Huot2007

Référence

Huot, M. (2007) Le pic à dos noir (Picodes arcticus): colonisation des brûlis récents et étude de ses déplacements par l'analyse d'isotopes stables de l'hydrogène. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi. (URL )

Résumé

Les densités de Pics à dos noir sont largement plus élevées dans les forêts de conifères brûlées qu'en forêts non brûlées. Selon des études récentes, l'espèce pourrait dépendre d'un apport régulier de brûlis récents (i.e. < 5-6 ans) dans le paysage pour maintenir ses populations à des niveaux viables. Pour atteindre ces brûlis, l'espèce effectue sans doute des déplacements importants. Les seules mentions de ce genre de mouvements proviennent de l'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac (Québec) où l'on détecte annuellement d'importants déplacements automnaux de juvéniles mais peu de déplacements d'adultes. Ces observations suggèrent les hypothèses suivantes : 1) ce sont principalement les juvéniles qui coloniseront les brûlis récents; et 2) les déplacements des Pics à dos noir sont structurés selon l'âge des individus. Nous avons utilisé le deutérium contenu dans les plumes pour évaluer les distances parcourues annuellement (entre chaque période de mue). Le patron de mue particulier des pics, permet de déterminer l'âge et, selon cet âge, d'échantillonner des plumes d'âge différent sur le même individu. Nos résultats concordent avec la première hypothèse étant donné une différence dans la structure d'âge des pics entre les deux types d'habitats x2 = 9,43, df = 2, P = 0.0088, n = 186). Cependant, cette différence peut être principalement expliquée par un nombre élevé d'oiseaux de troisième année (TY) dans les brûlis. Ceci suggère qu'une part de la colonisation se déroule l'été même du feu par des individus dans leur deuxième année de vie (SY) et par la suite par des juvéniles nés l'année même du feu (automne et hiver). L'analyse d'isotopes stables d'hydrogène dans les plumes déjeunes encore au nid a révélé la présence d'un gradient latitudinal des isotopes de cet élément dans la région d'étude. Selon cette analyse, les SY (habitats confondus) semblent s'être déplacés au sud des lieux de naissance, pour atteindre les lieux de capture. Ce déplacement concorde avec les données provenant de l'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac, qui suggèrent un déplacement automnal de la part de juvéniles de l'année vers le sud. En ce qui concerne les adultes, les TY et les 4Y ont mué au sud de leur aire de distribution au Québec selon les résultats d'analyse isotopique. Cependant, ces résultats impliqueraient un déplacement majeur vers le nord du Québec entre 2003 et 2004, vers les lieux de capture de 2004. Nous croyons qu'un autre phénomène appelé «refroidissement évaporatif» pourrait avoir lieu chez les individus plus âgés capables de voler et de s'alimenter par eux-mêmes. Une différence de métabolisme pourrait être la cause de ces différences de ratios isotopiques entre plumes d'un même individu ou entre groupes d'individus, rendant l'interprétation des signatures isotopiques plus difficile. Quoique peu de femelles de quatre ans (4Y) aient été capturées, nous croyons qu'elles ont tendance à poursuivre leurs déplacements, au-delà de la première année, contrairement aux mâles qui seraient davantage philopatriques à une région (les valeurs SD des plumes nous indiquent une latitude probable) ou un territoire acquis.

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@MASTERSTHESIS { Huot2007,
    AUTHOR = { Huot, M. },
    TITLE = { Le pic à dos noir (Picodes arcticus): colonisation des brûlis récents et étude de ses déplacements par l'analyse d'isotopes stables de l'hydrogène },
    SCHOOL = { Université du Québec à Chicoutimi },
    YEAR = { 2007 },
    NOTE = { CEFTMS, Ibarzabal, J. },
    ABSTRACT = { Les densités de Pics à dos noir sont largement plus élevées dans les forêts de conifères brûlées qu'en forêts non brûlées. Selon des études récentes, l'espèce pourrait dépendre d'un apport régulier de brûlis récents (i.e. < 5-6 ans) dans le paysage pour maintenir ses populations à des niveaux viables. Pour atteindre ces brûlis, l'espèce effectue sans doute des déplacements importants. Les seules mentions de ce genre de mouvements proviennent de l'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac (Québec) où l'on détecte annuellement d'importants déplacements automnaux de juvéniles mais peu de déplacements d'adultes. Ces observations suggèrent les hypothèses suivantes : 1) ce sont principalement les juvéniles qui coloniseront les brûlis récents; et 2) les déplacements des Pics à dos noir sont structurés selon l'âge des individus. Nous avons utilisé le deutérium contenu dans les plumes pour évaluer les distances parcourues annuellement (entre chaque période de mue). Le patron de mue particulier des pics, permet de déterminer l'âge et, selon cet âge, d'échantillonner des plumes d'âge différent sur le même individu. Nos résultats concordent avec la première hypothèse étant donné une différence dans la structure d'âge des pics entre les deux types d'habitats x2 = 9,43, df = 2, P = 0.0088, n = 186). Cependant, cette différence peut être principalement expliquée par un nombre élevé d'oiseaux de troisième année (TY) dans les brûlis. Ceci suggère qu'une part de la colonisation se déroule l'été même du feu par des individus dans leur deuxième année de vie (SY) et par la suite par des juvéniles nés l'année même du feu (automne et hiver). L'analyse d'isotopes stables d'hydrogène dans les plumes déjeunes encore au nid a révélé la présence d'un gradient latitudinal des isotopes de cet élément dans la région d'étude. Selon cette analyse, les SY (habitats confondus) semblent s'être déplacés au sud des lieux de naissance, pour atteindre les lieux de capture. Ce déplacement concorde avec les données provenant de l'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac, qui suggèrent un déplacement automnal de la part de juvéniles de l'année vers le sud. En ce qui concerne les adultes, les TY et les 4Y ont mué au sud de leur aire de distribution au Québec selon les résultats d'analyse isotopique. Cependant, ces résultats impliqueraient un déplacement majeur vers le nord du Québec entre 2003 et 2004, vers les lieux de capture de 2004. Nous croyons qu'un autre phénomène appelé «refroidissement évaporatif» pourrait avoir lieu chez les individus plus âgés capables de voler et de s'alimenter par eux-mêmes. Une différence de métabolisme pourrait être la cause de ces différences de ratios isotopiques entre plumes d'un même individu ou entre groupes d'individus, rendant l'interprétation des signatures isotopiques plus difficile. Quoique peu de femelles de quatre ans (4Y) aient été capturées, nous croyons qu'elles ont tendance à poursuivre leurs déplacements, au-delà de la première année, contrairement aux mâles qui seraient davantage philopatriques à une région (les valeurs SD des plumes nous indiquent une latitude probable) ou un territoire acquis. },
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