Veilleux2016

Référence

Veilleux, J.-M. (2016) Enjeux et pistes de solution dans la conception d’un réseau écologique pour la ceinture verte de Montréal. Essai de maîtrise, Université du Québec à Montréal.

Résumé

Les écosystèmes produisent des services qui profitent aux humains (santé, sécurité, milieu de vie et relations sociales agréables, etc.). La protection de la biodiversité s’avère nécessaire au maintien de ceux-ci. Malheureusement, dans la Plaine du haut Saint-Laurent (PHSL) on constate une forte perte d’habitat causée par une surexploitation des ressources ligneuses, une agriculture intensive et une forte urbanisation. À cette perte d’habitat s'ajoute une fragmentation des populations d’espèces qui deviennent plus sensibles aux perturbations locales et donc susceptibles à la disparition locale. Une dynamique de métapopulation où il y a une constante colonisation des individus issus des îlots «sources» vers des îlots «puits» aide par contre ces populations à se stabiliser et à durer dans le temps. La connectivité entre les îlots résiduels de forêt s’avère donc essentielle aux espèces qui y vivent. Un réseau écologique est une solution mise de l’avant pour établir une telle connectivité. Celui-ci est doté de trois composantes : la zone de conservation, le corridor et la zone tampon. Le deuxième comporte plusieurs types (corridor pas-à-pas, corridor d’habitats, mosaïque d’habitats) et peut parfois créer des effets négatifs. Différentes méthodes de conception existent pour concevoir le réseau écologique de la Ceinture Verte de Montréal. Cet essai s’intéresse aux enjeux reliés aux différentes approches de conception d’un réseau écologique pour le territoire de la région naturelle de la PHSL afin de concrétiser la Ceinture Verte de Montréal et propose une solution face à ces enjeux. En premier lieu, il existe des méthodes dites plus «scientifiques» : Gonzalez et al.(2013) et de Gauthier (2014). L’une basée sur la modélisation et l’autre sur les inventaires terrains, ces deux méthodes n'intègrent pas dans leur démarche les choix et les contraintes qui émergent des réalités sociales, politiques et administratives du milieu. L’enjeu est donc la place laissée aux acteurs sociaux lors de la conception d’un réseau écologique. En deuxième lieu, il y a les méthodes dites de planification du «bas vers le haut» : Cormier et al. (2012) et la Trame verte et bleue de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM, 2012). Ces deux méthodes conçoivent le réseau écologique à partir des contraintes locales (sociopolitiques et biophysiques), mais comportent certaines faiblesses d'un point de vue scientifique. Le deuxième enjeu est donc l’adoption d’une approche de planification basée sur la connectivité fonctionnelle et une planification à l'échelle régionale. En guise de solution et pour résoudre ces deux enjeux, l’approche proposée par le Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec (CRECQ, 2014) structure en huit étapes le travail conjoint d’un groupe de concertation de membres de la communauté et d’un comité d’experts scientifiques et techniques. Au bout du compte, cet essai a démontré qu’une approche interdisciplinaire intégrant une démarche socioadministrative et scientifique était nécessaire pour concevoir un corridor écologique de manière complète et satisfaisante. De nouvelles critiques émergeront probablement à l’égard de l'approche du CRECQ au cours des prochaines années, mais elle restera une source importante d'inspiration.

Format EndNote

Vous pouvez importer cette référence dans EndNote.

Format BibTeX-CSV

Vous pouvez importer cette référence en format BibTeX-CSV.

Format BibTeX

Vous pouvez copier l'entrée BibTeX de cette référence ci-bas, ou l'importer directement dans un logiciel tel que JabRef .

@MASTERSTHESIS { Veilleux2016,
    TITLE = { Enjeux et pistes de solution dans la conception d’un réseau écologique pour la ceinture verte de Montréal. },
    AUTHOR = { Veilleux, J.-M. },
    SCHOOL = { Université du Québec à Montréal },
    YEAR = { 2016 },
    MONTH = { avril },
    NOTE = { CEFESSMAI, CEFTMS, Kneeshaw, D.D. and Drapeau, P. },
    TYPE = { essai },
    ABSTRACT = { Les écosystèmes produisent des services qui profitent aux humains (santé, sécurité, milieu de vie et relations sociales agréables, etc.). La protection de la biodiversité s’avère nécessaire au maintien de ceux-ci. Malheureusement, dans la Plaine du haut Saint-Laurent (PHSL) on constate une forte perte d’habitat causée par une surexploitation des ressources ligneuses, une agriculture intensive et une forte urbanisation. À cette perte d’habitat s'ajoute une fragmentation des populations d’espèces qui deviennent plus sensibles aux perturbations locales et donc susceptibles à la disparition locale. Une dynamique de métapopulation où il y a une constante colonisation des individus issus des îlots «sources» vers des îlots «puits» aide par contre ces populations à se stabiliser et à durer dans le temps. La connectivité entre les îlots résiduels de forêt s’avère donc essentielle aux espèces qui y vivent. Un réseau écologique est une solution mise de l’avant pour établir une telle connectivité. Celui-ci est doté de trois composantes : la zone de conservation, le corridor et la zone tampon. Le deuxième comporte plusieurs types (corridor pas-à-pas, corridor d’habitats, mosaïque d’habitats) et peut parfois créer des effets négatifs. Différentes méthodes de conception existent pour concevoir le réseau écologique de la Ceinture Verte de Montréal. Cet essai s’intéresse aux enjeux reliés aux différentes approches de conception d’un réseau écologique pour le territoire de la région naturelle de la PHSL afin de concrétiser la Ceinture Verte de Montréal et propose une solution face à ces enjeux. En premier lieu, il existe des méthodes dites plus «scientifiques» : Gonzalez et al.(2013) et de Gauthier (2014). L’une basée sur la modélisation et l’autre sur les inventaires terrains, ces deux méthodes n'intègrent pas dans leur démarche les choix et les contraintes qui émergent des réalités sociales, politiques et administratives du milieu. L’enjeu est donc la place laissée aux acteurs sociaux lors de la conception d’un réseau écologique. En deuxième lieu, il y a les méthodes dites de planification du «bas vers le haut» : Cormier et al. (2012) et la Trame verte et bleue de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM, 2012). Ces deux méthodes conçoivent le réseau écologique à partir des contraintes locales (sociopolitiques et biophysiques), mais comportent certaines faiblesses d'un point de vue scientifique. Le deuxième enjeu est donc l’adoption d’une approche de planification basée sur la connectivité fonctionnelle et une planification à l'échelle régionale. En guise de solution et pour résoudre ces deux enjeux, l’approche proposée par le Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec (CRECQ, 2014) structure en huit étapes le travail conjoint d’un groupe de concertation de membres de la communauté et d’un comité d’experts scientifiques et techniques. Au bout du compte, cet essai a démontré qu’une approche interdisciplinaire intégrant une démarche socioadministrative et scientifique était nécessaire pour concevoir un corridor écologique de manière complète et satisfaisante. De nouvelles critiques émergeront probablement à l’égard de l'approche du CRECQ au cours des prochaines années, mais elle restera une source importante d'inspiration. },
    OWNER = { DanielLesieur },
    TIMESTAMP = { 2017.02.02 },
}

********************************************************** ***************** Facebook Twitter *********************** **********************************************************

Abonnez-vous à
l'Infolettre du CEF!

********************************************************** ************* Écoles d'été et formation **************************** **********************************************************

Écoles d'été et formations

********************************************************** ***************** Pub - Symphonies_Boreales ****************** **********************************************************

********************************************************** ***************** Boîte à trucs *************** **********************************************************

CEF-Référence
La référence vedette !

Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

Voir les autres...