Cea2011

Référence

Cea Roa, I. (2011) Effets des coupes partielles et à rétention variable sur la distancede débardage et les coûts de récolte. Étude de cas. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal. (URL )

Résumé

Il est admis que les coûts de récolte d'une coupe partielle sont plusimportants que la coupe totale ou la coupe avec protection de larégénération et des sols (CPRS). Cette prémisse limite certainementla pratique de la coupe partielle en forêt boréale et empêche l'obtentiondes avantages d'une foresterie plus fine qui répondrait à des objectifsde conservation tout en réduisant les coûts de récolte.Afin de tenir compte des variantes de la coupe partielle et de l'intégrationde la rétention des attributs dans les blocs de récolte, des ajustementsau calcul des coûts de récolte ont été proposés. Ceci implique deconsidérer différents éléments tels que la distribution des volumesdans les blocs de récolte, le prélèvement variable, la distributionet la position des obstacles et l'influence de ces variables surla distance de débardage. Ces éléments spatiaux et structuraux associésaux coupes partielles peuvent devenir très complexes, dépendammentdes objectifs de la rétention variable, et avoir pour conséquenceune estimation des coûts très onéreuse.Nous avons réalisé l'étude à partir des données issues du Réseau decoupes partielles de l'Abitibi (RCPA). Les sites sont situés au sudde Rouyn-Noranda et au nord de La Sarre. Les traitements sylvicolesappliqués ont été la coupe avec protection de la régénération etdes sols (CPRS), la coupe avec protection des petites tiges marchandes(CPPTM) et /ou la coupe partielle à rétention variable (CPRV).Les variables telles que la distance de débardage, la distributiondu volume et les coûts de récolte ont été analysées. D'abord, ladistance de débardage a été estimée et comparée selon trois méthodes: la numérisation des sentiers de débardage sur les photos aériennesaprès récolte, le format raster et la méthode traditionnelle. L'analysea permis de déterminer que les méthodes sont comparables, mais quela méthode raster est plus efficace pour intégrer la distributionet le prélèvement variable dans le contexte de coupes partielles.L'analyse des volumes du réseau RCPA a démontré que les volumes nese distribuaient pas de façon homogène à l'intérieur des blocs derécolte comme prévu dans l'ensemble des modèles d'estimation descoûts. En effet, 67,71% de la variation du volume s'explique parla variation à l'intérieur des blocs. Alors, afin d'intégrer cettevariabilité, nous avons incorporé la distribution du volume dansles blocs de récolte selon deux méthodes d'assignation. Cette incorporationa été réalisée à partir du volume obtenu des placettes d'échantillonpermanentes, assignés selon la photo-interprétation ou la méthoded'interpolation de Thiessen, afin d'obtenir un volume pondéré parleur zone d'influence. Nos résultats ont montré qu'il n'y avait pasde différence significative entre les méthodes d'assignation.Ensuite, la distance raster et l'assignation des volumes avec l'interpolationde Thiessen ont été combinées afin d'ajuster la distance de débardagequi tient compte de la forme et de la distribution du volume dansles blocs de récolte. Les résultats de cette analyse combinée ontmontré que la distance de débardage était sensible aux changementsde la distribution et du taux de prélèvement. Ainsi, l'analyse dela distance de débardage combinée a été intégrée à l'estimation descoûts de débardage et des coûts de récolte forestière. Les coûtsde débardage ($/m³) des secteurs d'étude varient de l'ordre de 10 en CPPTM si les éléments de rétention sont bien identifiés.L'estimation de distance de débardage combinée a été incorporée àla création de modèles simulés de récolte considérant différentespositions et concentrations du volume à l'intérieur d'un bloc derécolte, ainsi que différents pourcentages et configurations de larétention, pour un bloc de forme régulière, de 500 mètres de profondeuret de taille moyenne de 62 ha. Nos résultats montrent que la distancede débardage considérant tous ces éléments (volume, position, rétention)peut varier considérablement. La variation majeure s'a observé lorsques'a réalisé une rétention agglomérée de 40%. La position de la rétentiona affecté davantage la distance de débardage si elle est disposéedans les 250 mètres les plus proches du chemin. La variation de ladistance de débardage selon la position et la concentration du volume,ainsi que la configuration et le pourcentage de rétention affecterontaussi le type de machine de débardage à utiliser. Ainsi, il a étépossible d'observer une variation maximale des coûts d'opérationde l'ordre de 5 $/m³ pour un débardeur à grappin, 3 $/m³ pour unsemi-porteur, 2 $/m³ pour un débardeur à câble et 2 $/m³ pour unporteur.Finalement, notre proposition d'estimation de la distance de débardagecombinée permet de manière explicite l'incorporation des élémentsde rétention spatiale (forme, taille et volume) et le prélèvementvariable à priori dans la planification de la récolte. Ainsi, dansun contexte de coupe partielle, la nouvelle estimation de la distancede débardage permettrait d'atteindre les objectifs de structure etde composition d'un aménagement forestier écosystémique, tout entenant compte des conséquences économiques de cette pratique.

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@MASTERSTHESIS { Cea2011,
    AUTHOR = { Cea Roa, I. },
    TITLE = { Effets des coupes partielles et à rétention variable sur la distancede débardage et les coûts de récolte. Étude de cas. },
    SCHOOL = { Université du Québec à Montréal },
    YEAR = { 2011 },
    NOTE = { CEFTMS, Bergeron, Y. and Valeria, O. },
    ABSTRACT = { Il est admis que les coûts de récolte d'une coupe partielle sont plusimportants que la coupe totale ou la coupe avec protection de larégénération et des sols (CPRS). Cette prémisse limite certainementla pratique de la coupe partielle en forêt boréale et empêche l'obtentiondes avantages d'une foresterie plus fine qui répondrait à des objectifsde conservation tout en réduisant les coûts de récolte.Afin de tenir compte des variantes de la coupe partielle et de l'intégrationde la rétention des attributs dans les blocs de récolte, des ajustementsau calcul des coûts de récolte ont été proposés. Ceci implique deconsidérer différents éléments tels que la distribution des volumesdans les blocs de récolte, le prélèvement variable, la distributionet la position des obstacles et l'influence de ces variables surla distance de débardage. Ces éléments spatiaux et structuraux associésaux coupes partielles peuvent devenir très complexes, dépendammentdes objectifs de la rétention variable, et avoir pour conséquenceune estimation des coûts très onéreuse.Nous avons réalisé l'étude à partir des données issues du Réseau decoupes partielles de l'Abitibi (RCPA). Les sites sont situés au sudde Rouyn-Noranda et au nord de La Sarre. Les traitements sylvicolesappliqués ont été la coupe avec protection de la régénération etdes sols (CPRS), la coupe avec protection des petites tiges marchandes(CPPTM) et /ou la coupe partielle à rétention variable (CPRV).Les variables telles que la distance de débardage, la distributiondu volume et les coûts de récolte ont été analysées. D'abord, ladistance de débardage a été estimée et comparée selon trois méthodes: la numérisation des sentiers de débardage sur les photos aériennesaprès récolte, le format raster et la méthode traditionnelle. L'analysea permis de déterminer que les méthodes sont comparables, mais quela méthode raster est plus efficace pour intégrer la distributionet le prélèvement variable dans le contexte de coupes partielles.L'analyse des volumes du réseau RCPA a démontré que les volumes nese distribuaient pas de façon homogène à l'intérieur des blocs derécolte comme prévu dans l'ensemble des modèles d'estimation descoûts. En effet, 67,71% de la variation du volume s'explique parla variation à l'intérieur des blocs. Alors, afin d'intégrer cettevariabilité, nous avons incorporé la distribution du volume dansles blocs de récolte selon deux méthodes d'assignation. Cette incorporationa été réalisée à partir du volume obtenu des placettes d'échantillonpermanentes, assignés selon la photo-interprétation ou la méthoded'interpolation de Thiessen, afin d'obtenir un volume pondéré parleur zone d'influence. Nos résultats ont montré qu'il n'y avait pasde différence significative entre les méthodes d'assignation.Ensuite, la distance raster et l'assignation des volumes avec l'interpolationde Thiessen ont été combinées afin d'ajuster la distance de débardagequi tient compte de la forme et de la distribution du volume dansles blocs de récolte. Les résultats de cette analyse combinée ontmontré que la distance de débardage était sensible aux changementsde la distribution et du taux de prélèvement. Ainsi, l'analyse dela distance de débardage combinée a été intégrée à l'estimation descoûts de débardage et des coûts de récolte forestière. Les coûtsde débardage ($/m³) des secteurs d'étude varient de l'ordre de 10 en CPPTM si les éléments de rétention sont bien identifiés.L'estimation de distance de débardage combinée a été incorporée àla création de modèles simulés de récolte considérant différentespositions et concentrations du volume à l'intérieur d'un bloc derécolte, ainsi que différents pourcentages et configurations de larétention, pour un bloc de forme régulière, de 500 mètres de profondeuret de taille moyenne de 62 ha. Nos résultats montrent que la distancede débardage considérant tous ces éléments (volume, position, rétention)peut varier considérablement. La variation majeure s'a observé lorsques'a réalisé une rétention agglomérée de 40%. La position de la rétentiona affecté davantage la distance de débardage si elle est disposéedans les 250 mètres les plus proches du chemin. La variation de ladistance de débardage selon la position et la concentration du volume,ainsi que la configuration et le pourcentage de rétention affecterontaussi le type de machine de débardage à utiliser. Ainsi, il a étépossible d'observer une variation maximale des coûts d'opérationde l'ordre de 5 $/m³ pour un débardeur à grappin, 3 $/m³ pour unsemi-porteur, 2 $/m³ pour un débardeur à câble et 2 $/m³ pour unporteur.Finalement, notre proposition d'estimation de la distance de débardagecombinée permet de manière explicite l'incorporation des élémentsde rétention spatiale (forme, taille et volume) et le prélèvementvariable à priori dans la planification de la récolte. Ainsi, dansun contexte de coupe partielle, la nouvelle estimation de la distancede débardage permettrait d'atteindre les objectifs de structure etde composition d'un aménagement forestier écosystémique, tout entenant compte des conséquences économiques de cette pratique. },
    KEYWORDS = { Coupe partielle, rétention variable, distance de débardage, coût derécolte, modélisation spatiale, productivité des opérations, aménagementécosystémique. },
    OWNER = { DL },
    TIMESTAMP = { 2011.10.12 },
    URL = { http://www.archipel.uqam.ca/4196/ },
}

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