged) were established by Canadian Forest Service in Monts-Valin and North Shore regions of Quebec. First, we will analyze effects of the silvicultural treatments on seedling growth and density and their driving factors such as water stress, soil properties, solar radiation, and competition among conifer, shrub and deciduous trees. Second, effects of the silvicultural treatments on soil microbiome will be studied by applying state of the DNA metabarcoding techniques and soil chemical analyses. Third, impacts of climate change on seed germination and seedling growth in forest and biofertilized soils of the silvicultural treatments will be conducted with the four native plant species in a novel greenhouse experiment simulating partial harvest conditions. We expect that uniform shelterwood systems will be an efficient silvicultural alternative to clearcutting for regeneration and microbiome by diversifying microhabitats in black spruce boreal forests. Understanding the dynamics at younger and older black spruce stands of Canadian boreal ecosystems will help us to make better decisions for sustainable forest management goals in the context of climate change.

Mots-clés: sylviculture, biodiversité, Biodiversity, Biofertilizer, Boreal forest, Climate change, Conifer regeneration, Ecosystem-based management, Metagenomics, Partial cutting, Picea mariana, Uniform shelterwood systems

Janie Lavoie
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAC)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 22

18 - What happens with the seedling during spruce budworm outbreaks?
As the main defoliator in North American boreal forest, spruce budworm has major ecological and economic implications in forest management. For this reason, many researches studied the effects of this insect on mature stands were performed, while seedling defoliation continue being an understudied subject. Therefore, a large area of Canadian boreal forest is at young stage caused by the intensive exploitation practices during the last decades. Thus, it is priority to better understand the vulnerability of regeneration during SBW outbreak. The aim of the study is to evaluate seedling (black spruce and balsam fir) defoliation between two harvesting method (clearcutting and partial cutting) in two type of mature forests (pure black spruce and black spruce and balsam fir mixed stands). The experimental design was established in 20 study sites located in the North Shore, where cumulative defoliation, height and location were measured for each seedling. The defoliation of seedlings was compared among species, height and location. Our result revealed that the defoliation of black spruce seedling was more than 3x higher in clearcutting areas (24%) than in partial cutting stands (8%). Defoliation of balsam fir seedling was 2x higher in clearcutting (42%) than in partial cutting stands (20%). Mature stand dominated by black spruce had 2x less of seedling defoliation (10% and 29%, for black spruce and balsam fir seedlings respectively) than mature mixed stand (23 % and 47% for black spruce and balsam fir seedlings respectively). Moreover, we demonstrated how the level of defoliation increased with seedling height, as well as the influence of spatial position on seedling defoliation. Showing the influence of harvesting methods on seedling defoliation, our results could be used in forest management strategies to select harvesting method reducing seedling vulnerability to defoliation, specially, under climate change where insect outbreaks are expected to become more severe and frequent.

Mots-clés: aménagement, sylviculture, balsam fir, black spruce, clearcutting, forest damages, forest management, harvesting methods, partial cutting, regeneration, sustainable

Louis-Philippe Ménard
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université Laval)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 23

19 - Matinuetau minashkuau - Partageons la forêt
L’Innu-aitun peut être défini comme l’ensemble des activités associées à la culture, au mode de vie et aux valeurs, que les Innus pratiquent en lien avec leur territoire ancestral. Il est à la base de l’identité innue et est fortement lié aux ressources naturelles présentes sur le territoire. L’aménagement forestier peut avoir des impacts importants sur cet élément et, présentement, les aménagistes ne parviennent pas à intégrer adéquatement l’ensemble des besoins de la communauté innue de Pessamit en lien avec l’Innu-aitun, dans la planification forestière. Mais, comment peut-on s’y prendre pour pratiquer une gestion intégrée des ressources qui permet le maintien de l’Innu-aitun, sur le territoire ancestral des Pessamiulnuat? Pour répondre à cette question, nous aurons pour premier objectif d’identifier les concepts autochtones ayant déjà été développés pour la conservation des ressources naturelles au Canada. Pour cela, nous ferons une revue exploratoire de la littérature ainsi que des entrevues avec des informateurs clés. Notre deuxième objectif sera de circonscrire les intérêts, valeurs et besoins liés à la pratique de l’Innu-aitun en explorant le concept d’E nutshemiu itenitakuat (c.-à-d. d’ambiance forestière). Pour ce faire, nous effectuerons des entretiens de groupes avec des familles de Pessamiulnuat pour comprendre comment elles interagissent avec leur territoire. Notre troisième objectif consistera à identifier des principes d’aménagement forestier qui maintiennent ou favorisent l’Innu-aitun. Pour l’atteindre, nous formerons des groupes de travail avec des Pessamiulnuat et des professionnels de la communauté pour tenter d’identifier des principes d’aménagement en nous basant sur les informations recueillies tout au long de l’étude. À la fin de ce projet, nous visons à obtenir un outil conçu à partir de la vision de la communauté de Pessamit et permettant de planifier une foresterie qui maintien ou favorise la pratique de l’Innu-aitun sur le territoire ancestral.

Mots-clés: foresterie sociale, aménagement, Autochtones, Innus, Pessamit, Nitassinan, foresterie, aménagement durable, réconciliation, résurgence

Orane Mordacq
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 24

20 - Les arbres sont-ils influencés par leurs voisins pour la chute de leurs feuilles ?
La diversité est un déterminant majeur de la dynamique et du fonctionnement des écosystèmes. Les études BEF (Biodiversité et Fonctionnement des Écosystèmes) mettent généralement en avant un effet positif de la diversité fonctionnelle sur certains processus écosystémiques des forêts, comme la productivité ou le recyclage des nutriments. Néanmoins, les connaissances actuelles suggèrent que certains mécanismes importants de cet effet sont encore méconnus, notamment parce que la dynamique temporelle des interactions biotiques est difficile à considérer. Le voisinage exerce une influence importante sur certains mécanismes qui impacte l’interception de la lumière, une des ressources les plus limitantes en forêt, notamment par l’arrangement spatial de la canopée ou le fonctionnement photosynthétique des feuilles. Cependant, peu d’étude s’intéresse à l’aspect temporel de l’interception de la lumière en lien avec le voisinage en forêt. L’objectif de cette étude est de déterminer si la diversité fonctionnelle autour d’un individu peut retarder sa sénescence (la chute de ses feuilles). Ce décalage permettrait à l’individu d’accéder plus longtemps à la lumière et de réduire l’effet de la compétition. On s’attend à des différences dans la réponse à l’effet de la diversité sur la sénescence qui dépend de la capacité plastique des espèces dans leurs phénologies automnales. À l’automne 2020, nous avons suivi la sénescence pour 19 espèces d’arbres dans une plantation expérimentale d’arbres du réseau IDENT (Sainte-Anne-de-Bellevue [Québec] Canada). Cette expérimentation présente des placettes avec différents mélanges d’espèces et un gradient de diversité fonctionnelle. Pour étudier la phénologie, nous avons utilisé les méthodes du suivi visuel des stades par individu, de l’indice de surface foliaire par placette ainsi que de la réflectance des cimes à l’aide d’un drone et d’une caméra multispectrale. Certains résultats préliminaires semblent montrer un effet de complémentarité dans la présence des feuilles au sein de certains arrangements forestiers.

Mots-clés: écologie forestière, biodiversité, sénescence foliaire, variabilité intraspécifique, interaction biotique, télédétection, forêt expérimentale, IDENT

Mônica Moreno Gabira
Étudiant(e) au doctorat (Université Fédérale du Parana - Brésil)


Autres auteurs

  • Miguel Montoro Girona (CEF, UQAT)
  • Natalia Saudade de Aguiar (Université Fédérale du Parana - Brésil)
  • Manoela Mendes Duarte (Université Fédérale du Parana - Brésil)
  • Ivar Wendling (Embrapa Florestas - Brésil)
  • Mebarek Lamara (CEF, UQAT)
  • yves Bergeron (CEF, UQAT)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 25

21 - Étude de la vulnérabilité d’une espèce emblématique face aux changement climatiques: yerba mate
La « yerba mate » est une espèce emblématique de la Forêt Ombrophile Mixte, une formation forestière de l’Amérique du Sud. Le changement climatique a apporté des conséquences visibles dans les régions d’occurrence de cette espèce. L’objectif principal a été d’évaluer la vulnérabilité de la yerba mate face aux changements climatiques. Pour ce faire, nous avons étudié les dommages au niveau morphologique et physiologique des plantes soumises à différentes intensités de sécheresse, soit la principale conséquence du changement climatique attendu dans sa région d’occurrence. L’expérience a eu 4 clones de yerba mate (Yari, Aupaba, BRS408 et EC40) soumis à 4 niveaux de sécheresse (40, 60, 80 et 100% de la capacité de rétention d’eau du sol) pendant 60 jours. Nous avons évalué la hauteur, le diamètre ainsi que la production de biomasse aérienne et racinaire avant et après l’application des traitements. Après 60 jours, la hauteur et le diamètre des plants ont atteint un maximum de 33,7 cm et 5,44 mm respectivement pour les semis du clone Yari, se démarquant du fait même par rapport aux autres. Parmi les variables analysées, l'accumulation de biomasse aérienne et racinaire a été la plus affectée par le déficit hydrique. Les semis du clone BRS408 ont montré les moyennes les plus basses pour ces variables au niveau de 40% de la capacité de rétention du sol, avec 3,16g et 4,54g respectivement. Nos résultats ont démontré différentes réponses des clones au stress hydrique, indiquant qu'il existe une variabilité entre eux par rapport à la capacité de s'établir sur le terrain dans des conditions défavorables. Ces différences doivent être prises en compte lors de la création des plantations pour restaurer les zones où la yerba mate est présente.

The yerba mate (Ilex paraguariensis) is an iconic species of the Mixed Rain Forest, a forest formation of South America. Climate change has had visible consequences in the regions of occurrence of this species. The main objective was to assess the vulnerability of yerba mate to climate change. To do this, we studied the damage at the morphological and physiological level of plants subjected to different drought intensities, the main consequence of climate change expected in its region of occurrence. The experiment had 4 yerba mate clones (Yari, Aupaba, BRS408, and EC40) subjected to 4 levels of drought (40, 60, 80, and 100 % of the soil's water-holding capacity) for 60 days. We evaluated the height, diameter, and production of shoot and root biomass before and after application of the treatments. After 60 days, the height and diameter of plants reached a maximum of 33.7 and 0.5 cm, respectively, for the seedlings of the Yari clone, which stood out from the rest. Among the variables, the accumulation of shoot and root biomass was the most affected by water deficit. Seedlings of the BRS408 clone showed the lowest averages for these variables at 40 % soil water-holding capacity, with 3.16 and 4.54 g, respectively. Our results demonstrated different responses of the clones to water stress, indicating that there is variability between them with respect to the ability to establish in the field under adverse conditions. These differences should be taken into account when creating plantings to restore areas where yerba mate is present.

Mots-clés: sylviculture, développement durable, forêt subtropicale, semis forestiers, yerba mate

Claudio Mura
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAC)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 26

22 - Phenology and frost resistance in sugar maple populations and implications in a context of climate change
Sugar maple ("Acer saccharum" Marsh.) is a tree species native to eastern North America, with a wide distribution and a great ecological, social and economic importance for Canada. Because of the ongoing climate warming, sugar maple populations could be unable to match the new environmental conditions. A changing climate could indeed interfere with the synchronization of the annual cycle of growth and dormancy (namely phenology), creating a mismatch between tree growth responses and environmental conditions which could lead to substantial damages; a typical example is an early flushing in the spring leaving growing tissues exposed to late frost. Thus, there is a need to understand the ecophysiology and ecology of the species, in order to select populations with the highest chances to survive under the new growing conditions. In this poster, I present the outline of my PhD research project. The aim is to quantify variations of phenological traits between sugar maple provenances by comparing saplings growing in two common gardens established at the northern limit (Chicoutimi, QC) and within (Ripon, QC) the current distribution. By a combination of field measurements and destructive sampling, we will be able to define annual patterns of phenology and frost hardiness in each provenance. We hypothesize that populations growing in northern and colder sites will show less plasticity in frost resistance and bud phenology. We expect them to reach higher levels of frost hardiness and to have higher chilling requirements, but to be more responsive to spring temperatures once these requirements are fulfilled. This knowledge will provide useful guidance to face the challenge of forestry management in a changing world, and could help strategies such as assisted migration, if properly implemented, in promoting species adaptation to warming conditions.

Mots-clés: écophysiologie, écologie forestière, Climate change; Plasticity; Common garden

Marion Noualhaguet
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 27

23 - Sylviculture et Aménagement Forestier Ecosystémique, il s’en passe des choses en 20ans.
Longtemps appliquées, les pratiques de récoltes intensives, comme la coupe totale (CT), laissent place aujourd’hui à une variété de méthodes de récolte, comme les coupes partielles (CP), permettant de conserver à l’échelle des territoires aménagés des peuplements appartenant à une vaste gamme de composition et de structure que la CT. Alors que la CT vise à mettre en place des peuplements équiennes, la CP est utilisée pour favoriser des éléments associés à la résilience forestière (structure irrégulière, legs biologiques comme le bois mort). Le projet de recherche SAFE (Sylviculture et Aménagement Forestier Écosystémique) a été conçu pour tester les effets de différentes intensités de coupes sur des peuplements de début, mi et fin de succession en forêt boréale mixte. Depuis l’initiation du projet en 1998, des suivis de la structure et de la composition des peuplements et des caractéristiques et facteurs d’habitats (température, nutriments du sol, bois morts) ont été réalisés. Vingt ans plus tard, nous continuons les suivis. L’objectif étant de déterminer les impacts à moyen terme des différents traitements de coupe sur la biodiversité, les fonctions écosystémiques et la productivité forestière. L’évolution de la surface terrière des arbres et l’abondance des tiges a été analysée espèce par espèce, selon le stade de succession des peuplements, des traitements et du temps écoulé depuis leur application. Au niveau de la surface terrière des arbres, nous constatons dans l’ensemble une meilleure repousse des feuillues comparée aux résineux. Et une meilleure repousse dans les traitements de moindres intensités appliquées dans les plus jeunes peuplements. Ce même schéma s’applique au niveau de l’abondance des tiges. Ainsi les traitements de CP, comparés aux traitements de CT, ont des effets qui s’estompent plus rapidement dans le temps (selon l’espèce, 20 ans peuvent suffirent) voire des effets négligeables dès le départ.

Mots-clés: aménagement, écologie forestière

Judicaël Osse
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 28

24 - Prédire la propagation des épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette dans un contexte de changement climatique
Les changements climatiques ont des répercussions notables sur les écosystèmes forestiers en induisant de l'allongement des saisons ainsi que la modification des aires de répartition des espèces. Dans les forêts boréales, on en sait beaucoup sur l'influence des facteurs biotiques et abiotiques sur les éruptions de populations de tordeuses de bougeons de l’épinette (TBÉ, Choristoneura fumiferana). De récentes études suggèrent que le réchauffement climatique synchroniserait davantage l’émergence des larves de TBÉ et des bourgeons d’épinette noire. Ceci accentuerait la défoliation et par conséquent la sévérité de l’épidémie dans les prochaines années. L’adaptation, la mitigation et la prédiction des impacts des changements climatiques représentent donc le plus grand défi de la forêt boréale. Par ailleurs, le développement des modèles dans l’optique de prédire la propagation de TBÉ devient une priorité dans l’avenir. Ceux existants prennent souvent en compte les données climatiques et ou la structure forestière pour expliquer la présence ou absence de la TBÉ ou encore la durée des épidémies. Or, la TBÉ est intégrée dans un réseau trophique complexe. Les interactions entre les niveaux trophiques ainsi que les conditions météorologiques et la structure de la forêt jouent un rôle clé dans la dynamique de ses populations. L’objectif principale de notre projet doctoral est de développer un modèle prédictif de la dynamique spatiotemporelle de la propagation de la TBÉ, capable d’intégrer plusieurs sources de données telles que la structure des peuplements, la biodiversité et la répartition des espèces hôtes de la TBÉ et qui permet de simuler des périodes épidémiques ainsi que leur impact sur la composition des peuplements forestières selon différents scénarios de changements. Les résultats de notre projet doctoral constitueraient un outil d’aide important pour la forêt boréale. Ils vont faciliter l’identification des régions vulnérables et assisteront donc au déploiement de mesures préventives.

Mots-clés: écologie forestière, dynamique spatio-temporelle, écologie du paysage, épidémies d’insectes, modélisation, projections écologiques

Meghana Paranjape
Étudiant(e) au doctorat (CEF, Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs

  • Jérôme Théau (Université de Sherbrooke)
  • Richard A. Fournier (CEF, Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke)
  • Lucien Poncelet (Liège Université, Gembloux Agro-Bio Tech)
  • Mathieu Varin (Centre d'enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy (CERFO))
  • Simon Magnan (Ministère de l'environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MELCC))
  • Daniel Blais (Ministère de l'environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MELCC))


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 29

25 - Conception d’un indice de suivi de l’état des écosystèmes riverains pour le Québec méridional : approche générale et résultats préliminaires
Les écosystèmes riverains sont d’importants écotones qui remplissent de nombreuses fonctions écologiques. Leur cartographie et le suivi de leur état sont nécessaires pour leur gestion et leur conservation. L’objectif général de ce projet est de développer un Indice de Suivi de l’État des Écosystèmes Riverains (ISÉÉR) pour le Québec méridional, à partir de données géospatiales. Trois objectifs spécifiques ont été définis : (i) développer une approche de délimitation des écosystèmes riverains selon leurs dimensions longitudinales et latérales (ii) déterminer les métriques les plus adaptées pour mesurer l’intégrité des écosystèmes riverains par les fonctions écologiques principales tirées de données géospatiales et (iii) combiner les métriques en un indice de suivi de l’état des écosystèmes riverains (ISÉÉR) et le cartographier à plusieurs échelles afin de faciliter leurs gestion et leurs suivis. L’approche générale visée sera présentée avec des résultats préliminaires. D’abord, les Unités Riveraines Écologiquement Cohérentes (UREC) ont été développées en délimitant les dimensions longitudinales et latérales de façon hydrogéomorphologiquement cohérente. Des modèles hydrographiques ont été utilisés pour délimiter la dimension latérale, alors que la délimitation de la dimension longitudinale se base sur les Unités Écologique Aquatique (UEA). Une échelle plus grossière d’UREC est prévues afin d’obtenir deux échelles d’analyses. Ensuite, les métriques les plus adaptées pour mesurer l’intégrité des ER sont tirées de la littérature et sélectionnées selon 3 critères : (1) la métrique est mesurable avec des données géospatiales (2) les métriques ne sont pas corrélées entre elles et (3) la métrique est régulièrement citée dans la littérature. Ces métriques permettront d’estimer les fonctions écologiques. Finalement, à l’aide d’un sondage d’experts, des poids seront attribués aux fonctions écologiques selon des regroupements d’unités spatiales avec des caractéristiques similaires. Les poids et les fonctions écologiques seront combinés dans l’ISÉÉR. Plusieurs scénarios d’ISÉÉR sont anticipés selon l’intérêt des différents participants au sondage.

Mots-clés: Géomatique, Indice, Écosystèmes Riverains

Pascale Benoit
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAC)


Autres auteurs

  • Annie Deslaurier (CEF, UQAC)
  • Nathalie Isabel (Ressources naturelles Canada, CFL)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 3

26 - Effet combiné de la défoliation et de la température sur l’allocation des sucres aux bourgeons
Dans un contexte d’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette et de changements climatiques, la compréhension de la physiologie du débourrement des conifères revêt une grande importance pour préserver la forêt boréale. Actuellement, les modèles de prévision de la date de débourrement se basent uniquement sur les facteurs climatiques. Cependant d’autres facteurs influencent la physiologie des arbres. En effet, l’allocation du carbone peut aussi moduler le moment et la vitesse d’ouverture des bourgeons. Ce projet d’étude porte sur l’influence d’une élévation de température de 2°C, d’une défoliation par la tordeuse des bourgeons de l’épinette et de la provenance des espèces sur le débourrement du sapin baumier et de l’épinette noire afin d’observer leur effet sur l’allocation des sucres et la physiologie des bourgeons. Les résultats de cette étude, couplés aux données climatiques et aux différents traitements des arbres, pourront contribuer à améliorer les modèles de prédictions du débourrement des bourgeons des conifères et servir dans le cadre de la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. De plus, ces informations pourront aussi améliorer la sélection d’arbres mieux préparés aux changements climatiques et dont la phénologie désynchronisée avec les défoliateurs.

In a context of spruce budworm epidemics and climate change, understanding the physiology of coniferous bud break-up is of great importance in preserving the boreal forest. Currently, the models for prediction of the bud break date are based solely on climatic factors. However, other factors influence tree physiology. Carbon allocation can also modulate the timing and speed of bud opening. This study project focuses on the influence of a temperature rise of 2°C, defoliation by spruce budworm and species provenance on balsam fir and black spruce bud break to observe their effect on sugar allocation and bud physiology. The results of this study, coupled with climatic data and different tree treatments, may contribute to improving prediction models of bud break in conifers and may be used in the control of spruce budworm. In addition, this information will also improve the selection of trees that are better prepared for climate change and whose phenology is out of sync with defoliators.

Mots-clés: écophysiologie, Phénologie, débourrement, bourgeons, allocation des carbones

Mamitiana Arielle Rasoanaivo
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQO, ISFORT (Institut des Sciences de la Forêt Tempérée))


Autres auteurs

  • Philippe Nolet (UQO - ISFORT (Institut des Sciences de la Forêt Tempérée))
  • Audrey Maheu (CEF, UQO, ISFORT)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 30

27 - L’envahissement par le hêtre dans les érablières accroît-il la compétition pour les ressources hydriques ?
L’évolution actuelle et les projections futures du climat du Québec indiquent un risque accru de sécheresse dans le Sud du Québec. Les peuplements forestiers sont exposés à des stress hydriques induits par les changements climatiques, ce qui favorisent la compétition des arbres pour les ressources en eau. La réduction de la densité par l’éclaircie permet de limiter cette compétition et d’améliorer la réponse des arbres face à la sécheresse. Cependant, l’ouverture de la canopée est l’une des nombreuses causes de la formation de végétations récalcitrantes de sous-bois. Dans les érablières du Québec, l’ouverture de la canopée par ces coupes de jardinage est souvent liée à la formation de végétations récalcitrantes de sous-bois telles que le hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia). Cette coexistence du hêtre et de l’érable à sucre (Acer saccharum) entraine, certes une modification de structure et de composition dans les érablières, mais elle affecte également le bilan hydrique du peuplement. Ainsi, l’objectif principal de ce projet est de comprendre les effets de cette strate arbustive de hêtre sur le bilan hydrique des peuplements de feuillus tolérants ayant subi une coupe de jardinage. Les impacts de l’envahissement par le hêtre sur le bilan hydrique s’expliquent soit par exploitation en période sèche, soit par interférence en période humide. L’étude s’est déroulée dans les érablières de la Réserve de Kenauk au niveau de 6 sites dont 3 envahis par le hêtre et 3 non envahis. Pour chaque site, un inventaire forestier a été réalisé et les flux hydriques mesurés sont la transpiration et l’interception. Étant une variable clé du bilan hydrique d’un peuplement, la surface foliaire a également été mesurée. L’évolution de l’analyse des données, qui est en cours, indique qu’il y a un effet de l’envahissement par le hêtre sur la transpiration des arbres mesurés.

Mots-clés: écologie forestière, Écohydrologie, envahissement par le hêtre, compétition, transpiration, interception

Samuel Robin
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 31

28 - Quels seront les impacts des changements climatiques sur la germination et l’établissement de la régénération des espèces boréales?
Les changements climatiques amènent de grandes pressions sur l’équilibre des écosystèmes, où l’on prévoit une augmentation de température de 4°C à 11°C d’ici l’année 2100. Les procédés physiologiques des arbres boréaux seront bouleversés, car le rythme d’adaptation peine à suivre la vitesse des changements climatiques. Des études sur la capacité de régénération des espèces boréales sous l’effet d’un réchauffement climatique deviennent donc pertinentes pour adapter les stratégies d’aménagement de nos forêts dans l’avenir. L’objectif de ce projet consiste à évaluer les effets de l’augmentation de la température prédite pour le prochain siècle sur la régénération des arbres boréaux, particulièrement en ce qui attrait leur germination et leur établissement. Notre recherche inclura 8 espèces, soit "Pinus banksiana", "Betula papyrifera", "Populus tremuloides", "Abies balsamea", "Picea glauca", "Picea mariana", "Larix laricina" et "Thuja occidentalis". Nous nous attendons qu’une température de germination élevée devrait produire des semis mieux adaptés à de fortes températures durant leur croissance, comparativement à des semis résultant de températures de germination plus froides. Pour se faire, des expériences composées de 4 simulations de température pour la germination (14°C, 18°C, 22°C et 26°C) et de 3 simulations de température pour l’établissement (16°C, 22°C et 28°C) représentant les scénarios de changements climatiques du prochain siècle seront effectuées dans des chambres de croissance. Nous évaluerons le taux de germination, le taux de viabilité de semences, la vitesse de germination ainsi que le rythme de croissance des semis. Cette expérimentation permettra de mettre en évidence la relation entre la température de germination et le développement des semis à différentes températures représentant les changements climatiques pour identifier les limites de chaque espèce à l’étude. Ces connaissances seront essentielles pour mieux estimer la vulnérabilité et la résilience de nos forêts face aux changements climatiques, ainsi que pour adapter l’aménagement forestier dans les prochaines années.

Mots-clés: écophysiologie, écologie forestière, changements climatiques, expérience contrôlée, semences, semis

Luca Romanini
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs

  • Richard Fournier (CEF, Université de Sherbrooke)
  • Osvaldo Valeria (CEF, UQAT)
  • Yacine Bouroubi (Département de géomatique appliquée, Université de Sherbrooke)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 32

29 - L’apprentissage profond pour la classification des milieux humides à partir d’images optiques, LiDAR et SAR
Les milieux humides sont des écosystèmes qui apportent une multitude d’avantages écologiques et socioéconomiques. Cependant, ils subissent une forte pression anthropique en plus d’être vulnérables aux changements climatiques. Une cartographie précise et actualisée de ces milieux est donc nécessaire afin d’en faire le suivi et d’en assurer la protection. Les milieux humides sont des écosystèmes difficiles à cartographier avec précision parce qu’ils ont une grande variabilité temporelle et chaque classe est très variable ce qui mène à de fréquentes confusions inter- et intra-classe. Dans l’optique d’améliorer les cartographies existantes des milieux humides, nous proposons une méthodologie reposant sur l’apprentissage profond et les données multi-sources d’observation de la Terre. Une architecture de type réseau de neurones « entièrement convolutionnel » sera utilisée afin de produire une segmentation sémantique de la région des basses-terres du Saint-Laurent. L’approche intègrera trois sources de données : optique, radar et LiDAR. La méthodologie proposée comporte trois étapes principales. La première consiste à préparer, uniformiser et aligner les différents types de données afin de les combiner et de les analyser simultanément. La deuxième étape comporte la mise en place, l’entraînement et l’optimisation de l’architecture d’apprentissage profond. La troisième étape consiste à valider les résultats des prédictions du modèle entraîné et à évaluer ses performances sur de nouveaux sites. L’utilisation de l’apprentissage profond devrait permettre la création automatisée de variables descriptives de « haut niveau » basées sur la combinaison de données multi-sources. La classification par apprentissage profond vise une meilleure discrimination des classes de milieux humides fréquemment confondues avec les méthodes de classification actuelles. De plus, une optimisation approfondie du modèle devrait faciliter sa réutilisation pour d’autres régions.

Mots-clés: milieux humides, cartographie, classification, apprentissage profond, optique, LiDAR, SAR

Hanxiong Song
Étudiant(e) au doctorat (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 33

30 - Integrating Agricultural Practices into the TRIPLEX-GHG Model for Simulating Global Cropland Nitrous Oxide Emissions: Model Development and Evaluation
Nitrous oxide (N2O), a powerful source for global warming and the destruction of stratospheric ozone, has been identified as a major biogenic greenhouse gas emitted from terrestrial ecosystems. Soil N2O emissions are mainly produced via microbially-mediated nitrification and denitrification processes which are highly controlled by multiple environment factors as well as human managements, direct and indirectly. It is difficult to simulate cropland N2O emission on a large scale as a result of large estimated uncertainties generated from model input information, description of model structures, and model parameterization. In order to better simulate magnitude of N2O emissions from global croplands, a new version of the process-based TRIPLEX-GHG model was developed by coupling the major agricultural practices including chemical and manure application, irrigation, harvest, and tillage etc. The coefficient of the NO3- consumption rate for denitrification (COEdNO3) was found to be the most sensitive parameter based on sensitivity analysis, and it was calibrated using field data from 39 observation sites across major croplands globally. The model performed well when simulating the magnitude of the daily N2O emissions and was able to capture the temporal patterns of the N2O emissions under different management practices. The calibrated COEdNO3 ranged from 0.01 to 0.05, and the continental means of the parameter were used for the model validation. The global validation compared the measured and modeled means of the daily N2O fluxes of 69 observation sites during the experiment periods and the results are highly consistent (R2 = 0.87, k = 0.86). Consequently, our model simulation results demonstrate that the new version of the TRIPLEX-GHG model can reliably simulate N2O emissions from various croplands at the global scale.

Mots-clés: écologie forestière, nitrous oxide, process-based model

Anoj Subedi
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 34

31 - The mystery of tree-rings regarding climate and insect outbreak interactions: A methodological challenge
Global change predictions indicate that effects on the forest ecosystems will be profound, and natural disturbances will increase in frequency and severity. Recognized as the most important defoliator of the North America, the impact of the spruce budworm (SBW) ("Choristoneura fumiferana") has major implications for the Boreal forest. With changing climate scenarios, the SBW outbreak is shifting in range and severity making boreal forest more vulnerable. However, methodological challenges remain in understanding such a complex interaction: climate and spruce budworm defoliation for improving our predictions in global change scenarios. Our goal is to reconstruct the spatiotemporal patterns and evaluate interaction effect of climate and SBW defoliation on black spruce ("Picea mariana") growth during the last century in Quebec. To this end, we will be relying on the largest dendrochronological database (> 800 sampling plots); from which approximately 4000 black-spruce stands that covers entire outbreaks period (age ≥ 100 years) will be selected and cross dated. To extract climate signals, a modeled climatic data will be used after removing the effect of age on the growth. A term in the model that are interactions of SBW effect and effect of climate variables on the tree growth will be included. Inverse distance weighted interpolation for the data related to the SPW outbreaks will be used to construct spatiotemporal patterns. We expect to identify the specific climatic variable that alters the effect of SBW on the defoliation and tree growth. The severity and the extension of impact of SBW, and its interaction with climate will be extracted. It will help to predict the impact of SBW on future climate scenarios to obtain a general trend in the range and severity of imminent outbreak periods, which is crucial for the planning and management of the forest in the face of climate change.

Mots-clés: aménagement, historique des perturbations, dendrochronology, ecological modelling, forest management, global change, natural disturbances

Pierre-Antoine Tremblay
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université de Sherbrooke)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 35

32 - Développement de SIG géodécisionnels web pour trois applications en foresterie
Dans les dernières années, une panoplie de nouvelles données sont apparues pour contribuer aux analyses de gestion du territoire forestier. Ces données offrent plus de choix, mais elles rendent aussi plus complexes le développement de méthodes cartographiques des forêts. Il existe actuellement plusieurs outils de cartographies web et de traitement d’information qui permettent aux forestiers de consulter des données (e.g. Forêt ouverte). Par contre, la plupart ne sont pas orientées pour l’aide à la prise de décisions. Il s’opère présentement un changement de paradigme dans la conception de SIG (système d’information géographique) web interactifs pour passer d’une cartographie consultative à une cartographie décisionnelle. L’objectif de notre projet vise à développer une structure de système SIG géodécisionnel cohérente sur une plateforme web compatible avec la prise de décision en aménagement forestier. La première étape consiste en la formalisation d’un cadre décisionnel en milieu forestier par identification des outils de structuration et de visualisation des données géospatiales efficaces. La deuxième étape implique la mise en œuvre de SIG géodécisionnels sur une plateforme web, grâce à des outils open-source. Trois applications distinctes seront développées, graduellement plus complexes, comme preuve de concept pour ces systèmes. Elles visent (i) à décrire le potentiel de régénération des forêts brûlées, (ii) la mise à niveau du réseau routier forestier dans une cartographie participative open-source (le Routard) et (iii) un outil de prédiction de la croissance des peuplements forestiers après perturbations (feu ou coupe forestière). Un tableau de bord interactif sera ajouté pour permettre à l’utilisateur de mieux naviguer avec les outils et en lui permettant une meilleure prise de décisions pour ces enjeux.

Mots-clés: Système géodécisionnel, Tableau de bord, SIG web, Open-source, Cartographie participative

Raphaël Turquin
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 36

33 - Étude de la diversité spécifique et de la diversité fonctionnelle de la flore de sous-bois 10 ans après une éclaircie commerciale
L’industrialisation de la foresterie à entraîner une forte diminution des vieilles forêts irrégulières-inéquiennes au profit de jeunes forêts équiennes et de plantations d’essence à plus haute valeur commerciale telle que l’épinette blanche (Picea glauca). Ces changements dans la structure et la composition des forêts du Bas Saint-Laurent affecte la flore de sous-bois et entraîne des écarts de composition spécifique et fonctionnelle entre les forêts naturelles et les plantations. Il est alors nécessaire de trouver de nouvelles méthodes sylvicoles afin de commencer la conversion structurale des plantations et tenter de rétablir les communautés floristiques. Afin d’estimer les effets des traitements de trouée et des éclaircies commerciales sur la flore de sous-bois, des inventaires floristiques ont été réalisé en 2010 et 2020 dans des forêts naturellement régénérées et des plantations d’épinettes blanche d’environ 40 ans. Les résultats préliminaires indiquent que 10 ans après l’éclaircie commerciale, une convergence de la composition spécifique de la flore de sous-bois est observable dans les sites peu productifs peu importe l’origine du site (naturelle ou plantation). À l’inverse, dans les sites productifs, la composition de la flore de sous-bois est plus variable, particulièrement dans les milieux ouverts (petite et grande trouée) où on observe une plus grande proportions d’espèces rudérales. Néanmoins, l’utilisation de petite trouée favorise la diversité floristique sans nuire aux espèces de forêt naturelles sensibles aux perturbations anthropiques. Aucune différence significative n’a été observé entre les différent types d’éclaircies commerciales. Également, des analyses temporelles de Beta diversité montrent que le traitement de grande trouée favorise le gain d’espèce contrairement aux milieux non ouvert. En conclusion, d’un point de vue spécifique, le rétablissement des communautés végétales est d’avantage observable dans les sites peu productifs et dans les milieux fermés. Des analyses de diversité fonctionnelle seront nécessaire afin de mieux évaluer l’intégrité des communautés floristiques à l’étude.

Mots-clés: biodiversité, écologie forestière, Flore de sous-bois, Conversion structurale, Suivi temporelle

Arnaud Benoit-Pépin
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 4

34 - Sur la route de l'autosuffisance : Estimer le risque de prédation du caribou forestier sur des structures linéaires naturelles et anthropiques en utilisant des caméras de surveillance
La dégradation de l’habitat est un des principaux facteurs expliquant le déclin des populations de caribou forestier à travers le Canada. En milieux forestiers, au Québec, cette dégradation est spécifiquement associée à l’aménagement forestier, entre autres par l’implantation d’un important réseau de chemins forestiers à l’échelle du paysage. Ce réseau favorise la distribution et le déplacement des prédateurs comme le loup gris et l’ours noir et altère la dynamique prédateur-proie dans l’habitat du caribou forestier. Ceci provoque une augmentation de la prédation, facteur proximal du déclin généralisé de l’espèce. Notre objectif est de quantifier et de comparer l’utilisation de structures linéaires naturelles et anthropiques par les prédateurs du caribou forestier (loup gris et ours noir) avec l’aide de caméras de surveillance. Nous pourrons ainsi estimer le risque de ces structures pour cette proie à l’intérieur du site faunique du caribou forestier de Val-d’Or (2160 km2). En appliquant une sélection aléatoire stratifier, nous avons disposé 32 points d’observation sur des chemins forestiers gravelés et 30 sur des chemins d’hiver, d’une largeur variant de 5 à 8 m, ainsi que 20 sur le milieu riverain. De ces trois types de structures linéaires, la probabilité d’utilisation ainsi qu’une intensité d’utilisation de prédateurs seront calculées. Nos hypothèses sont que la végétation, l’intensité de l’activité humaine et la disposition spatiale des structures linéaires forestières influenceront l’utilisation par les prédateurs et donc le risque de prédation pour leurs proies. Les retombées de ce projet visent à guider la prise de décision lors de la réalisation de plans de fermeture de chemins forestiers à l’aide de l’estimation d’un facteur de risque pour le caribou forestier permettant ainsi la maximisation des efforts de rétablissement.

Mots-clés: biologie de la conservation, faune, Structures linéaires, caméras de surveillance, probabilité d’utilisation, intensité d’utilisation, décommissions de chemins forestiers.

Julien Bilodeau-Colbert
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAM)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 5

35 - Plasticité de l’occupation spatiale du Grand Pic (Dryocopus pileatus) à l’échelle du domaine vital en forêt boréale mixte
Le Grand Pic est une espèce fortement associée aux forêts matures et est considéré comme étant à la fois une espèce-indicatrice et parapluie pour ce type d’habitat. Pour maintenir une haute biodiversité, il devient critique de comprendre les facteurs régissant l’occupation spatiale de l’habitat de cette espèce à l’échelle de son domaine vital pour adapter les pratiques d’aménagement forestier en conséquence. Au Québec, une seule étude datant de 1996 porte sur ce sujet, mais n’examine pas la portion boréale de l’aire de répartition de l’espèce. L’objectif de l’étude est donc d’évaluer comment cette espèce adapte les dimensions de son domaine vital en fonction de la disponibilité des ressources d’alimentation et de reproduction. Nous prévoyons que le Grand Pic répond à l’hétérogénéité du paysage de la forêt boréale en variant la configuration et la taille de son domaine vital en fonction de l’organisation spatiale du couvert forestier mature et âgé disponible. Pour ce faire, un inventaire systématique des arbres avec un diamètre à hauteur de poitrine (DHP) supérieur à 20 cm a été effectué dans des zones de 500 hectares autour de cinq nids situés dans des secteurs présentant différents degrés d’aménagement. Nous avons ensuite déterminé le potentiel de chacun des arbres pour l’alimentation et la nidification. Nos analyses ont révélé que le nombre d’opportunités d’alimentation était drastiquement plus faible dans les secteurs d’activité soumis à de plus hauts niveaux d’aménagement. Le nombre d’opportunités de nidification n’était cependant pas différent en fonction du degré d’aménagement, mais se limitait généralement aux arbres situés dans le même peuplement que l’arbre porteur de nid ou ceux à proximité. La présence de couples nicheurs dans des habitats limités en ressources alimentaires sous-tend un domaine vital sous-optimal de plus grande superficie. Cette hypothèses sera testée prochainement au moyen de balises GPS suivant des individus nicheurs.

The pileated woodpecker is a species strongly associated with mature and older forests and is considered to be both an indicator and umbrella species for this type of habitat. To maintain high biodiversity, it becomes critical to understand the factors governing spatial occupancy of habitat within the home range scale in order to adapt forest management practices accordingly. In Quebec, only one study dating from 1996 addresses this topic, but does not examine the boreal portion of the species' range. The objective of the study is therefore to evaluate how this species adapts the dimensions and configuration of its home range according to the availability of food and reproductive resources linked with the spatial organization of mature and old forests in the landscape. We anticipate that the pileated woodpecker may respond to the heterogeneity of the boreal forest landscape by opting for a home range with a more linear configuration associated with residual habitats in timber harvested landscapes. To this end, a systematic inventory of trees with a diameter at breast height (DBH) greater than 20 cm was carried out in areas of 500 hectares around five nests located in sectors with different levels of management. We then determined the feeding and nesting potential of each of the trees. Our analyses revealed that the number of feeding opportunities was drastically lower in areas with higher levels of forest management. However, the number of nesting opportunities did not differ with to the level of management, but was generally limited to trees located in the same stand as the nest or nearby. The presence of nesting pairs in habitats with limited food resources implies a larger sub-optimal home range. These hypotheses will soon be tested with GPS tracking of nesting birds.

Mots-clés: faune, aménagement, Adaptation, sélection d’habitats, réseau cavicole, hétérogénéité du paysage, télémétrie

Narimene Braham
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 6

36 - MODÉLISATION SPATIOTEMPORELLE DE LA REFERMETURE DE LA VÉGÉTATION DES CHEMINS FORESTIERS EN FORÊT BORÉALE
Les informations sur la structure de la végétation des chemins forestiers dans les territoires aménagés sont nécessaires pour l’évaluation et la mise à jour des statuts des chemins mais ces données sont souvent lacunaires. Notre objectif est de développer un modèle de rétablissement et de fermeture du couvert des chemins dans trois sites d’étude situé dans la forêt boréale du Québec en compilant des données issues du capteur LiDAR et des inventaires de terrain. Nous évaluons les hypothèses selon lesquelles l’intensité de la perturbation, indiquée par la classe fonctionnelle des chemins, influencerait la dynamique de la refermeture du couvert. Nous admettrons également que la refemeture est fonction du temps depuis la dernière perturbation majeure (construction ou entretien). Les informations sur la structure verticales et horizontale de la végétation seront intégrées à des covariables environnementales, topographiques et de perturbation. Pour les deux approches (LiDAR et Terrain), l’évaluation des prédicteurs de croissance permettrait de sélectionner des modèles et de les valider pour d’autres territoires. Le produit de la modélisation de la refemeture graduelle de la végétation permettrait la caractérisation des statuts des chemins et l'évaluation des attributs des habitats fauniques

Mots-clés: Chemins forestiers, LiDAR, Modélisation spatiale, Régénération, habitat faunique, entretien.

Baptiste Brault
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval)


Autres auteurs

  • Jean-Pierre Tremblay (CEF, Université Laval, Centre d'Étude Nordique)
  • Nelson Thiffault (Ressources naturelles Canada, CFL)
  • Alejandro A. Royo (USDA)
  • Steeve D. Côté (Centre d'Étude Nordique)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 7

37 - Succès des plantations de sapins baumiers sous de fortes pressions de broutement par le cerf de Virginie sur l'île d'Anticosti
Sur l’île d’Anticosti, la densité de cerfs de Virginie est élevée et le broutement sélectif, continu et intensif que subit le sapin baumier empêche la régénération naturelle des sapinières. La perte de ces peuplements représente une menace pour la biodiversité et l’activité économique de l’île. Pour favoriser la régénération des sapinières, un programme de plantation en enclos de gestion d’une durée de vie de 12-15 ans a été mis en place. C’est dans ce contexte de restauration d’habitat et de démantèlement d’enclos de gestion que s’inscrit ce projet dont l’objectif est de déterminer : (1) comment l’intensité du broutement et les espèces ligneuses concurrentes influencent de concert la croissance du sapin et (2) comment la localisation des plantations dans le paysage, la densité de la végétation et les espèces ligneuses avoisinantes influencent l’intensité de broutement. Pour ce faire, nous avons mesuré la croissance sur 8 ans de 114 sapins répartis dans deux enclos de gestion. Nous avons quantifié l’occurrence et l’intensité du broutement sur chacun des sapins en 2012 et 2020, soit avant et après le démantèlement des enclos. Nous avons aussi identifié les espèces ligneuses concurrentes et évalué leur densité. En lien avec le second objectif, nous mesurerons la distance qui sépare les sapins étudiés de la clôture ainsi que la présence de peuplements avoisinants à l’aide d’un système d’information géographique. Ce projet permettra de valider la capacité des plants mis en terre à restaurer la composition en sapin même après le retrait des clôtures qui les ont protégés du cerf pendant 12 à 15 ans. Ce projet permettra également de déterminer les facteurs de succès des plantations tout en renseignant l’utilisation d’enclos de gestion comme outil d’aménagement forestier et de restauration d’habitat.

In Anticosti Island, the density of white-tailed deer is high and the selective, continuous and intensive grazing of the balsam fir prevents the natural regeneration of the fir forests. The loss of these stands represents a threat to the biodiversity and economic activity of the island. To promote the regeneration of fir stands, a 12 to 15-year management enclosure planting program has been implemented. In this context of habitat restoration and the dismantling of management enclosures, the objective of this project is to determine : (1) how browsing intensity and competing woody species together influence fir growth, and (2) how the location of plantations in the landscape, vegetation density and neighbouring woody species influence browsing intensity. To do this, we measured the growth over 8 years of 114 firs in two management enclosures. We quantified the occurrence and intensity of browsing on each of the firs in 2012 and 2020, before and after the removal of the enclosures. We also identified competing woody species and assessed their density. In connection with the second objective, we will measure the distance between the firs studied and the fence as well as the presence of neighbouring stands using a geographic information system. This project will allow us to validate the ability of the planted plants to restore the fir composition even after the removal of the fences that protected them from deer for 12 to 15 years. This project will also determine the success factors for plantations while informing on the use of management enclosures as a forest management and habitat restoration tool.

Mots-clés: sylviculture, faune, Régénération, Restauration, Aménagement, Broutement, Sapin, Cerf

Léonie Carignan-Guillemette
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, Université Laval, MFFP)


Autres auteurs

  • Valérie Fournier (Université Laval)
  • Mathieu Bouchard (CEF, Université Laval)


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 8

38 - Influence de la composition floristique et du climat sur la diversité des pollinisateurs dans les coupes forestières
Les abeilles sauvages et les syrphes sont des pollinisateurs d’une grande importance. Au Québec, ils ont souvent été étudiés en milieu agricole, mais très peu en milieu forestier. Les interrogations sont nombreuses concernant l’effet du climat futur sur ces organismes alors que l'exploitation forestière modifie considérablement le paysage naturel. Ce projet vise l’acquisition de connaissances fondamentales sur l'assemblage des communautés, dans le but de tester nos hypothèses : (1) la diversité spécifique d’abeilles sauvages et de syrphes est inversement reliée à la latitude, et (2) l’abondance relative des différentes espèces est influencée par la disponibilité de différents types de fleurs, et ce indépendamment de la latitude. L’échantillonnage a été effectué dans 32 coupes totales réparties dans 3 domaines bioclimatiques adjacents. Des insectes ont été capturés à l’aide de pièges bols et un suivi de la végétation a été réalisé à l’aide d’une méthode point-intercept. Les données sont actuellement en analyse.

Mots-clés: biodiversité, écologie forestière, abeilles sauvages, syrphes, gradient climatique

Julia Cigana
Étudiant(e) à la maîtrise (CEF, UQAT, UQAR)


Autres auteurs


PDF disponible après le Colloque

Séance d'affiches - Salle aa - Affiche no. 9

39 - Dynamique d'une érablière à sucre nordique : comment la paléoécologie peut aider à mieux estimer l'effet des changements climatiques
En réponse au réchauffement climatique contemporain, on présume généralement que les espèces tempérées étendront leur aire de répartition vers de plus hautes latitudes. Cependant, dans l’est canadien, cette expansion pourrait être limitée par la matrice forestière actuelle dominée par les conifères, mais aussi par la présence des feux et de contraintes topographiques et/ou édaphiques. Dans ce contexte, l’étude des populations marginales situées à la marge froide des aires de répartition pourrait s’avérer fondamentale pour déterminer leur habilité à persister mais aussi pour anticiper la réponse rapide des espèces face aux changements climatiques. Dans l’Ouest du Québec, la limite septentrionale de l’érable à sucre ("Acer saccharum") se retrouve dans l’écotone de la forêt mixte qui représente l’interface entre la forêt tempérée et la forêt boréale. Des études paléoécologiques suggèrent une arrivée récente de cette espèce à cet écotone. Afin de valider cette hypothèse, l’objectif de cette étude est de caractériser la dynamique passée et contemporaine de l’érablière à sucre la plus nordique en Abitibi-Témiscamingue (érablière du ruisseau-Clinchamp) à l’échelle locale. Pour cela, une analyse macrofossile des charbons de bois du sol minéral et une analyse de la composition forestière actuelle sont réalisées sur une superficie de 4 km^2^ centrée sur l’érablière. Ces analyses nous permettront de statuer sur la dynamique des érablières nordiques afin de mettre en place des mesures d’aménagements forestiers durables qui tiennent compte des changements climatiques futurs.

Mots-clés: écologie forestière, "Acer saccharum" ; charbons de bois ; forêt mixte ; population marginale

********************************************************** *************************** FRQNT ************************ **********************************************************

Le CEF est un
regroupement stratégique du

********************************************************** *********************** Infolettre *********************** **********************************************************

Abonnez-vous à
l'Infolettre du CEF!

********************************************************** ***************** Pub - Colloque du CEF ****************** **********************************************************

********************************************************** ************* Écoles d'été et formation **************************** **********************************************************

Formations et Écoles d'été

********************************************************** ***************** Pub - Congrès Mycelium ****************** **********************************************************

Septembre 2021

********************************************************** ***************** Pub - IWTT ****************** **********************************************************

Reporté en 2021

**********************************************************

***************** Pub - Symphonies_Boreales ****************** **********************************************************

********************************************************** ***************** Boîte à trucs *************** **********************************************************

CEF-Référence
La référence vedette !

  • Voici une liste (clairement incomplète) des packages R axés sur l'écologie! N'hésitez pas à ajouter à la liste

Voir les autres...